Dr Immanuel VELIKOVSKY Mondes en Collision Traduction Stock intŽgralement revue et corrigŽe par Carole Hennebault d'aprs le texte original du Dr Immanuel Velikovsky (c) 2003 Le jardin des Livres Paris ~ VŽnus I~ La plus incroyable des histoires La plus incroyable histoire de miracles est racontŽe ˆ propos de JosuŽ, fils de Noun, qui, poursuivant les rois de Canaan ˆ Beth-Horon, supplia le Soleil et la Lune de s'immobiliser. Ç Il dit, en prŽsence des IsraŽlites : "Soleil arrte-toi sur Gabaon, et toi, Lune, sur le val d'Ajalon". Et le Soleil s'arrta et la Lune se tint immobile, jusqu'ˆ ce que le peuple se fžt vengŽ de ses ennemis. Cela est Žcrit dans le livre du Juste. Le Soleil s'arrta au milieu du ciel et ne se h‰ta pas de se coucher pendant presque un jour entier1 È Cette histoire para”t incroyable, mme aux personnes les plus pieuses ou les plus imaginatives. On pourrait admettre qu'une mer dŽcha”nŽe ait anŽanti une armŽe, et en ait ŽpargnŽ une autre ; que la terre se soit ouverte, engloutissant des tres humains ; que le cours du Jourdain se soit trouvŽ bloquŽ par l'effondrement d'une partie de sa rive ; que les murs de JŽricho aient ŽtŽ abattus, non par la clameur des trompettes, mais par un tremblement de terre. Mais que le Soleil et la Lune aient interrompu leur course ˆ travers le firmament, voilˆ qui est pur produit de la fantaisie, image poŽtique, mŽtaphore2, monstrueuse invraisemblance, qui dŽfie le sens commun3, invention mŽprisable qui peut-tre mme trahit une sorte d'irrespect ˆ l'Žgard du CrŽateur. Pour la science de notre temps, et non pour celle de l'Žpoque o furent Žcrits le Livre de JosuŽ et le Livre du Juste, pareil ŽvŽnement impliquerait que la Terre cess‰t, un certain temps, de tourner, sur sa route assignŽe. Une telle perturbation est-elle concevable ? On ne dŽcouvre pas le moindre indice de dŽsordre dans les annales actuelles de la Terre. Chaque annŽe comprend 365 jours 5 heures et 49 minutes. L'abandon par la Terre de sa rotation rŽgulire est impensable, sauf dans le cas trs improbable o notre plante rencontrerait un autre corps cŽleste d'une masse suffisante pour interrompre la trajectoire Žternelle de notre monde. Il est bien vrai que des aŽrolithes ou mŽtŽorites tombent continuellement sur notre Terre, quelquefois par milliers et dizaines de milliers. Mais on n'a jamais peru le moindre dŽsordre dans la rotation de la plante elle-mme. Cette dernire remarque n'exclut pas la possibilitŽ d'un heurt entre un corps plus grand ou plus petit - isolŽ ou en groupe - et la Terre. Le grand nombre d'astŽro•des qu'on distingue entre les orbites de Mars et de Jupiter suggre aussi qu'ˆ une Žpoque indŽterminŽe une autre plante y Žtait prŽsente. Il est possible qu'une comte soit entrŽe en collision avec elle et l'ait fracassŽe. Maintenant ces mŽtŽorites suivent approximativement la trajectoire que suivait la plante dŽtruite dans sa rŽvolution autour du Soleil. Il n'est gure probable qu'une comte puisse entrer en collision avec notre plante ; cependant l'idŽe n'est pas absurde. Le mŽcanisme cŽleste fonctionne avec une prŽcision presque absolue. Mais dans le ciel errent par milliers, par millions, des comtes qui ont perdu leurs trajectoires, et leur interfŽrence peut perturber l'harmonie cŽleste. Quelques-unes de ces comtes appartiennent ˆ notre systme. PŽriodiquement elles reviennent, mais ˆ des intervalles assez irrŽguliers, ˆ cause de l'attraction des grandes plantes, au moment o elles s'en approchent trop. Mais d'autres comtes, innombrables, et dŽcelables au seul tŽlescope, arrivent ˆ trs grande vitesse des espaces incommensurables de l'Univers, et disparaissent, peut-tre ˆ jamais. Certaines comtes ne sont visibles que quelques heures, d'autres des jours, des semaines ou mme des mois. Se pourrait-il que la Terre, notre Terre, se rue, au risque d'une collision pleine de pŽrils, vers une Žnorme masse de mŽtŽorites, une tra”nŽe de pierres tournant ˆ une vitesse vertigineuse ˆ travers notre systme solaire ? Cette hypothse a ŽtŽ analysŽe avec passion au cours du sicle dernier. Depuis l'Žpoque o Aristote avait affirmŽ qu'un mŽtŽorite avait ŽtŽ soulevŽ de terre par le vent, emportŽ dans les airs, et qu'il s'Žtait abattu ˆ Aegospotamos ( alors qu'une comte brillait dans le ciel ) , jusqu'en 1803 ( 26 avril ) , o de nombreux mŽtŽorites tombrent ˆ L'Aigle en France et furent examinŽs par Biot, reprŽsentant l'AcadŽmie des Sciences, tout le monde scientifique, les Copernic, GalilŽe, KŽpler, Newton et Huygens, jugeait absolument impossible qu'un seul bloc pžt s'abattre sur la Terre : tout cela malgrŽ les nombreux cas de pierres tombŽes sous les yeux mmes de la foule. Ainsi un mŽtŽorite s'abattit en prŽsence de l'empereur Maximilien et de sa cour ˆ Ensisheim*, en Alsace, le 7 novembre 14924. Juste avant 1803, l'AcadŽmie des Sciences de Paris refusait encore d'ajouter foi ˆ un phŽnomne similaire. La chute de mŽtŽorites, le 24 juillet 1790, dans le Sud-Ouest de la France, fut dŽclarŽe Ç un phŽnomne physique impossible È5 . Depuis 1803, cependant, les scientifiques admettent que des pierres tombent du ciel. Si une ou plusieurs pierres peuvent entrer en collision avec la Terre, une comte entire pourrait-elle faire de mme ? On a calculŽ que cette possibilitŽ existe, mais qu'elle est improbable6. Si la tte d'une comte passait suffisamment prs de notre trajectoire pour dŽvier la course de la Terre, un autre phŽnomne, outre la perturbation de la trajectoire terrestre, se produirait sans doute : une pluie trs dense de mŽtŽorites frapperait la Terre ; des blocs incandescents, aprs avoir traversŽ l'atmosphre, frapperaient leur but en pleine violence. Dans le Livre de JosuŽ, deux versets avant le passage o il Žvoque l'arrt du Soleil pendant plusieurs heures, nous trouvons ces mots : Ç comme ils [ les rois de Canaan ] fuyaient devant Isra‘l, ˆ la descente de Beth-Horon, le Seigneur lana sur eux du ciel une averse "de grosses pierres" jusqu'ˆ AzŽca ; et ceux qui moururent sous cette averse de grle [ pierres de barad ] furent plus nombreux que ceux que les IsraŽlites firent pŽrir par l'ŽpŽe È ( JosuŽ 10-11 ) . L'auteur du Livre de JosuŽ ignorait certainement la relation entre les deux phŽnomnes. On ne peut prŽtendre qu'il ait possŽdŽ la moindre connaissance de la nature des aŽrolithes, des forces d'attraction entre les corps cŽlestes et autres lois semblables. Etant donnŽ qu'il dŽcrit ces phŽnomnes comme ayant eu lieu simultanŽment, il est improbable qu'ils aient ŽtŽ inventŽs. Les mŽtŽorites tombrent sur la Terre en torrents. Ils durent tomber en trs grand nombre, car ils frapprent plus de guerriers que les ŽpŽes des adversaires. Pour tuer des guerriers par centaines ou par milliers sur le champ de bataille, il fallut que s'abatte une vraie cataracte de pierres. Pareille averse de grosses pierres suggre qu'une tra”nŽe de mŽtŽorites, ou une comte, venait de frapper notre plante. La citation de la Bible tirŽe du Livre du Juste est laconique, et peut donner l'impression que le phŽnomne de l'immobilisation du Soleil et de la Lune fut local, visible seulement en Palestine, entre la vallŽe d'Ajalon et de Gadaon. Mais le caractre cosmique du prodige appara”t dans une prire d'action de gr‰ces attribuŽe ˆ JosuŽ7 : Ç Le Soleil et la Lune s'arrtrent dans les cieux Et, dans Ta rage, Tu te dressas contre les oppresseurs ; Tous les princes de la terre se soulevrent. Les rois des nations s'Žtaient tous rassemblŽs, Et Tu les dŽtruisis en Ton ire, Et Tu les anŽantis en Ta rage. Les nations tremblaient de peur ˆ cause de Ta fureur Et les royaumes chancelaient sous Ton courroux. Tu dŽversas sur eux Ta colre Et Tu les terrifias par Ta rage... Le Terre trembla, fut secouŽe du bruit de Tes tonnerres Et Tu les poursuivis en Ton orage Et Tu les consumas en Ton grand tourbillon... Leurs carcasses gisaient comme des tas d'ordures8. C'est une vaste Žtendue que balaya la colre de Dieu : la prire y insiste : Ç Tous les royaumes chancelrent È . Un torrent de grosses pierres qui s'abat du ciel, un tremblement de Terre, un tourbillon, une perturbation du mouvement de la Terre : ces quatre phŽnomnes vont de pair. Il semble qu'une volumineuse comte ait dž passer trs prs de notre plante et entraver brutalement son mouvement. Une partie des pierres dispersŽes dans la queue de la comte frappa la surface de notre Terre et la fit voler en Žclats. Sommes-nous fondŽs, sur la foi du Livre de JosuŽ, ˆ certifier qu'ˆ une certaine date au milieu du deuxime millŽnaire avant notre re, la rotation rŽgulire de la Terre fut interrompue par une comte ? Pareille affirmation est chargŽe de tant d'implications qu'elle ne doit pas tre faite ˆ la lŽgre. A ceci, je rŽponds que bien que les implications en soient extrmement importantes et nombreuses, les recherches auxquelles je me suis livrŽ, considŽrŽes dans leur ensemble, prŽsentent un encha”nement de documents et d'autres tŽmoignages qui concourent ˆ Žtayer l'affirmation ci-dessus, et toutes les autres qu'on trouvera dans ce livre. Le problme qui nous est posŽ est un problme de mŽcanique. Les points situŽs sur les couches extŽrieures du globe en rotation ( surtout ˆ proximitŽ de l'Žquateur ) se dŽplacent ˆ une vitesse linŽaire plus grande que ceux des couches intŽrieures, mais ˆ la mme vitesse angulaire. Par consŽquent, si brusquement la Terre Žtait arrtŽe ( ou ralentie ) dans sa rotation, les couches intŽrieures pourraient s'immobiliser ( ou leur vitesse de rotation se trouver ralentie ) , tandis que les couches extŽrieures tendraient ˆ poursuivre leur rotation. Cela provoquerait une friction entre les diffŽrentes couches liquides ou semi-fluides, donc de la chaleur. A la pŽriphŽrie, les couches solides seraient disloquŽes, ce qui amnerait l'Žcroulement ou le surgissement de montagnes, sinon de continents. Comme je le montrerai par la suite, des montagnes se sont effondrŽes, et d'autres ont surgi de terrains plats. La Terre avec ses ocŽans et ses continents a subi un accroissement de chaleur. La mer a bouillonnŽ en de nombreux endroits, et des rochers se sont liquŽfiŽs ; des volcans ont crachŽ des flammes et des forts ont ŽtŽ ravagŽes par le feu. Le brusque arrt de la Terre, qui, ˆ son Žquateur, tourne ˆ un peu plus de 1600 km/h, n'impliquerait-il pas la destruction totale du monde ? Puisque le monde a survŽcu, il a dž y avoir quelque mŽcanisme pour amortir le ralentissement de la rotation terrestre ( s'il a vraiment eu lieu ), ou quelque autre exutoire ˆ l'Žnergie cinŽtique, outre la formation de chaleur ; ou bien les deux simultanŽment. Il se pourrait encore, si la rotation s'est poursuivie sans perturbation, que l'axe de la Terre ežt ŽtŽ dŽviŽ par la prŽsence d'un puissant champ magnŽtique, de sorte que le Soleil parut interrompre pendant des heures son mouvement diurne9. Ces problmes ne seront pas perdus de vue, et serons abordŽs dans l'Žpilogue de ce livre. ~De l'autre c™tŽ de l'ocŽan Le Livre de JosuŽ, compilation du Livre du Juste plus ancien replace les ŽvŽnements dans leur chronologie. Ç JosuŽ... quitta Galgala et marcha toute la nuit È . A l'aube, il tomba ˆ l'improviste sur ses ennemis devant Gabaon, et Ç les poursuivit vers la montŽe de Beth-Horon È . Comme ils s'enfuyaient, de grosses pierres furent lancŽes du ciel. Ce mme jour ( Ç le jour o le Seigneur livra les AmorrhŽens È ) , le Soleil s'immobilisa au-dessus de Gabaon, et la Lune au-dessus du val d'Ajalon. On a dŽjˆ fait observer que cette description des astres implique que le Soleil Žtait celui du matin10. Le Livre de JosuŽ dit que les astres s'immobilisrent au milieu du ciel. En tenant compte de la diffŽrence des longitudes, l'ŽvŽnement dut se produire dans l'hŽmisphre occidental de bonne heure le matin, ou alors qu'il faisait encore nuit. Consultons les livres o sont consignŽes les traditions historiques des aborignes de l'AmŽrique Centrale : les marins de Colomb et de Corts, lorsqu'ils arrivrent en AmŽrique, trouvrent des peuples cultivŽs qui avaient une littŽrature originale. La plupart de ces livres furent bržlŽs au XVIe sicle par les moines dominicains. Un nombre infime des anciens manuscrits Žchapprent ˆ la destruction ; ceux-lˆ sont conservŽs dans les bibliothques de Paris, du Vatican, du Prado et de Dresde. Ils sont appelŽs Codex et leur texte a ŽtŽ ŽtudiŽ et partiellement dŽchiffrŽ. Cependant, parmi les Indiens de l'Žpoque de la conqute et du sicle suivant, se trouvaient des lettrŽs qui savaient interprŽter l'Žcriture pictographique de leurs anctres11. Dans les annales de Cuauhtitlan12 ( histoire des Empires de Culhuacan et du Mexique, Žcrite en langue nahuatl au XVIe sicle ) , il est relatŽ qu'au cours d'un cataclysme cosmique qui se produisit dans un passŽ reculŽ, la nuit se prolongea trs longtemps. Le rŽcit de la Bible dŽcrit comment le Soleil resta dans le ciel un jour supplŽmentaire ( Ç environ tout un jour È ) . Les Midrashim, recueil des anciennes traditions non incorporŽes aux Ecritures, rapportent que le Soleil et la Lune s'immobilisrent pendant 36 itim, c'est-ˆ-dire 18 heures13; par consŽquent, du lever au coucher du Soleil, le jour dura environ trente heures. Dans les annales mexicaines, il est dŽclarŽ que le monde fut privŽ de lumire et que le Soleil n'apparut pas durant une nuit quadruple de la nuit normale. Pendant cette journŽe ou cette nuit d'une exceptionnelle durŽe, le temps ne pouvait tre mesurŽ par les moyens habituels ˆ la disposition des anciens14. Sahagun, le savant espagnol qui vint en AmŽrique une gŽnŽration aprs Colomb et qui recueillit les traditions des aborignes, a Žcrit qu'au cours d'un cataclysme cosmique, le Soleil se leva ˆ peine au-dessus de l'horizon, et s'y arrta. La Lune aussi s'immobilisa15. Quand l'AmŽrique du Sud fut dŽcouverte, la Bible y Žtait inconnue de ses habitants et la tradition recueillie par Sahagun n'offre aucun indice qu'elle ait ŽtŽ introduite par les missionnaires : dans sa version rien ne suggre JosuŽ, ni sa guerre contre les rois de Canaan. Et la position du Soleil, immobilisŽ juste au-dessus de l'horizon ˆ l'Est, diffre du texte biblique, sans pourtant le contredire. Nous pourrions poursuivre notre enqute autour de la Terre et Žtudier les diffŽrentes traditions qui font mention de la prolongation du jour ou de la nuit, ou de la disparition du Soleil et de la Lune, attardŽs en diffŽrents points du Zodiaque, tandis que la Terre subissait un bombardement de pierres dans un monde embrasŽ. Mais il nous faut remettre ˆ plus tard ce voyage. Il y eut plus d'un cataclysme aux temps o, selon le souvenir des hommes, la Terre se refusa ˆ jouer son r™le de chronomtre en ne tournant plus rŽgulirement sur son axe. Il nous faut d'abord traiter des cataclysmes cosmiques isolŽs qui se produisirent soit avant celui que je viens de dŽcrire, soit aprs, et qui furent de plus ou moins grande amplitude. ~ VŽnus II ~ ~52 ans avant La tradition Žcrite prŽ-colombienne d'AmŽrique Centrale rapporte que 52 ans avant le cataclysme qui ressemble fort ˆ celui de l'Žpoque de JosuŽ, une autre catastrophe aux proportions mondiales avait eu lieu16. Il est par consŽquent naturel de retourner aux vieilles traditions israŽlites, telles qu'elles sont rapportŽes dans les Ecritures, pour dŽterminer si elles contiennent le tŽmoignage d'un cataclysme correspondant. Les pŽrŽgrinations ˆ travers le dŽsert selon les Ecritures durrent quarante annŽes. Aprs quoi, et pendant plusieurs annŽes avant le jour o le mouvement de la Terre fut perturbŽ, la conqute de la Palestine se poursuivit17. Il semble donc raisonnable de se demander si une date antŽrieure de 52 ans ˆ l'ŽvŽnement co•nciderait avec l'Žpoque de l'Exode. Dans l'ouvrage Ages in chaos, je dŽcris assez longuement le cataclysme qui s'abattit sur l'Egypte et l'Arabie. J'y explique que l'Exode eut lieu au milieu d'un grand bouleversement cosmique qui mit fin ˆ la pŽriode de l'histoire d'Egypte connue sous le nom de Ç Moyen-Empire È. Je m'efforce de montrer que les documents Žgyptiens contemporains de l'Exode dŽcrivent le mme dŽsastre, accompagnŽ par les Ç plaies d'Egypte È, et que les traditions de la pŽninsule arabique relatent des ŽvŽnements similaires qui eurent lieu dans ce pays comme sur les bords de la mer Rouge. Dans ce livre, je fais Žtat d'une idŽe de Beke qui soutient que le mont Sina• Žtait un volcan en activitŽ. Cependant, je rŽvle que Ç l'ampleur du cataclysme dut dŽpasser de loin les effets des perturbations qu'ežt provoquŽes un unique volcan en activitŽ È, et je m'engage ˆ rŽpondre ˆ la question suivante : Ç Quelle fut la nature et l'importance de ce cataclysme, ou de cette sŽrie de cataclysmes, accompagnŽ de "plaies" ? È. Dans le prŽsent livre, mon objectif sera de montrer, ˆ partir de ces donnŽes, que les mmes ŽvŽnements se sont produits dans le monde entier, et d'expliquer ensuite leur nature. ~Le monde rouge J'entends Žtablir qu'au milieu du deuxime millŽnaire avant notre re, la Terre subit l'un des plus grands cataclysmes de son histoire. Un corps cŽleste, tout rŽcemment entrŽ dans le systme solaire - une nouvelle comte - s'approcha trs prs de la Terre. On peut reconstituer le rŽcit de ce cataclysme d'aprs les tŽmoignages fournis par un grand nombre de documents. La comte s'Žloignait de son pŽrihŽlie ; elle heurta d'abord la Terre de sa queue gazeuse. Dans les pages suivantes, je montrerai que c'est au sujet de cette comte que Servius a Žcrit : Ç Non igneo sed sanguineo rubore fuise È ( elle n'Žtait pas d'un rouge feu, mais d'un rouge sang ) . L'un des premiers signes visibles de cette rencontre fut la couleur rouge que prit la surface de la Terre, sous l'influence d'une fine poussire de pigments couleur rouille. Dans les mers, les lacs et les rivires, ce pigment donna ˆ l'eau la couleur du sang. Sous l'effet de ces particules, ou de quelque autre pigment soluble, le monde devint rouge. Le Manuscrit QuichŽ des Mayas nous rapporte que dans l'hŽmisphre occidental, aux temps d'un grand cataclysme o la Terre trembla et o le mouvement du Soleil s'interrompit, l'eau des rivires fut transformŽe en sang18. L'Žgyptien Ipuwer, tŽmoin oculaire de la catastrophe, consigna sur le papyrus ses lamentations19. Ç La rivire est de sang È, dit-il ; et le Livre de l'Exode lui fait Žcho : Ç Toute l'eau du fleuve se changera en sang È. L'auteur du papyrus Žcrivit Žgalement : Ç La peste s'est abattue sur le pays entier. Le sang est partout È, expressions identiques ˆ celles du Livre de l'Exode ( 7:21 ) : Ç il y avait du sang sur toute la Terre d'Egypte È . La prŽsence du pigment hŽmato•de dans les fleuves provoqua la mort des poissons, suivie de dŽcomposition et de puanteur : Ç et le fleuve devint infect È ( Exode 7:21 ) , Ç et tous les Egyptiens creusrent le sol dans le voisinage du Nil pour trouver de l'eau potable, car ils ne pouvaient boire celle du fleuve È ( Exode 7:24 ) . Le papyrus rapporte : Ç Les hommes rŽpugnent ˆ la gožter. Les tres humains ont soif d'eau È ; Ç Telle est notre eau ! Tel est notre bonheur ! Que ferons-nous ? Tout est ruine ! È La peau des hommes et des animaux fut irritŽe par la poussire qui provoquait des pustules, la maladie, et la mort du bŽtail, Ç une peste terrible20 È . Les btes sauvages, effrayŽes par les prŽsages du ciel, s'approchaient des villages et des citŽs21. Le sommet des montagnes de Thrace reut le nom de Haemus, et Apollodore rapporte la tradition thrace, qui attribue comme origine ˆ ce nom Ç le torrent de sang jaillit sur la montagne È quand se livra le combat cŽleste entre Zeus et Typhon, et que Typhon fut frappŽ de la foudre22. On dit qu'une ville Žgyptienne reut le mme nom pour la mme raison23. La mythologie qui personnifiait les forces du drame cosmique dŽcrivait le monde comme Žtant teintŽ de rouge. Dans un mythe Žgyptien, la teinte rouge sang du monde est attribuŽe au sang d'Osiris, le Dieu-Plante blessŽ ˆ mort. Dans un autre mythe, c'est le sang de Seth ou d'Apopis ; dans le mythe babylonien, le monde fut rougi par le sang du monstre cŽleste Tiamat ŽgorgŽ24. L'ŽpopŽe finnoise, le Kalevala, dŽcrit comment, au temps du bouleversement cosmique, le monde fut aspergŽ de lait rouge25. Les Tartares de l'Alta• parlent d'un cataclysme o Ç le sang colore le monde entier en rouge È, et qui est suivi d'un embrasement gŽnŽral26. Les hymnes orphiques font allusion ˆ l'Žpoque o la vožte cŽleste, Ç le puissant Olympe, trembla de peur... et la Terre tout alentour poussa un cri terrible, et la mer s'agita, soulevant des vagues pourpres27 È . Voici un vieux thme de discussion : pourquoi la mer Rouge a-t-elle reu ce nom ? Si une mer est appelŽe noire ou blanche, la raison peut tre la coloration sombre de ses eaux, ou l'Žclat des neiges et des glaces. La mer Rouge est bleu foncŽ. Faute de mieux, on a proposŽ comme explication de cette dŽnomination la prŽsence de quelques formations de corail, ou de quelques oiseaux rouges sur les grves de cette mer28. Comme toute l'eau en Egypte, la surface de la mer, au moment du Passage, Žtait d'une teinte rouge. Il semble donc que Rapha‘l n'ait pas commis d'erreur dans son tableau du Ç Passage È, en donnant ˆ l'eau une couleur rouge. Naturellement, ce ne fut pas telle rivire, telle montagne, telle mer particulire qui se teinta en rouge, et qui reut ainsi le nom de Ç rouge È ou de Ç sanglant È pour la distinguer des autres montagnes ou des autres mers ; des foules humaines rescapŽes du cataclysme auquel elles venaient d'assister attriburent le qualificatif d'Haemus, ou rouge, aux lieux mmes o elles se trouvaient alors. Le phŽnomne de la Ç pluie de sang È a Žgalement ŽtŽ observŽ sur des surfaces rŽduites, et ˆ une petite Žchelle, en des Žpoques plus rŽcentes. Une de ces pluies, selon Pline, se serait produite sous le consulat de Manius Acilius et de Gaius Porcius29. Les Babyloniens parlent Žgalement de la poussire et de la pluie rouges tombant du ciel30. Des cas de Ç pluie de sang È on ŽtŽ signalŽs dans diffŽrentes rŽgions31. La poussire rouge, soluble dans l'eau, tombant du ciel sous l'aspect de gouttes liquides, ne se forme pas dans les nuages, mais doit provenir d'Žruptions volcaniques, ou des espaces cosmiques. Il est gŽnŽralement reconnu que la chute de poussire mŽtŽorite est un phŽnomne qui se produit surtout aprs le passage de mŽtŽorites ; cette poussire se retrouve sur la neige des montagnes et dans les rŽgions polaires32. ~La pluie de pierres Aprs la poussire rouge, une Ç petite poussire È, pareille ˆ de la Ç cendre de fournaise È, se rŽpandit Ç sur toute la Terre d'Egypte È ( Exode 9, 8 ) . Puis une pluie de mŽtŽorites s'abattit sur la Terre. Notre plante pŽnŽtra plus profondŽment dans la queue de la comte. La poussire Žtait le signe avant-coureur des pierres. Il tomba Ç une grle si violente qu'il n'y en a pas eu de semblable en Egypte depuis son origine jusqu'ˆ ce jour È ( Exode 9, 18 ). Ces pierres de Ç barad È, ici traduites par Ç grle È, dŽsignent, comme dans la plupart des passages o on les cite dans la Bible, des mŽtŽorites. Nous savons aussi, par les sources du Midrash et du Talmud, que les pierres qui tombrent sur l'Egypte Žtaient bržlantes33. Ceci ne peut s'appliquer qu'ˆ des mŽtŽorites, et non ˆ une grle glacŽe34. Dans les Ecritures, il est dit que ces pierres tombrent Ç mlŽes de feu È ( Exode 9, 24 ) ( expression dont je discuterai le sens dans la partie suivante ), et que leur chute s'accompagna de Ç grands bruits È ( Ç kolot È) . La traduction de ce mot par Ç tonnerre È est mŽtaphorique, mais littŽralement incorrecte, car Ç tonnerre È se dit Ç raam È, et tel n'est pas le mot employŽ ici. La chute des mŽtŽorites s'accompagne de fracas, et de bruits d'explosion, et en cette circonstance, ils Žtaient si Ç puissants È, que, selon le rŽcit des Ecritures, les gens dans le palais furent aussi terrifiŽs par le fracas des pierres que par les ravages qu'elles causaient ( Exode 9, 28 ) . La poussire rouge avait effrayŽ le peuple et une proclamation invitait les hommes ˆ s'abriter et ˆ protŽger leur bŽtail : Ç Mets donc en sžretŽ ton bŽtail, et tout ce que tu as dans les champs, car tous les hommes et tous les animaux qui se trouveront dans les champs, sans tre rentrŽs ˆ la maison, seront atteints par la grle et pŽriront È ( Exode 9, 19 ) . De mme, le tŽmoin Žgyptien dŽclare : Ç Le bŽtail est laissŽ ˆ l'abandon et il n'y a personne pour le rassembler. Chacun va chercher pour son compte les btes marquŽes ˆ son nom35È . La chute des pierres de feu mit en fuite le bŽtail effrayŽ. Ipuwer Žcrivit aussi : Ç les arbres sont dŽtruits È ; Ç on ne trouve ni fruits, ni lŽgumes È, Ç la semence a pŽri de toutes parts È, Ç ce qui hier Žtait encore visible a pŽri. La Terre est aussi dŽnudŽe qu'aprs la coupe du lin36 È. En un jour, les champs furent transformŽs en dŽsert. Dans le Livre de l'Exode ( 9, 25 ), il est Žcrit : Ç Et la grle frappa toute la verdure des champs, et brisa tous les arbres de la campagne È . On retrouve la description d'une semblable catastrophe dans le Visuddhi-Magga, texte bouddhique traitant des cycles du monde. Ç Quand un cycle du monde est dŽtruit par le vent... il se lve au dŽbut un grand nuage destructeur du cycle, et d'abord une poussire fine, puis une grosse poussire, puis du sable fin, puis du gros sable, et puis des graviers, des pierres et finalement des rochers aussi gros que les grands arbres au sommet des collines È. Le vent Ç retourne le sol ˆ l'envers, de larges surfaces se fendent et sont projetŽes en l'air (...) toutes les demeures de la Terre È sont dŽtruites dans un cataclysme o Ç les mondes s'entre-choquent È37. Au Mexique, les Annales de Cuauhtilan dŽcrivent comment un cataclysme fut accompagnŽ d'une pluie de pierres. Dans les traditions orales des Indiens, le motif est repris maintes fois. En une Žpoque antique, le ciel Ç fit pleuvoir, non de l'eau, mais du feu, et des pierres chauffŽes au rouge38 È. Tout cela concorde avec la tradition hŽbra•que. ~Le naphte Le pŽtrole brut est formŽ de deux ŽlŽments, le carbone et l'hydrogne. Les principales thŽories sur l'origine du pŽtrole sont les suivantes : 1) La thŽorie inorganique. L'association du carbone et de l'hydrogne s'est effectuŽe dans les formations rocheuses de la Terre sous l'effet d'une forte chaleur et d'une forte pression. 2) La thŽorie organique. L'hydrogne et le carbone qui composent le pŽtrole proviennent l'un et l'autre des dŽbris de vie vŽgŽtale et animale - en particulier de la vie microscopique que contenaient les mers et les marŽcages. La thŽorie organique implique que le processus a commencŽ alors que la vie Žtait dŽjˆ abondante, tout au moins dans les fonds marins39. La queue des comtes est composŽe principalement de gaz de carbone et d'hydrogne. PrivŽs d'oxygne, ils ne bržlent pas au cours de leur trajectoire, mais les gaz inflammables, en traversant une atmosphre qui contient de l'oxygne, prendront feu. Si les gaz de carbone et d'hydrogne, ou des vapeurs composŽes de ces deux ŽlŽments, pŽntrent dans l'atmosphre en Žnormes quantitŽs, une certaine partie s'enflammera, fixant tout l'oxygne disponible, le reste Žchappera ˆ la combustion, mais, par une transformation rapide, se liquŽfiera. Cette substance liquide, si elle ne prend pas ˆ nouveau feu en rencontrant dans sa chute atmosphŽrique de nouveaux apports d'oxygne, tombera soit au sol, le pŽnŽtrant par les interstices du sable et les crevasses des rochers, soit sur l'eau et flottera. La chute d'un liquide Žpais qui descendit vers la Terre, et flamba en dŽgageant une fumŽe trs dense est relatŽe dans les traditions orales et Žcrites des habitants des deux hŽmisphres. On lit dans le Popol-Vuh, le livre sacrŽ des Mayas40: Ç Ce fut la ruine et la destruction (...) la mer s'entassa ˆ de grandes hauteurs (...) Il y eut une grande inondation ; les gens se noyrent dans une substance visqueuse qui tombait du ciel (...) La face de la Terre s'assombrit, et la pluie sombre tomba des jours et des nuits (...) Puis il y eut un grand bruit au-dessus de leurs ttes È . La population entire fut anŽantie. Le Manuscrit QuichŽ perpŽtue l'image de la destruction des populations mexicaines par une chute de bitume41 : Ç Il descendit du ciel une pluie de bitume et de rŽsine... la Terre s'obscurcit et il plut nuit et jour. Et les hommes allaient et venaient hors d'eux-mmes, comme frappŽs de folie : ils voulaient monter sur les toits, et les maisons s'Žcroulaient ; ils voulaient grimper sur les arbres, et les arbres les secouaient loin d'eux, et quand ils allaient pour se rŽfugier dans les grottes et les cavernes, aussit™t elles se fermaient È . Un rŽcit semblable est enregistrŽ dans les Annales de Cuauhtitlan42. L'‰ge qui se termina par une pluie de feu fut appelŽ : Ç Quiauh-tonatiuh È, qui signifie Ç le Soleil de la pluie de feu43 È . Et beaucoup plus loin, dans l'autre hŽmisphre, en SibŽrie, les Vogouls se transmirent ˆ travers les sicles et les millŽnaires ce souvenir : Ç Dieu envoya une mer de feu sur la Terre... Ils appellent la cause de ce feu "eau de feu"44È . Un demi-mŽridien plus au Sud, dans les Indes nŽerlandaises, les tribus indignes racontent que, dans un passŽ ŽloignŽ, Sengle-Das, ou Ç l'eau-de-feu È, tomba du ciel. A quelques exceptions prs, tous les hommes pŽrirent45. La huitime plaie, telle qu'elle figure dans le Livre de l'Exode Žtait du Ç barad [mŽtŽorites] et du feu mŽlangŽ au barad, si violent qu'il n'y en avait point eu de semblable en Egypte depuis qu'elle forme une nation È ( Exode 9, 24 ). Ç Il y eut du tonnerre [ plus exactement : un grand bruit ], et du barad, et le feu se rua sur la Terre È ( Exode 9, 23 ). (suite dans le livre) ~Le sŽisme La Terre, arrachŽe ˆ son mouvement rŽgulier, rŽagit ˆ l'approche imminente du corps de la comte : un Žnorme choc bouleversa la lithosphre, et le sŽisme se propagea sur le globe entier. Ipuwer fut tŽmoin de ce sŽisme, auquel il Žchappa : Ç Les villes sont dŽtruites, la Haute Egypte est un dŽsert... tout est ruine È . Ç Le palais a ŽtŽ retournŽ sens dessus dessous en un instant46È . Seul un sŽisme pouvait Ç retourner È le palais en un instant. Le mot Žgyptien pour Ç retourner È est employŽ dans le sens d'Ç abattre un mur47È . Ce fut la dixime plaie. Ç Et le Pharaon se leva la nuit, lui, et ses serviteurs, et tous les Egyptiens. Et il y eut de grands pleurs en Egypte, car il n'y avait pas une maison o il n'y ežt de mort È ( Exode 12, 30 ) . Les maisons tombrent, frappŽes d'un coup trs violent. Ç ( L'ange du Seigneur... passa au-dessus des maisons des enfants d'Isra‘l en Egypte, frappa les Egyptiens et Žpargna nos maisons È ( Exode 12, 27 ) . Nogaf signifiant Ç frappa È est le mot employŽ pour un coup trs violent, comme par exemple le coup de corne d'un boeuf. La Hagadah du Passage dit : Ç Tu as ŽcrasŽ ˆ minuit les premiers nŽs des Egyptiens È . La raison pour laquelle les IsraŽlites souffrirent moins de ce cataclysme que les Egyptiens tient probablement aux matŽriaux dont Žtaient construites leurs habitations. Comme ils occupaient une rŽgion marŽcageuse et travaillaient sur un terrain argileux, les prisonniers devaient habiter des huttes d'argile et de roseaux, plus Žlastiques que la brique ou la pierre. Ç Le Seigneur passera au-dessus de la porte et ne souffrira pas que le destructeur vienne frapper vos maisons48 È . Un autre exemple de la variation des effets d'un agent naturel selon les diffŽrents types des constructions se trouve rapportŽ dans les annales mexicaines. Au cours d'un cataclysme accompagnŽ d'ouragan et de sŽisme,seuls les habitants de petites huttes de bois furent ŽpargnŽs. Les plus grandes constructions furent emportŽes. Ç Ils dŽcouvrirent que ceux qui logeaient dans de petites maisons avaient ŽtŽ sauvŽs, de mme que les jeunes mariŽs, qui, suivant la coutume, habitaient pendant quelques annŽes dans des huttes en face des habitations de leurs beaux-pres49 È . Dans Ages in Chaos ( o je tente une reconstruction de l'histoire ancienne ), je montre que Ç premier nŽ È ( Bkhor ), dans les textes des plaies de l'Egypte, est une corruption du mot signifiant Ç choisi È ( Bchor ) . Toute la fleur de l'Egypte pŽrit dans le cataclysme. Ç En vŽritŽ, les enfants des princes sont ŽcrasŽs contre les murs... les enfants des princes sont prŽcipitŽs dans les rues È ; Ç la prison est dŽtruite È, Žcrivait Ipuwer50, et ceci nous rappelle les princes des palais, les prisonniers des cachots, qui furent victimes du dŽsastre ( Exode 12, 28 ) . A l'appui de mon interprŽtation de la dixime plaie - tremblement de terre selon moi ( l'expression Ç frappa les maisons È le dŽmontre Žvidemment ) se trouve un passage d'Artanapus qui dŽcrit la dernire nuit prŽcŽdent l'Exode, et qui est citŽ par Eusbe : il y eut Ç de la grle et un tremblement de terre la nuit, en sorte que ceux qui fuyaient le tremblement de terre furent tuŽs par la grle, et que ceux qui cherchaient ˆ s'abriter de la grle furent dŽtruits par le tremblement de terre. Et ˆ ce moment-lˆ, toutes les maisons s'Žcroulrent et la plupart des temples51È . De mme, Hieronimus ( Saint JŽr™me ) Žcrivit dans une Žp”tre, que Ç la nuit o eut lieu l'Exode, tous les temples d'Egypte furent dŽtruits soit par le tremblement de terre, soit par la foudre52 È. Et de mme dans les Midrashim : Ç la septime plaie, la plaie de barad [ mŽtŽorites ] : tremblement de terre, feu, mŽtŽorites53È. Il est Žgalement rapportŽ que les constructions ŽrigŽes par les esclaves israŽlites ˆ Pithom et Ramss s'effondrrent, ou furent englouties dans la Terre54. Une inscription qui date du dŽbut du Haut Empire fait allusion ˆ un temple du Moyen Empire qui fut Ç englouti par le sol È ˆ la fin du Moyen Empire55. La tte du corps cŽleste approcha trs prs de la Terre, en se frayant son passage ˆ travers les tŽnbres de l'enveloppe gazeuse ; d'aprs les Midrashim, la dernire nuit en Egypte fut aussi brillante que midi au jours du solstice d'ŽtŽ56. La population s'enfuit : Ç les hommes fuient ; ils fabriquent des tentes comme les paysans des collines È, Žcrivit Ipuwer57. La population d'une ville dŽtruite par un tremblement de Terre passe gŽnŽralement la nuit dans les champs. Le livre de l'Exode dŽcrit une panique la nuit de la dixime plaie . Une Ç foule mŽlangŽe È de non-IsraŽlites quitta l'Egypte avec les IsraŽlites, qui passrent leur premire nuit dans des huttes ( Sukkoth )58. Ç Les Žclairs Žclairrent le monde : la Terre trembla et fut secouŽe... Tu conduis ton peuple comme un troupeau, par la main de Mo•se et d'Aaron59È . Ils furent conduits hors d'Egypte par un signe qui ressemblait ˆ un bras tendu, Ç par un bras tendu et par de grandes Terreurs È, ou bien Ç par une main puissante, avec un bras tendu, et avec de grandes Terreurs, et avec des prŽsages, et avec des merveilles60È . ~Le Ç 13 È Ç A minuit È, toutes les maisons d'Egypte furent frappŽes : Ç Il n'y avait pas une maison o il n'y eut pas de mort È. Telle fut cette nuit du 14e jour du mois d'Aviv ( Exode 12, 6 et 13, 4 ) , qui est la nuit du Passage. Il semble que primitivement, les IsraŽlites cŽlŽbraient la P‰que la veille du quatorzime jour d'Aviv. Le mois d'Aviv est appelŽ Ç le premier mois È ( Exode 12, 18 ) . Tut Žtait le nom du premier mois Žgyptien. Ce qui, pour les IsraŽlites, devint une fte, fut pour les Egyptiens un jour de deuil et de ježne. Ç Le 13e jour du mois Tut [est] un trs mauvais jour. Tu ne feras rien ce jour-lˆ. C'est le jour du combat qu'Horus livra ˆ Seth61 È . Les HŽbreux comptaient ( et comptent encore ) le commencement de la journŽe ˆ partir du coucher du Soleil62; les Egyptiens ˆ partir de son lever63. Comme le cataclysme se produisit ˆ minuit, pour les IsraŽlites, c'Žtait le 14e jour du ( premier ) mois, pour les Egyptiens le 13e. Un sŽisme provoquŽ par le contact ou la collision avec une comte doit tre ressenti simultanŽment par tout le globe. Un sŽisme n'est pas un phŽnomne exceptionnel. Mais un sŽisme qui accompagne un choc cosmique devait revtir une importance considŽrable, et laisser un souvenir durable chez les survivants. Dans le calendrier de l'hŽmisphre occidental, il est dit que le 13e jour du mois appelŽ Ç Olin È ( Ç mouvement È, ou Ç tremblement de terre È64) un nouveau soleil inaugurera un nouvel ‰ge du monde65. Les Aztques, comme les Egyptiens, comptaient la journŽe ˆ partir du lever du Soleil66. Ici, nous avons, en passant67, la rŽponse au problme, non rŽsolu, de l'origine de la superstition qui attribue au nombre 13, et en particulier ˆ la date du treize, une influence malŽfique. Telle est encore la croyance de beaucoup de gens superstitieux, croyance que n'ont point altŽrŽe des milliers d'annŽes, et qui s'exprime dans les mmes termes : Ç le 13e jour est un jour trs mauvais ; tu n'entreprendras rien ce jour-lˆ È. Je ne pense pas qu'on puisse retrouver trace de cette croyance antŽrieurement ˆ l'Exode. Les IsraŽlites ne partageaient pas cette superstition du nombre 13 ( ou 14 ) porte-malheur (suite dans le livre) ~ VŽnus VII ~ ~Les pierres suspendues dans l'air Ç La grle de pierres de feu, qui, ˆ la prire de Mo•se, Žtait restŽe suspendue en l'air, alors qu'elles allaient tomber sur les Egyptiens, s'abattit alors sur les CananŽens68 È . En d'autres termes, une partie des mŽtŽorites appartenant ˆ la queue de la comte de l'Exode demeura dans la sphre cŽleste pendant une cinquantaine d'annŽes, et s'abattit dans la vallŽe de Beth-Horon sous les yeux de JosuŽ, en cette matinŽe o le Soleil et la Lune s'immobilisrent une journŽe entire. Le langage du Talmud et du Midrash suggre que c'est la mme comte qui, aprs quelque cinquante annŽes, reparut. Elle fr™la encore la Terre. Cette fois-ci, elle ne produisit pas une interversion de p™les, mais altŽra l'inclinaison de l'axe terrestre pendant trs longtemps. Le monde fut ˆ nouveau, selon les termes des rabbins, Ç dŽvastŽ par le tourbillon È, et Ç tous les royaumes vacillrent (...) Le tonnerre fit frŽmir et trembler la Terre È ; l'humanitŽ terrifiŽe fut une fois de plus dŽcimŽe, et les cadavres s'entassaient comme des monceaux d'ordures en ce Jour de Colre69. Tandis que ces flŽaux ravageaient la Terre, le ciel Žtait bouleversŽ. Des averses de pierres s'abattirent, le Soleil et la Lune s'arrtrent, et sans doute une comte fut-elle visible. Le Livre de Habaquq dŽcrit ainsi l'apparition prodigieuse qui surgit au ciel, en ce jour mŽmorable o Ç le Soleil et la Lune restrent dans leur demeure È. Elle avait la forme d'un homme montŽ sur un char tra”nŽ par des chevaux, et l'on crut que c'Žtait l'Ange de Dieu. Voici la description qu'en donne la version anglaise King James de la Bible : Ç Sa MajestŽ couvrit les cieux... Sa splendeur Žtait Žblouissante comme la lumire. Des cornes jaillissaient de ses mains. Des charbons ardents prŽcŽdaient ses pas... Il secoua les nations, les montagnes Žternelles se disloqurent... Est-ce contre la mer, que Tu traversais sur Tes chevaux et sur Tes chars libŽrateurs... ? Tu fendis la terre en torrents. A Ta vue, les montagnes tremblrent, l'inondation se dŽcha”na, et l'Ab”me fit entendre sa voix... Le Soleil et la Lune restrent dans leur demeure, ˆ la lueur de Tes flches ils disparurent, aux Žclairs fulgurants de Ta lance. Tu traversas la Terre avec fureur, dans Ta colre Tu accablas les pa•ens... Tu lanas Tes chevaux sur la mer, dans le bouillonnement des grandes eaux accumulŽes70 È . Les textes bibliques, aux yeux de certains lecteurs, paraissent susceptibles d'interprŽtations inexactes ou fausses ; je citerai donc quelques passages du troisime chapitre d'Habaquq, dans une version plus moderne : Ç Sa grandeur est sur tout le ciel, Sa Gloire emplit la Terre entire, Sa splendeur est l'Žclair fulgurant, Et de chaque c™tŽ jaillissent des rayons... La Terre tremble sous Ses pas, Sous Ses regards les peuples se dispersent, Les antiques collines tombent en pices, Les trs vieilles montagnes s'affaissent... ætes-vous courroucŽ contre la mer, Pour l'assaillir ainsi sur Vos coursiers, Et sur Vos chars victorieux ?... Les collines ˆ Votre vue frŽmissent... Et le Soleil oublie de se lever, La Lune abandonne sa course, Devant l'Žclat de Vos flches rapides, Devant les feux de Vos Žclairs, de Votre lance. Vous piŽtinez la Terre avec fureur, Vous ch‰tiez les nations en Votre rage71 È Il est probable qu'ˆ la suite du dŽplacement de l'axe de rotation de la Terre, les frictions mŽcaniques des couches et du magma bouleversŽs mirent le feu ˆ la Terre. Le monde bržla. C'est maintenant qu'il importe de citer l'histoire grecque de PhaŽton, qu'on retrouve dans les textes d'Ovide et de Platon, ce dernier la tenant indirectement de Solon qui lui, l'avait recueillie auprs d'un prtre lors de son voyage en Egypte. ~PhaŽton Les Grecs, comme les Cariens et les autres peuples des bords de la mer EgŽe, ont parlŽ d'une Žpoque o le Soleil abandonna sa course habituelle, et disparut pendant une journŽe entire, tandis que la Terre Žtait embrasŽe et recouverte par les eaux. Le lŽgende grecque raconte que le jeune PhaŽton, qui se disait fils du Soleil, essaya en ce jour fatal, de conduire le char du Soleil. Mais il ne put rŽsister aux Ç tourbillons des p™les È, et il fut prŽcipitŽ par leur Ç axe rapide È . PhaŽton, en grec, signifie Ç celui qui flambe È . Beaucoup d'Žcrivains ont traitŽ l'histoire de PhaŽton. La version la plus connue est due au pote latin Ovide*. Le char du Soleil, conduit par PhaŽton, ne suivit plus Ç la route accoutumŽe È . Les chevaux Ç s'en Žcartrent È, et Ç vagabondrent ˆ travers les airs, se heurtant aux Žtoiles fixŽes aux profondeurs cŽlestes, et entra”nant les chars par les chemins ignorŽs È . Les constellations de la Grande et de la Petite Ourse tentrent de plonger dans la mer interdite, et le char du Soleil erra dans les rŽgions inconnues de l'air. Il Žtait Ç emportŽ, tel un vaisseau chassŽ par la tempte, quand le pilote a l‰chŽ le gouvernail inutile et abandonnŽ le bateau aux dieux et aux prires72 È . Ç La Terre s'enflamme dans ses Žminences d'abord ; la chaleur les entrouvre et tarit les sucs dont se nourrissent les plantes. Les prairies dessŽchŽes blanchissent, les arbres bržlent avec toutes leurs feuilles, et les moissons prtes ˆ tre cueillies fournissent un aliment au feu qui les consume... Les villes pŽrissent avec leurs murailles ; l'incendie consume et rŽduit en cendres les nations et les peuples, les forts et les montagnes... L'Etna voit redoubler ses feux... et le Parnasse au double sommet... Le froid ne garantit pas la Scythie... Le Caucase est en feu... et les Alpes qui montent jusqu'au ciel, et l'Apennin couronnŽ de nuages È . Les nuages bržlŽs vomissaient de la fumŽe. PhaŽton voit le monde embrasŽ : Ç Il n'a plus la force de supporter la cendre et les Žtincelles qui s'Žlvent partout, il est environnŽ d'une fumŽe bržlante ; couvert de son ombre Žpaisse, il ne sait ni o il va, ni o il est È . Ç On croit que les peuples d'Ethiopie prirent alors la coloration noire qui les distingue, parce que leur sang bržlŽ fut attirŽ sur la superficie de leur corps, o il se rŽpandit È . Ç La Libye, perdant toute humiditŽ, devint une Terre aride... Le Don fume au milieu de ses ondes ; l'Euphrate bržle ˆ Babylone, le Gange, le Phase, le Danube bouillonnent ; les rives du Spercheios sont en flammes. Les sables dorŽs du Tage fondent sous la chaleur, et les cygnes... bržlent... Le Nil, ŽpouvantŽ, s'enfuit aux extrŽmitŽs du monde... Ses sept bouches dessŽchŽes parurent de profondes vallŽes o ne coulait plus aucune eau. Le mme malheur tarit les rivires de Thrace, l'HŽbrus et le Strymon ; et tous les fleuves de l'Occident, le Rhin, le Rh™ne, le P™, et le Tibre È . Ç La Terre s'ouvre de toutes parts... La mer se resserre, et ce qui fut jadis l'ocŽan n'est plus qu'une plaine de sables arides. Des montagnes cachŽes auparavant dans son sein se montrent, et augmentent le nombre des Cyclades È . Comment les potes de l'Žpoque comme Ovide auraient-ils pu savoir, s'ils n'ont jamais ŽtŽ tŽmoins d'un changement de la course du Soleil, que cela provoque l'embrasement du monde, l'activitŽ des volcans, l'Žbullition des rivires, la formation de dŽserts, l'Žmergence d'”les ? La perturbation du mouvement du Soleil fut suivie d'un jour o il ne se leva pas du tout. Nous lisons dans Ovide : Ç S'il faut en croire la tradition, le Soleil fut un jour entier sans para”tre. Mais l'incendie fournissait assez de lumire73 È . A un jour plus long que de coutume dans un hŽmisphre du monde, doit correspondre une nuit anormalement longue dans l'autre. Ovide rapporte le mme phŽnomne que relate le Livre de JosuŽ, mais constatŽ ˆ une longitude diffŽrente ; ceci peut donner quelque validitŽ aux conjectures sur l'origine gŽographique des Žmigrants indo-iraniens ou cariens en Grce. L'inclinaison de l'axe terrestre fut modifiŽe. Les latitudes le furent donc aussi. Et Ovide termine ainsi la description du cataclysme mondial que symbolise l'histoire de PhaŽton : Ç Secouant toutes choses de ses grands tremblements, elle [ la Terre ] s'enfona un peu plus bas que sa place accoutumŽe È . Revenons 400 ans en arrire : Platon a transcrit l'histoire que rapportait, deux gŽnŽrations plus t™t, Solon, le sage lŽgislateur d'Athnes74. Solon, lors de son voyage en Egypte, questionna les prtres versŽs dans la science de l'antiquitŽ, sur l'histoire des origines. Il apprit ainsi que Ç ni lui, ni aucun autre Grec, pouvait-on dire, ne connaissait quoi que ce fžt sur ces questions È. Solon raconta aux prtres l'histoire du dŽluge, la seule tradition antique qu'il connžt. L'un des prtres, un vieillard75, parla alors : Ç Il y a eu, et il y aura encore beaucoup de destructions de l'humanitŽ, dont les plus grandes sont par le feu et par l'eau, et les moindres par d'autres moyens innombrables. Votre pays, comme le n™tre, raconte l'histoire de PhaŽton, qui attela le char de son pre, ne put le maintenir sur le trajet habituel, bržla de ce fait tout ce qui Žtait sur Terre, et pŽrit lui-mme, foudroyŽ. Cette histoire revt la forme d'une lŽgende, mais en vŽritŽ, elle est l'Žcho d'un ŽvŽnement rŽel : le bouleversement des corps cŽlestes qui tournent autour de la Terre, et la destruction des choses terrestres par un feu sauvage, qui se produisit ˆ de longs intervalles76 È Le prtre Žgyptien expliqua ˆ Solon que, lors de pareils cataclysmes, les oeuvres littŽraires de nombreux peuples et leurs Žrudits pŽrirent ensemble. C'est pourquoi la science des Grecs n'en Žtait qu'ˆ ses premiers balbutiements, puisqu'ils ne connaissaient plus les authentiques horreurs du passŽ. Ces paroles du prtre n'Žtaient qu'une introduction ˆ la rŽvŽlation d'une connaissance infiniment plus Žtendue : des continents entiers, dŽclara-t-il, avaient ŽtŽ rayŽs du monde, au temps o la Grce et le globe Žtaient visitŽs par la colre divine. Et il conta l'histoire d'un puissant royaume sur une grande ”le de l'ocŽan Atlantique, qui fut submergŽe, et ˆ tout jamais engloutie dans les eaux. ~L'Atlantide Depuis le rŽcit de Platon, (suite dans le livre ) ~ Mars I ~ ~Amos Environ 750 ans s'Žcoulrent aprs le grand cataclysme contemporain de l'Exode, soit 700 annŽes aprs les perturbations cosmiques du temps de JosuŽ. Au cours de ces sept sicles, le monde redouta le retour du cataclysme ˆ la fin de chaque pŽriode de JubilŽ. C'est alors qu'ˆ partir du milieu du VIIIe sicle avant notre re, de nouveaux bouleversements se produisirent, ˆ de brefs intervalles. C'Žtait l'Žpoque des prophtes hŽbreux, dont on a conservŽ les Žcrits, des rois assyriens, dont on a dŽcouvert et dŽchiffrŽ les annales, des pharaons Žgyptiens sous les dynasties libyenne et Žthiopienne. Bref, les cataclysmes que nous nous proposons de dŽcrire n'appartiennent plus ˆ un passŽ obscur : cette pŽriode fait partie de l'histoire authentique des pays de la MŽditerranŽe orientale ; et c'est le VIIIe sicle qui vit na”tre, d'autre part, la nation grecque et le peuple romain. Les prophtes de JudŽe possŽdaient une connaissance remarquable des mouvements cŽlestes ; ils observaient les mouvements des plantes et des comtes, et comme les astronomes assyriens et babyloniens, ils prŽvoyaient scientifiquement leurs altŽrations. Au VIIIe sicle, sous Osias, roi de JŽrusalem, se produisit un terrible cataclysme appelŽ raash ( commotion )77. Avant ce Ç raash È, Amos, qui vivait au temps d'Osias, avait prŽdit un bouleversement cosmique. Et aprs le cataclysme, Isa•e, Jo‘l, OsŽe et MichŽe, d'un commun accord, et avec beaucoup d'Žnergie, annoncrent qu'une nouvelle rencontre Žtait fatale entre la Terre et quelque corps cosmique. Amos fit sa prophŽtie deux ans avant le raash ( 1, 1 ) . Il annona que le feu envoyŽ par le Seigneur dŽvorerait la Syrie, Edom, Moab, Ammon et la Philistie, et jusqu'aux pays trs ŽloignŽs, Ç avec un ouragan, au jour de la tempte È ( 1, 14 ) . Le pays d'Isra‘l ne serait pas ŽpargnŽ : un grand tumulte secouerait les montagnes. Ç Les grandes demeures seront dŽtruites ( 3, 15 ) : Ç Il fera s'Žcrouler la grande maison, et rŽduira la petite en ruines78 È ( 6, 11 ) . Amos avertit ceux qui attendaient impatiemment le Jour du Seigneur : Ç Malheur ˆ ceux qui souhaitent voir le Jour du Seigneur. Que vous sera-t-il ce Jour du Seigneur ? TŽnbres, et non lumire. Il ne sera point lumire, mais obscuritŽ È ( 5, 18-20 ) . Amos, le plus ancien des prophtes de Juda et d'Isra‘l dont les prophŽties ont ŽtŽ prŽservŽes par l'Ecriture79, donne l'interprŽtation du concept de YahwŽ, en cette pŽriode lointaine de l'histoire. YahwŽ commande aux plantes : Ç Celui qui a crŽŽ Khima et KhŽsil80, celui qui change l'Ombre de la Mort en aurore, et transforme le jour en nuit, celui qui appelle les eaux de la mer, et les rŽpand sur la surface de la terre, son nom est le Seigneur [ YahwŽ ] : Il donne la force aux faibles contre les forts È ( 5, 8-9 ) . Amos fit cette prophŽtie : Ç le sol se soulvera tout entier, comme les flots, et il sera rejetŽ et englouti comme par l'inondation d'Egypte. Il arrivera en ce jour-lˆ, dit le Seigneur Dieu, que je ferai coucher le soleil ˆ midi, et que j'obscurcirai la Terre en plein jour È ( 8, 8-9) . L'inondation d'Egypte citŽe par Amos peut faire allusion au cataclysme du temps du Passage de la mer Rouge, mais, plus probablement, ˆ un ŽvŽnement contemporain de la gŽnŽration ˆ laquelle s'adressait Amos. Selon une inscription dŽtŽriorŽe qui date du rgne d'Osorkon II de la dynastie libyenne en Egypte, le 12e jour du premier mois de la 2e saison de la 3e annŽe, Ç l'inondation envahit tout le pays. Le pays Žtait en son pouvoir, comme la mer ; aucune digue ne rŽsistait devant sa fureur. Tous les peuples Žtaient comme des oiseaux. La tempte suspendue sur eux comme les cieux. Tous les temples de Thbes Žtaient transformŽs en marŽcages81 È . La date montre clairement qu'il ne s'agit pas d'une crue saisonnire du Nil. Ç Cette date du calendrier attribuŽe au maximum d'intensitŽ de l'inondation ne correspond pas du tout ˆ la saison o il la place82 È . Un peu avant la catastrophe, Amos prophŽtisa qu'aucun lieu ne fournirait de refuge, pas mme le mont Carmel, o abondent les grottes : Ç S'ils montent aux cieux, Je les en ferait descendre ; s'ils se cachent au sommet du Carmel, J'irai les y chercher, et les en retirer È ( 9, 2-3 ) . La terre sera dissoute, et la mer gonflera, puis se rŽpandra sur les pays habitŽs : Ç Le Seigneur, dieu des armŽes, touche la terre qui se dissout. Celui qu'appelle les eaux marines et les rŽpand sur la surface de la terre È ( 9, 5-6 ) . Amos fut persŽcutŽ, et mis ˆ mort. Mais le cataclysme se produisit ˆ son heure. Le roi Osias, pris d'une frayeur anticipŽe, se rendit au temple, pour y bržler l'encens83. Les prtres s'opposrent ˆ cette usurpation de leurs fonctions : Ç Brusquement, la terre se mit ˆ trembler si violemment qu'une grande brche s'ouvrit dans le temple. Du c™tŽ Ouest de JŽrusalem, la moitiŽ d'une montagne fut arrachŽe et projetŽe ˆ l'Est84 È . Ç Des sŽraphins de feu bondissaient dans l'air85 È . Les tremblements de terre se produisent brusquement, et la population n'a pas le temps de s'enfuir. Or, avant le raash d'Osias, la population avait fui des villes, et s'Žtait rŽfugiŽe dans les grottes et les crevasses des rochers. Bien des gŽnŽrations plus tard, dans la pŽriode postŽrieure ˆ l'Exil, on rappelait encore comme Ç la population avait fui devant le raash, au temps d'Osias, roi de Juda86 È . ~ L'annŽe 747 avant JC Si la commotion de l'Žpoque d'Osias se manifesta sur le globe entier, et fut provoquŽe par un agent extra-terrestre, elle dut perturber la rotation de la Terre sur son axe, et sa rŽvolution sur son orbite. Cette perturbation a rendu inutilisable le calendrier de l'Žpoque, et a donc nŽcessitŽ sa refonte. En 747 avant JC, un nouveau calendrier fut introduit dans le Moyen-Orient, et cette annŽe marque Ç le dŽbut de l're de Nabonassar È . On soutient qu'un ŽvŽnement astronomique fut ˆ l'origine du nouveau calendrier, mais on ne sait rien de la nature de cet ŽvŽnement. Le dŽbut de l're de Nabonassar, roi de Babylone par ailleurs obscur, Žtait une date astronomique, qui fut employŽe jusqu'au second sicle de notre re par PtolomŽe, le grand mathŽmaticien et astronome de l'Žcole d'Alexandrie, et par d'autres savants. Il servait de point de dŽpart aux anciennes tables astronomiques. Ç Ce n'Žtait pas une Žpoque politique ou religieuse. Avant elle, on ne savait rien de certain sur le calcul du temps. C'est ˆ partir de ce moment qu'on entreprit de dresser un tableau des Žclipses, que PtolŽmŽe utilisa87È . Quel ŽvŽnement astronomique mit fin ˆ la pŽriode prŽcŽdente et inaugura la nouvelle ? D'aprs les calculs rŽtrospectifs, il n'y a pas eu d'Žclipses du Soleil dans la rŽgion assyro-babylonienne entre les annŽes 762 et 701 avant JC88, si la Terre a, depuis lors, ponctuellement accompli sa rotation et sa rŽvolution, ce que l'on considre comme indiscutable. Osias rŽgna approximativement entre 789 et 740 avant JC89. Les dernires annŽes de son rgne, qui avait commencŽ avec le jour de la Ç commotion È , furent passŽes dans la solitude car il fut atteint de la lpre. Il semble bien que ce soit le bouleversement pendant le rgne de ce roi qui sŽpara les deux res, puisque le temps se calculait Ç ˆ partir de la commotion du temps d'Osias90È . Si cette conclusion est exacte, le bouleversement se produisit en 747. On a mme calculŽ que la nouvelle re commena le 26e jour de fŽvrier ; mais cette date doit tre reconsidŽrŽe, car d'autres perturbations cosmiques eurent lieu au cours des dŽcades qui suivirent l'annŽe 747. Il est intŽressant de signaler que les anciens habitants du Mexique cŽlŽbraient la nouvelle annŽe le jour prŽcis qui correspond, dans le calendrier julien, ˆ cette mme date : Ç Le premier jour de leur annŽe Žtait le 26 fŽvrier È . Le moine byzantin Georgius Syncellus, autoritŽ en matire de chronologie ancienne, faisait co•ncider la 48e annŽe d'Osias avec la premire annŽe de la premire Olympiade91. Mais, d'aprs des calculs rŽcents, la premire annŽe de cette toute premire Olympiade Žtait 77692. Il est donc trs probable que l'inauguration des Olympiades co•ncida avec quelque ŽvŽnement cosmique. L'ancien livre chinois de Shiking fait allusion ˆ un phŽnomne cŽleste survenu au temps du roi Yen-Yang, en 776 : Ç le soleil fut obscurci93È . Si l'ŽvŽnement de 776 fut de mme nature que celui de 747, la prophŽtie d'Amos se fondait alors sur une expŽrience antŽrieure. ~Isa•e D'aprs les sources hŽbra•ques94, Isa•e commena ses prophŽties aussit™t aprs la Ç commotion È d'Osias, peut-tre le jour mme. Le pays avait subi des destructions considŽrables : Ç Votre pays est dŽvastŽ, vos villes sont incendiŽes... Si le Seigneur des armŽes ne nous ežt laissŽ un rŽsidu, nous serions comme Sodome, nous ressemblerions ˆ Gomorrhe È ( 1, 7 et suivants) . Les environs immŽdiats de JŽrusalem Žtaient mŽconnaissables, la montagne de l'Ouest de la ville s'Žtait scindŽe, et les villes Žtaient emplies de dŽcombres et de corps mutilŽs : Ç les montagnes tremblent ; les cadavres... gisent dans les rues È ( 5, 25 ) . Tel Žtait l'ŽvŽnement qui alluma l'ardeur prophŽtique d'Isa•e. Au cours de sa longue vie (Ç il connut les rgnes d'Osias, de Joatham, d'Achaz et d'HŽzŽchias, rois de Juda È), il ne cessa de prŽdire le retour des catastrophes cosmiques. Isa•e possŽdait une remarquable connaissance des Žtoiles et, apparemment, il savait qu'ˆ des intervalles rŽguliers, - tous les 15 ans - un cataclysme se produisait, provoquŽ, croyait-il, par le Messager de Dieu : Ç sa colre ne s'apaise point, et sa main [ signe95] reste prte ˆ s'abattre. Il Žlvera une bannire pour appeler une nation lointaine È ( 5, 25-26 ) . Isa•e Žvoquait l'image apocalyptique de la ruŽe des troupes ennemies. Quand il parlait de l'armŽe qui arriverait du bout du monde ˆ l'appel du Seigneur, faisait-il allusion ˆ un peuple de guerriers cruels et puissants, ou bien ˆ une armŽe de projectiles lancŽs de trs loin ? Les sabots de leurs chevaux seraient durs comme le silex, et les roues de leurs chars ressembleraient ˆ l'ouragan : Ç Quand on regardera la terre, on ne verra que tŽnbres et angoisse, et au ciel se rŽpandront de sombres nŽes È ( 5, 30 ) . Ce ne sont pas les chevaux et les chars des Assyriens qui sont comparŽs au silex et ˆ l'ouragan, mais bien le silex et l'ouragan qui sont comparŽs aux guerriers96. Les tŽnbres ŽvoquŽes en conclusion du tableau rŽvlent ˆ la fois les termes et l'objet de la comparaison. Le cataclysme contemporain d'Ozias n'Žtait qu'un prŽlude : le Jour de Courroux reviendra, et dŽtruira les populations, Ç jusqu'ˆ ce que les villes soient dŽvastŽes et sans habitants È ( 6, 11 ) Ç Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussire, de devant la terreur de l'Eternel et de devant la magnificence de sa majestŽ È . Les grottes Žtaient partout considŽrŽes comme les meilleurs refuges : Ç rŽfugiez-vous dans les creux des rochers, et dans les antres de la terre, sous le coup de la terreur du Seigneur, et sous l'Žclat de sa MajestŽ, quand il se lvera pour terrifier la terre È ( 2, 19 ) . Isa•e alla trouver le roi Achaz, et lui offrit un signe venant de la terre ou Ç de lˆ-haut È . Achaz refusa : Ç Je ne veux rien demander, je ne veux pas mettre le Seigneur ˆ l'Žpreuve È ( 7, 12 ) . Alors, Isa•e se tourna vers le peuple : Ç On regardera la terre, et on ne verra que dŽtresses, obscuritŽ, tŽnbres angoisse È ( 8, 22 ) . NŽanmoins, dŽclare-t-il dans cette prophŽtie, les tŽnbres seront moins opaques qu'au cours des deux catastrophes antŽrieures quand Ç au commencement il pesa lŽgrement sur le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, et plus tard s'appesant”t [ sur elle ] , par chemin de la mer, au delˆ du Jourdain, GalilŽe des nations È ( 9, 1 ) . Il a calculŽ que la prochaine catastrophe causerait moins de dŽg‰ts que les prŽcŽdentes.* Mais, peu aprs, il changea d'opinion, et se fit trs pessimiste : Ç Par le courroux du Seigneur, le pays est en feu, et le peuple deviendra la proie des flammes È ( 9, 19 ) . Ç De sa baguette, il soulvera les eaux de la mer, comme au jour du Passage de la mer Rouge È ( 10, 26 ) . Ç Le Seigneur mettra ˆ sec le bras de mer d'Egypte ; de son souffle ardent, il Žtendra la main sur le fleuve, il le divisera en sept bras que l'on pourra traverser ˆ guŽ È ( 11, 15 ) . Et la Palestine ne sera pas non plus ŽpargnŽe : Ç Il lvera la main [ signe ] contre... la colline de JŽrusalem È ( 10, 32 ) . Ainsi, les troupes cŽlestes commandŽes par le Seigneur dŽclarrent la guerre aux nations de la terre. Et celles-ci attendaient dans l'angoisse le Jour du Jugement Dernier : Ç Ecoutez ce grondement sur les montagnes, comme le bruit d'une foule immense ; Žcoutez le tumulte des royaumes, des nations assemblŽes : c'est le Seigneur des armŽes, qui passe en revue ses troupes pour la bataille È ( 13, 4 ) . Cette multitude Ç arrive de l'extrŽmitŽ des cieux, le Seigneur et les instruments de son courroux, pour ravager toute la terre È ( 13, 5 ) . Le monde sera plongŽ dans les tŽnbres : Ç Ni les Žtoiles du ciel, ni les constellations brillantes, ne feront resplendir leur lumire : le Soleil sera obscur ˆ son lever, et la Lune ne fera pas luire sa clartŽ È ( 13, 10 ) (suite dans le livre ) ~ Mars VIII ~ ~L'annŽe de 360 jours La longueur de l'annŽe, avant la dernire sŽrie de cataclysmes qui changea la direction de l'axe terrestre, dŽplaa les p™les, et modifia l'orbite de notre globe, devait tre diffŽrente de ce qu'elle est depuis ces ŽvŽnements. On possde de nombreux tŽmoignages qui attestent qu'avant de compter 365 jours et quart, l'annŽe ne comportait que 360 jours. Cette annŽe de 360 jours ne faisait au reste qu'assurer la transition entre une annŽe plus brve encore, et l'annŽe actuelle. Dans la pŽriode qui sŽpare le dernier cataclysme du XVe sicle et la premire catastrophe cosmique du VIIIe sicle, la durŽe d'une rŽvolution terrestre semble avoir ŽtŽ de 360 jours97 . A seule fin d'Žtayer cette affirmation, j'invite le lecteur ˆ faire un voyage autour du monde. Commenons donc par l'Inde. Les textes contemporains des Veda parlent constamment d'une annŽe qui ne se compose que de 360 jours. Ç Tous les textes des Veda parlent uniformŽment et exclusivement d'une annŽe de 360 jours. On trouve dans tous les Brahmanas des textes qui assignent sans ambigu•tŽ cette durŽe ˆ l'annŽe98 (...) Il est curieux que les Veda ne mentionnent nulle part une pŽriode intercalaire : ils ne se lassent pas de dŽclarer que l'annŽe a 360 jours, mais ne font nulle part allusion aux 5 ou 6 jours qui appartiennent sans conteste ˆ l'annŽe solaire99 È . L'annŽe hindoue de 360 jours est divisŽe en 12 mois de 30 jours chacun100. Les textes prŽcisent que la Lune est croissante pendant 15 jours, et dŽcroissante pendant 15 autres jours. Ils dŽclarent Žgalement que le Soleil se dŽplace vers le Nord pendant 6 mois ou 180 jours, puis vers le Sud pendant une durŽe Žgale. Ces chiffres ont suscitŽ chez les scientifiques une perplexitŽ que reflte la citation suivante : Ç Le passage du Nidana-Sutra o il est affirmŽ que le Soleil reste 13 jours et quart dans chacune des 27 Naksatras, et donc que l'annŽe solaire compte 360 jours, prouve non point le caractre conventionnel et inexact de ces donnŽes, mais la faussetŽ essentielle des conceptions (...) Ils attribuent ˆ chaque demi-lunaison une durŽe de 15 jours ; et nulle part il n'est reconnu que ce nombre soit trop fort101È . Les travaux d'astronomie des Brahmanes utilisent des procŽdŽs gŽomŽtriques extrmement ingŽnieux ; il para”t donc dŽconcertant qu'ils ne se soient pas aperus que l'annŽe de 360 jours Žtait trop courte de 5 jours et quart. En 10 ans, cela fait une erreur de 52 jours. L'auteur que je viens de citer a ŽtŽ contraint de conclure que les Brahmanes possŽdaient une Ç idŽe trs confuse de la vŽritable longueur de l'annŽe È . C'est seulement ˆ une Žpoque ultŽrieure, ajoute-t-il, que les Hindous reconnurent l'Žvidence de ces faits. Un auteur allemand a Žcrit de mme : Ç Les Veda nous rŽvlent l'existence de la vieille annŽe Savana de 360 jours, et d'autres conceptions similaires. Ainsi est-il prouvŽ qu'il fallut de longs sicles avant qu'on parv”nt ˆ Žtablir l'annŽe de 365 jours102 È . Voici un passage tirŽ de l'Aryabhatiya, vieux traitŽ hindou de mathŽmatiques et d'astronomie : Ç Une annŽe comprend 12 mois ; un mois 30 jours ; un jour 60 nadis, et un nadi 60 vinadikas103 È . Le mois de 30 jours et l'annŽe de 360 jours servirent de fondement ˆ la chronologie primitive de l'Inde, et ˆ la dŽtermination des dates de l'histoire. Les Brahmanes savaient que la durŽe de l'annŽe, du mois, et du jour, changent ˆ chaque nouveau cycle du monde. La citation suivante est extraite du Surya-sid-dhanta, ouvrage classique de l'astronomie hindoue ; immŽdiatement aprs l'introduction, on lit : Ç seule la rŽvolution des ‰ges a produit ici une diffŽrence dans l'estimation du temps104 È . Une note du traducteur de ce livre ancien explique : Ç Selon le commentaire, ces dernires phrases signifient qu'au cours des Grands Ages successifs il y a eu de lŽgres diffŽrences dans le mouvement des corps cŽlestes È . Le Surya ajoute, ˆ propos du mot Bija, ou correction du temps ˆ chaque nouvel ‰ge : Ç le temps est le destructeur des mondes È . Un mois de 30 jours et une annŽe de 360 constituait la base de la chronologie hindoue et de ses calculs. Les Brahmanes Žtaient parfaitement au courant que la durŽe d'une annŽe, d'un mois et d'un jour changeait avec chaque nouvel ‰ge du Monde. Ce qui suit est un passage, aprs une brve introduction, du classique traitŽ d'astronomie Surya-sid-dhanta : Ç c'est uniquement ˆ cause des rŽvolutions des ‰ges que nous trouvons ici une diffŽrence du temps105 È . Le traducteur a annotŽ ce passage: Ç Selon le commentaire, la signification de ces derniers vers veut dire qu'au cours des ‰ges successifs... il y a eu de lŽgres diffŽrences dans le mouvement des corps cŽlestes È . En expliquant le terme bija qui veut dire correction du temps ˆ chaque nouvel ‰ge, le livre du Surya dit que Ç le Temps est le destructeur des mondes È 106. L'annŽe religieuse, comme l'annŽe du calendrier, comprenant 360 jours, ou 12 mois lunaires de 30 jours chacun. C'est sensiblement ˆ partir du VIIe sicle avant notre re, que l'annŽe hindoue compta 365 jours et quart. Cependant, l'annŽe religieuse demeura fixŽe ˆ 360 jours : elle fut alors appelŽe savana. Lorsque le calendrier hindou adopta l'annŽe de 365 jours un quart, et le mois lunaire de 29 jours et demi le vieux systme ne fut pas pour autant abandonnŽ : Ç Le mois naturel, comprenant environ 29 jours et demi selon le temps solaire moyen, est alors divisŽ en 30 jours lunaires [ tithi ] . Et cette division, quoique arbitraire et anormale, puisque les jours lunaires commencent et se terminent ˆ n'importe quel moment du jour et de la nuit naturels, revt une importance pratique capitale pour les Hindous : ils rglent sur elle la cŽlŽbration de maintes cŽrŽmonies, elle dŽtermine les pŽriodes fastes et nŽfastes, et ainsi de suite107 È . Ce double systme n'est rien d'autre que la superposition d'une nouvelle mesure du temps ˆ l'ancienne. L'ancienne annŽe des Perses comprenait 360 jours, ou 12 mois de 30 jours chacun ; au VIIe sicle, 5 jours G‰th‰s furent ajoutŽs au calendrier108. Le Bundehesh, livre sacrŽ des Perses, dŽcrit en ces termes les 180 apparitions successives du Soleil, du solstice d'hiver au solstice d'ŽtŽ, et du solstice d'ŽtŽ au solstice d'hiver suivant. Ç Il y a 180 ouvertures [rogin] ˆ l'Est, et 180 ˆ l'Ouest. Et le soleil, chaque jour, entre par une ouverture, et sort par une autre. Il revient au Varak en 360 jours, et 5 jours Gatha109 È . Les jours Gatha sont Ç 5 jours supplŽmentaires ajoutŽs au dernier des 12 mois, qui compte de ce fait 35 jours. Aucune ouverture supplŽmentaire n'est prŽvue pour ces jours-lˆ. Ce dispositif semble indiquer que l'idŽe des ouvertures est antŽrieure ˆ la rectification du calendrier, qui ajouta les 5 jours g‰th‰s ˆ une annŽe originaire de 360 jours110 È . A Babylone, l'annŽe comprenait primitivement 360 jours111. Les tablettes astronomiques antŽrieures ˆ l'Empire nŽo-babylonien assignent 360 jours ˆ l'annŽe, sans mentionner de jours supplŽmentaires. Avant mme qu'on ne dŽchiffr‰t les inscriptions cunŽiformes, on savait que l'ancienne annŽe babylonienne ne comportait que 360 jours. CsŽtias a Žcrit que les murs de Babylone avaient 360 Ç furlongs È ( 7200 mtres ) de circonfŽrence, Ç autant qu'il y avait de jours dans l'annŽe112 È . Les Babyloniens divisaient le Zodiaque en 36 dŽcans, un dŽcan reprŽsentant l'espace parcouru par le soleil par rapport aux Žtoiles fixes en une pŽriode de dix jours . Ç Cependant, les 36 dŽcans de 10 jours chacun, ne peuvent constituer qu'une annŽe de 360 jours113 È . Pour expliquer cette mesure du Zodiaque apparemment arbitraire, on a Žmis l'hypothse suivante : Ç Des astronomes de Babylone ont dž attribuer d'abord 360 jours ˆ l'annŽe, et la division du cercle en 360 degrŽs devait indiquer l'espace parcouru par le soleil chaque jour dans sa rŽvolution supposŽe autour de la terre114 È . Mais aucune explication n'est proposŽe pour les cinq degrŽs du Zodiaque en excŽdent. L'ancienne annŽe babylonienne se composait de 12 mois de 30 jours chacun, les mois Žtant comptŽs ˆ partir de la nouvelle lune. Comme il s'Žcoule 29 jours et demi entre une nouvelle lune et la suivante, le calendrier babylonien soulve chez les scientifiques une perplexitŽ dŽjˆ rencontrŽe par ailleurs : Ç Les mois de 30 jours commencent avec la nouvelle lune. Comment faisait-on concorder ceci avec les faits astronomiques ? Nous n'en savons rien. L'usage de la pŽriode intercalaire Žtait encore inconnu115 È . Il semble qu'au VIIe sicle, 5 jours furent ajoutŽs au calendrier babylonien. Ils Žtaient considŽrŽs comme nŽfastes, et inspiraient une crainte superstitieuse. En Assyrie, l'annŽe Žquivalait ˆ 360 jours. La dŽcade Žtait appelŽe Sarus , et elle comprenait 3.600 jours116 : Ç L'annŽe des Assyriens, comme celle des Babyloniens, se composait de mois lunaires, et il semble que les rapports astrologiques relatifs ˆ l'apparition de la Lune et du Soleil aient eu pour objet de dŽterminer et de prŽvoir la durŽe du mois lunaire. Si cela est exact, l'annŽe courante en Assyrie devait tre l'annŽe lunaire. Le calendrier assigne 30 jours pleins ˆ chaque mois ; or, la durŽe du mois lunaire est ˆ peine supŽrieure ˆ 29,5 jours117 È . Ç Il semble impossible que le mois du calendrier et le mois lunaire co•ncident si exactement ˆ la fin de l'annŽe118 È . Les documents assyriens mentionnent des mois de 30 jours seulement, et ceux-ci vont de croissant ˆ croissant119. En Assyrie, comme dans les autres pays, les astronomes considrent de toute Žvidence le mois lunaire comme Žquivalent ˆ 30 jours. Les scientifiques modernes se demandent comment les astronomes assyriens arrivaient ˆ faire co•ncider la durŽe des mois lunaires avec la rŽvolution de la Lune ; et comment les observations qu'ils rapportaient au Palais royal pouvaient tre si constamment entachŽes d'erreur. Du XVe au VIIIe sicle avant notre re, le mois des IsraŽlites comportait 30 jours, et 12 mois formaient une annŽe. Nulle part ne se trouvent mentionnŽs des mois infŽrieurs ˆ 30 jours, ni des annŽes de plus de 12 mois. Le DeutŽronome ( 34, 8 et 21, 13 ) et les Nombres ( 20, 29 ) nous montrent clairement que les mois comportaient 30 jours : il y est ordonnŽ de cŽlŽbrer le deuil pendant Ç un mois plein È, et le deuil dure 30 jours. La Gense, rapportant l'histoire du DŽluge, calcule par mois de 30 jours : 150 jours se sont ŽcoulŽs entre le 17e jour du second mois et le 17e jour du septime mois120. Ce texte semble avoir ŽtŽ composŽ entre l'Exode et le bouleversement du rgne d'Osias121. Les HŽbreux observaient les mois lunaires. Les grandes ftes de la nouvelle lune au temps des Juges et des Rois en sont le tŽmoignage122. Ç La fte de la nouvelle lune Žtait primitivement au moins aussi importante que celle du Sabbat123 È . Etant donnŽ que ces mois ( lunaires ) comportaient 30 jours, sans qu'aucun mois de 29 jours v”nt s'intercaler entre eux, et que 12 de ces mois formaient une annŽe, sans jours supplŽmentaires ni mois intercalaires, les exŽgtes de la Bible n'ont trouvŽ aucune conciliation possible entre ces trois chiffres : 354 jours, ou 12 mois lunaires de 29,5 jours ; 360 jours, multiple de 12 fois 30 ; 365 jours et quart, longueur de l'annŽe actuelle. En Egypte, l'annŽe comptait 360 jours, avant qu'on ne lui en ajout‰t 5. Le calendrier du papyrus Ebers, document du Nouvel-Empire, fixe l'annŽe ˆ 12 mois, de 30 jours chacun124. Dans la 9e annŽe du rgne de PtolŽmŽe-Evergte ( 238 avant JC ), un groupe de prtres Žgyptiens se rŽunit ˆ Canope afin de rŽformer le calendrier. Ils rŽdigrent un dŽcret, et on a retrouvŽ en 1860 ˆ Tanis dans le Delta, la tablette sur laquelle il fut inscrit. L'objet de ce dŽcret Žtait d'harmoniser le calendrier et les saisons, Ç selon la prŽsente disposition du monde È comme le dŽclare le texte. Il ordonnait qu'on ajout‰t tous les 4 ans 1 jour aux Ç 360 jours et aux 5 jours qu'on avait dŽjˆ ordonnŽ d'ajouter125È . Les auteurs du dŽcret n'ont pas spŽcifiŽ la date exacte o furent ajoutŽs les 5 jours. Mais ils dŽclarent trs explicitement que cette rŽforme mit fin ˆ une pŽriode o l'annŽe ne comportait que 360 jours. J'ai dŽjˆ fait remarquer que le calendrier de 360 jours ne fut introduit en Egypte qu'aprs la chute du Moyen-Empire, pendant la pŽriode hyksos. Les 5 jours supplŽmentaires ont dž tre ajoutŽs aux 360 jours aprs la chute de la XVIIIe dynastie. En effet, les nombreuses inscriptions datant de cette dynastie ne font jamais mention des Ç 5 jours È . Les jours additionnels, ou, comme les appelaient les Egyptiens, Ç les 5 jours qui sont en plus de l'annŽe126 È nous sont rŽvŽlŽs par des documents du VIIe sicle, et des sicles suivants. Les pharaons des dynasties ultŽrieures avaient coutume d'Žcrire : Ç L'annŽe et les 5 jours È. La fin de l'annŽe Žtait cŽlŽbrŽe non pas au dernier des jours additionnels, Ç mais au 30e jour de Mesori, le 12e mois de l'annŽe127 È . Au Ve sicle, HŽrodote a Žcrit : Ç Les Egyptiens, assignant 30 jours ˆ chacun des 12 mois, ajoutent 5 jours chaque annŽe ˆ ce nombre ; ainsi font-ils concorder le calendrier avec le cycle complet des saisons128 È . Le Livre de Sothis ( attribuŽ ˆ tort au prtre Žgyptien ManŽthon129 ) et Georgius Syncellus, le chronologiste de Byzance130, soutiennent que les 5 jours supplŽmentaires ne suivaient pas les 360 jours du calendrier, mais qu'ils ne furent ajoutŽs qu'ˆ une date ultŽrieure131, ce que corrobore le texte du dŽcret de Canope. Celui-ci, (suite dans le livre) Table des Matires Le Ç Dossier Velikovsky È 3-Sir Fred Hoyle 4-Lettre NASA 1967 5-Revue de Presse 16-Lettre ˆ Ç Science È 1969 17-Le Paradoxe du 14 Juillet 25-Velikovsky & Sagan 26-Les grands hŽrŽtiques de l'Astronomie 29-Article du Daily Princetonian 31-Quand les scientifiques rejettent ceux qui sont plus intelligents ou plus rapides qu'eux 33-Velikovsky & Bauer 34-Liste NASA 36-Liste UniversitŽ de Bonn 37-Traits d'un GŽnie 43- Quelques dŽpches de l'Espace 45-Bonds of the Past 46-Warner Sizemore 47-Quelques dŽcouvertes de Velikovsky 51-Les 3 plantes divines 52-CuriositŽs VŽnusiennes 54-Biographie de Velikovsky 58- Le papyrus du scribe Ipuwer 63-Les 10 plaies d'Egypte 64-La gifle de juillet 1994 65-InstabilitŽ du Systme Solaire 68-La premire version franaise 70-Les livres sur Velikovsky 72-Films et VidŽos 73- Note du Jardin des Livres. Ç Mondes en Collision È Prologue PrŽface de la version amŽricaine 3 - Dans un immense univers 7 - L'harmonie cŽleste 9 - L'origine du systme planŽtaire 11 - L'origine des comtes 16 - La plante Terre 19 - Les Žpoques glaciaires 24 - Les mammouths 27 - L'Žpoque glaciaire et l'‰ge de l'homme 29 - Les ‰ges du monde 32 - Les ‰ges du Soleil 36. Premire partie : VŽnus I La plus incroyable des histoires 40 - De l'autre c™tŽ de l'OcŽan 46 II 52 ans avant 49 - Le monde rouge 50 - La pluie de pierres 52 - Le naphte 54 - Les tŽnbres 59 - Le sŽisme 63 - Le Ç 13 È 65. III L'ouragan 67 - La marŽe 70 - La grande bataille cŽleste 76 - La comte du Typhon 80 - L'Žtincelle 84 - L'effondrement du ciel 87. IV La terre et la mer en Žbullition 89 - Le mont Sina• 91 - De la ThŽophanie 94 - L'empereur Yao 98. V L'Est et l'Ouest 102 - Le renversement des p™les de la terre 110 - Du dŽplacement des points cardinaux 111 - Des changements de l'heure et des saisons 115. VI L'ombre de la mort 120 - L'ambroisie 127 - Les fleuves de lait et de miel 130 - JŽricho 131. VII Les pierres suspendues dans l'air 133 - PhaŽton 135 - L'Atlantide 137 - Les dŽluges de Deucalion et d'Ogygs 140. VIII La pŽriode de 52 annŽes 143 - Le JubilŽ 144 - La naissance de VŽnus 146 - L'ƒtoile de feu 148 - Le systme ˆ 4 plantes 149 - L'une des plantes est une comte 150 - La comte VŽnus 152. IX AthŽna 156 - Zeus et AthŽna 160 - Le culte de l'ƒtoile du Matin 162 - La Vache SacrŽe 167 - Baal Zevuv (BelzŽbuth) 169 - VŽnus dans le folklore des Indiens 172. X L'annŽe synodique de VŽnus 179 - Les irrŽgularitŽs de VŽnus 182 - VŽnus devient l'ƒtoile du Matin 187. Deuxime partie : Mars I Amos 190 - L'annŽe 747 avant JŽsus-Christ 192 - Isa•e 194 - Les tyrans d'Argos 198 - Revenons ˆ Isa•e 200 - Ma•monide et Spinoza, les ExŽgtes 201. II L'an 687 avant JC 207 - Ignis e Coelo 209 - Le 23 mars 212 - Le culte de Mars 216 - Mars dŽvie l'axe terrestre 219. III Pourquoi les orbites de VŽnus et de Mars furent-elles modifiŽes ? 222 - Quand l'Iliade fut-elle composŽe ? 223 - Huit zilo pochtli 229 - La Tao 230 - Yuddha 232 - Le Bundeshesh 233 - Lucifer prŽcipitŽ 234. IV Le Dieu-Glaive 236 - Le Loup Fenris 238 - Le temps du Glaive et le temps du Loup 239 - Synodos 243 - L'Assaillant des murailles 247. V Les coursiers de Mars 252 - Les Terribles 253 - Les pierres tombŽes des plantes 261 - Les Archanges 263 - Le culte des plantes en JudŽe au VIIe sicle 266. VI Une amnŽsie collective 270 - Le folklore 272 - Les idŽes prŽexistantes dans les ‰mes des peuples 274 - Les spectacles grandioses du ciel 276 - SubjectivitŽ de l'interprŽtation des ŽvŽnements : leur authenticitŽ 278. VII L'arrachement des p™les 283 - Temples et obŽlisques 288 - L'horloge solaire 290 - L'horloge ˆ eau 293 - Un hŽmisphre se dŽplace vers le sud 294. VIII L'annŽe de 360 jours 299 - Les perturbations des mois 310 - Les annŽes de 10 mois 312 - La rŽforme du calendrier 314. IX La lune et ses cratres 326 - La plante Mars 328 - L'atmosphre de Mars 330 - L'Žquilibre thermique de Mars 332 - Les gaz de VŽnus 334 - L'Žquilibre thermique de VŽnus 335 - Un dernier mot 337. ƒpilogue Les problmes inŽpuisables 341 Annexes ( supplŽments Jardin des Livres ) Lettre d'Albert Einstein ˆ Velikovsky 352 Lettre de Sigmund Freud ˆ Velikovsky 353 Autres livres du mme Editeur : Document : 350.000 exemplaires La Divine Connexion par le Dr Melvin Morse Chapitres en ligne sur www.lejardindeslivres.com Aprs quinze annŽes de recherches, le Dr Melvin Morse, mŽdecin urgentiste et pŽdiatre, affirme que 1) nous disposons tous dans notre lobe temporal droit d'un circuit biologique spŽcialement conu pour dialoguer avec Dieu et que 2) les souvenirs de notre vie ne se trouvent pas dans notre cerveau ! S'appuyant sur les dernires dŽcouvertes mŽdicales et scientifiques, son livre explique pour la premire fois avec une logique implacable l'ensemble des phŽnomnes surnaturels et mystiques, tout comme les vies passŽes, les sensations de dŽjˆ vu, l'intuition, les guŽrisons spontanŽes et surtout le don de Ç voir È des parcelles de l'avenir. De faon simple et claire, le Dr Morse donne des cas prŽcis et raconte comment il est parvenu ˆ ses conclusions aprs avoir travaillŽ sur les expŽriences aux frontires de la mort infantiles. SaluŽ par la presse anglo-saxonne comme une avancŽe majeure pour le XXIe sicle, ce livre ouvre des portes insouponnŽes et donne une dimension, nouvelle, phŽnomŽnale ˆ la spiritualitŽ. Des pilotes de chasse aux Žpileptiques, des neurologues aux physiciens et des mŽdecins aux magnŽtiseurs, sa thse prend vie et s'impose comme une Žvidence. Ce livre monumental peut changer votre vie. Version mise ˆ jour et avec une prŽface franaise du Dr Melvin Morse ainsi que du Dr Charles Jeleff. La dŽcouverte du Ç Point de Dieu È ( dŽbut du chapitre 1 de la Ç Divine Connexion È du Dr Melvin Morse : ) Les neurologues de l'University of California de San Diego ont annoncŽ en 1997, avec beaucoup de courage, qu'ils venaient tout juste de dŽcouvrir dans le cerveau humain une zone Ç qui pourrait tre spŽcialement conue pour entendre la voix du Ciel È . Avec des recherches spŽcialement ŽlaborŽes pour tester cette zone, les mŽdecins ont Žtabli que certaines parties du cerveau, le lobe temporal droit pour tre exact, s'harmonisent avec la notion d'Etre suprme et d'expŽriences mystiques... Ils ont donc baptisŽ cette zone Ç le module de Dieu È , prŽcisant qu'elle ressemblait ˆ un vŽritable Ç mŽcanisme dŽdiŽ ˆ la religion È . Si bien des scientifiques furent ravis de cette dŽcouverte, l'un d'eux, Craig Kinsley, neurologue ˆ l'University of Virginia de Richmond, fit cette remarque pleine de bon sens : Ç Le problme est que nous ne savons pas si c'est le cerveau qui a crŽŽ Dieu ou si c'est Dieu qui a crŽŽ le cerveau. NŽanmoins, cette dŽcouverte va vraiment secouer les gens È . Je comprenais parfaitement ce qu'il voulait dire. Dans mes trois livres prŽcŽdents sur les expŽriences aux frontires de la mort, j'avais dŽjˆ identifiŽ le lobe temporal droit comme l'emplacement de ce point de contact entre l'homme et Dieu. C'est lˆ qu'Il semble habiter en chacun de nous, dans une zone au potentiel illimitŽ et inexploitŽ que j'appelle le Ç Point de Dieu È ou le Ç Point Divin È ; il permet aussi bien la guŽrison du corps que le dŽclenchement de visions mystiques, de capacitŽs mŽdiumniques et d'expŽriences spirituelles inoubliables. En clair, le lobe temporal droit nous permet d'interagir directement avec l'Univers. Bien que les ŽvŽnements vŽcus au cours d'une expŽrience aux frontires de la mort ( EFM) soient considŽrŽs aujourd'hui comme notre dernire communication et interaction avec la vie, il semble que rien ne puisse tre aussi inexact. L'EFM est seulement une expŽrience spirituelle qui se dŽclenche lorsqu'on meurt. Mais en Žtudiant ces expŽriences, nous avons appris que chaque tre humain possde ce potentiel biologique pour interagir avec l'univers et ce ˆ n'importe quel moment de sa vie. Pour cela, nous devons simplement apprendre ˆ activer notre lobe temporal droit, lˆ o habite Dieu. En tant que pŽdiatre, j'ai vu ce qui se passait lorsque cette zone Žtait activŽe chez les enfants passŽs Ç de l'autre c™tŽ È . J'ai aussi remarquŽ combien ils Žtaient marquŽs ˆ vie par leur expŽrience : ils devenaient plus ŽquilibrŽs non seulement au niveau mental et physique, mais aussi au niveau spirituel ! Ils mangeaient une nourriture plus saine, obtenaient de meilleurs rŽsultats scolaires et possŽdaient plus de maturitŽ que leur camarades. Ils sont conscients ce lien avec l'Univers alors que la plupart de leurs camarades ignorent jusqu'ˆ son existence. Ces enfants ont mme le sentiment absolu d'avoir une t‰che ˆ accomplir sur terre. Ils ne craignent plus la mort. Mieux, ils suivent en permanence leurs intuitions et savent qu'ils peuvent retrouver cette prŽsence divine aperue dans leur EFM ˆ tout moment, sans tre obligŽs de mourir ˆ nouveau. Ç Une fois que vous avez vu la lumire de l'autre c™tŽ, si vous essayez, vous pouvez la revoir È m'a dit l'un de mes jeunes patients. Ç Elle est toujours lˆ pour vous È . O se trouve le Point de Dieu ? Ne le cherchez pas dans un livre d'anatomie, la science mŽdicale contemporaine ne le reconna”t pas, pas plus qu'un autre d'ailleurs, comme Žtant celui de Dieu. En fait, les livres classiques de neurologie dŽcrivent le lobe temporal droit simplement comme Žtant le Ç dŽcodeur È , l'interprte de nos souvenirs et de nos Žmotions. Dans ce livre, nous allons montrer que le lobe temporal droit fonctionne plut™t comme une zone Ç surnaturelle È procurant des capacitŽs d'auto-guŽrison, de tŽlŽpathie et surtout de communication avec le divin. Comme ces capacitŽs sont Ç paranormales È , elles sont donc controversŽes. Mais comment cela est-il possible ? Comment pouvons-nous ignorer, et ce depuis des millŽnaires, quelque chose d'aussi important que la facultŽ de communiquer avec Dieu ? La rŽponse la plus simple pourrait tre la suivante : Ç nous sommes au Moyen-‰ge de la spiritualitŽ È et devons encore Žvoluer pour en sortir. En effet, l'histoire humaine comporte d'innombrables cas d'aveuglements intellectuels ( suite dans le livre ) Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Document Texte Biblique ENOCH : Dialogues avec Dieu et les Anges le texte que le Christ connaissait par coeur parce qu'il le citait en permanence par Anne-Marie Bruyant agrŽgŽe de lettres classiques et Pierre Jovanovic. Premier chapitre en ligne : www.jardindeslivres.com/09enok1.htm Ce livre demeure une rŽfŽrence absolue sur le dialogue avec Dieu et les Anges. Une expŽrience mystique, assortie de la plus extraordinaire sortie hors du corps jamais racontŽe. Pour la premire fois en France depuis 1898, un livre fait le point sur les dernires dŽcouvertes ˆ propos d'Enoch en proposant les textes complets en langage contemporain ( versions Žthiopienne et slavonique ) avec des interviews du professeur James C. Vanderkam et surtout de Joszef Thadeus Milik, le palŽographe des Manuscrits de la Mer Morte. AnalysŽ depuis plus de 150 ans par des linguistes et des thŽologiens, le Livre d'Enoch est un vŽritable livre magique, raison pour laquelle il survit depuis au moins 2700 ans. Indispensable ˆ tous ceux qui cherchent le dialogue avec Dieu et ses Anges. Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Nouvelle version : Enqute sur l'Existence des Anges Gardiens, 600 pages de Pierre Jovanovic Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Premier chapitre en ligne: www.jardindeslivres.com/03anges1.htm Dr Melvin Morse : ( ˆ propos de la version amŽricaine ) Ç Le livre ultime sur les Anges Gardiens È Nouvelle Version 600 pages sorti fin 2001. Lors d'un reportage ˆ San Francisco, alors qu'il se trouvait dans une voiture, Pierre Jovanovic se jette soudain sur la gauche, une fraction de seconde avant qu'une balle ne pulvŽrise son pare-brise. En discutant avec ses confrres journalistes, il dŽcouvre d'autres histoires Žtranges similaires: journalistes arrachŽs ˆ la mort par miracle alors qu'elle Žtait inŽvitable, temps qui ÇralentitÈ mystŽrieusement, Çvoix intŽrieuresÈ qui avertissent d'un danger, sentiment d'insŽcuritŽ, gestes ÇinexpliquŽsÈ qui sauvent. Tout le monde conna”t au moins une histoire totalement incomprŽhensible de ce genre, et ce livre recense les diffŽrentes variantes de ces faits quotidiens inexplicables. ÇEnqute sur l'Existence des Anges GardiensÈ est Žgalement le premier ouvrage qui Žtudie d'une manire approfondie les apparitions d'Anges dits ÇgardiensÈ dans les expŽriences aux frontires de la mort (EFM), rŽvŽlŽes par le docteur amŽricain Raymond Moody. Les rŽsultats de cette investigation de 6 ans dans le domaine des EFM ont poussŽ Pierre Jovanovic a examiner les apparitions d'Anges chez les grands mystiques chrŽtiens et ˆ les comparer ˆ celles des EFM, ce qui constitue Žgalement une premire. La presse internationale, d'une voix unanime, a qualifiŽ cet ouvrage d'exceptionnel: le lecteur est progressivement plongŽ dans l'impŽnŽtrable des EFM, parce que la dŽmonstration est menŽ ˆ la faon d'une enqute policire. Une fois l'ouvrage commencŽ, le lecteur ne plus s'arrter, emportŽ par la curiositŽ et la volontŽ de savoir s'il possde, lui aussi, son Ange gardien. FIGARO LITTERAIRE: ÇLa prŽsence angŽlique est ŽvidenteÈ Laurence Vidal, PARIS MATCH: ÇPeut-on croire aux Anges ?È Marie-ThŽrse de Brosses. JOURNAL DU DIMANCHE: ÇUne enqute de six ans que vous lisez comme un policierÈ, LE REPUBLICAIN LORRAIN: ÇCe livre laisse le lecteur fascinŽÈ Gaston Schwinn, AISNE NOUVELLE: ÇUne enqute de dŽtectiveÈ CENTRE PRESSE: ÇOn demeure perturbŽ lorsqu'on le finitÈ. COURRIER PICARD: ÇLes anges en 6 ans d'enquteÈ L'EST REPUBLICAIN: ÇUne enqute par un journaliste scientifiqueÈ NICE MATIN: ÇUne enqute avec beaucoup de distance et d'humourÈ OUEST-FRANCE: ÇNe l'appelez pas ÇhasardÈ. LE COURRIER DE L'OUEST: ÇLe premier livre sur les anges gardiens dans les NDEÈ TELE 7 JOURS: ÇUn best-sellerÈ, TF1 MAGAZINE: ÇLes anges flottentÈ. LE POINT: ÇPierre Jovanovic a importŽ les anges en France...È Stephanie Chayet. LE CANARD ENCHAINE: ÇLes ailes du dŽlireÈ. ELLE: ÇUne enqute de police... È. MARIE-CLAIRE: ÇLe livre le plus dŽtaillŽ sur les AngesÈ Isabelle Girard. MADAME FIGARO: ÇDes mystiques aux NDE, on y est presqueÈ, FEMME: ÇUne enqute trs sŽrieuseÈ Judith Belisha, BULLETIN DES MEDECINS: ÇUne premire...È, MYSTERES: ÇEnqute dŽtaillŽeÈ, FAMILLE CHRETIENNE: ÇLe premier livre sŽrieux sur les angesÈ Luc Adrian, ROYALISTES: ÇUn retour doctrinalÈ GŽrard Leclerc, REPONSE A TOUT: ÇVous devez lire ce livreÈ, JEUNE AFRIQUE: ÇUne enqute sur les anges faite par un journalisteÈ Jean-Claude Perrier, Radio CANADA: ÇUn livre extraordinaireÈ Richard Cummings LE SOIR ILLUSTRE -BRUXELLES: ÇVous pouvez le lireÈ Patrica Hardy, Tv Ad-Lib CANADA: ÇUn livre impressionnantÈ Jean-Pierre Coalier, TV-5 ESPAGNE: ÇUne enqute impressionnanteÈ Benigno Morilla, ELLE-ITALIE: ÇUn travail exceptionnelÈ Michela Cristallo. Document La Vierge du Mexique ou le miracle le plus spectaculaire de Marie ( prŽface de Didier Van Cauwalaert ) par le Pre Franois Brune Premier chapitre en ligne : www.jardindeslivres.com/07brune1.htm Un journaliste de France-Info expliquait rŽcemment ˆ l'antenne que Ç mme les Mexicains qui ne croient pas en Dieu, croient en la Vierge de la Guadalupe È. Cette phrase, assez mystŽrieuse pour nous, ne prend toute sa dimension qu'ˆ la lecture de ce livre remarquable du Pre Brune. En effet, ˆ c™tŽ de l'apparition mexicaine de la Vierge, celle de Lourdes semble tout ˆ coup bien terne car les preuves hallucinantes -surnaturelles- laissŽes par Marie ( pigments de couleur extra-terrestres, yeux "vivants", entre bien d'autres choses ) sont aujourd'hui prouvŽes par des scientifiques mŽdusŽs. Si le Pre Brune qualifie cette apparition de Ç Bombe ˆ retardement È, c'est tout simplement parce que ces preuves n'ont pu tre dŽcouvertes que rŽcemment gr‰ce aux nouvelles technologies ! Un livre qui doit tre lu par tous ceux qui dŽsirent avoir une Ç preuve È de l'existence de Dieu ou de Marie. Ou simplement par ceux qui veulent qu'un Ç miracle È leur soit prouvŽ. Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Document : Biographie de l'Archange Gabriel de Pierre Jovanovic 334 pages + 16 pages d'illustrations Personne en 2000 ans ne s'Žtait jamais penchŽ sur la Ç vie et l'oeuvre È de l'Archange Gabriel, celui qui a annoncŽ la naissance de Saint Jean-Baptiste, du Christ ˆ Marie et qui a dictŽ le Coran ˆ Mahomet. Pourquoi ? Parce que trop contradictoire et trop sexuel. L'Archange Gabriel embarrasse l'Eglise Catholique qui ne voudrait voir en cet Ange qu'un simple porteur de messages. Un voyage extraordinaire ˆ travers le temps et l'histoire des religions avec Pierre Jovanovic qui dresse un portrait unique de l'Archange Gabriel, celui qui se tient devant Dieu. Une biographie Žtonnante, plus passionnante que celle de n'importe quel homme politique contemporain. Vision fascinante de l'histoire des hommes ˆ travers les yeux d'un Archange dont la mission consiste ˆ annoncer l'avenir. Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Document : EncyclopŽdie des PhŽnomnes Physiques Extraordinaire du Mysticisme Tome 1 et Tome 2 de Joachim Bouflet Chapitre en ligne : www.jardindeslivres.com/04encyc1.htm Chapitre en ligne : www.jardindeslivres.com/06encyc1.htm Tome 1 : 456 pages. Tome 2 : 420 pages. Historien de formation, Joachim Bouflet s'est imposŽ avec ces deux ouvrages, comme le meilleur spŽcialiste mondial des Žtudes sur les phŽnomnes surnaturels du mysticisme, digne successeur du spŽcialiste anglais Herbert Thurston. SaluŽ par la critique comme le travail le plus complet jamais effectuŽ sur le sujet, ces ouvrages se lisent presque comme un roman fantastique. Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Sortie du Tome 3 en avril 2003 Roman : Le Prtre du Temps 15 chapitres en ligne: www.jardindeslivres.com/02amon1.htm Le livre devenu "culte" de Pierre Jovanovic, uniquement destinŽ ˆ ceux qui connaissent l'Evangile de Saint-Jean. 324 pages. Environ 1870 avant J-C, un jeune prtre d'Amon dŽcouvre qu'il a la capacitŽ d'arrter le temps. Alors que tout le royaume ne rve que d'obtenir un des ses oracles ou l'un des ses envožtements, lui veut se suicider car ayant la capacitŽ de voir son avenir avec chaque femme qu'il convoite, il ne peut aimer, car pouvoir aimer, c'est ne pas conna”tre le futur. Jusqu'ˆ ce qu'il rencontre une fille de Seth, une rousse... Dans la veine des qutes mystiques et des romans historiques, mlant descriptions dŽtaillŽes d'une Žpoque et mŽtaphores oniriques, ce livre est avant tout une rŽflexion sur le Temps, le temps qui use et dŽtruit, le temps aussi qui crŽe et conserve. Derrire l'histoire tourmentŽe du fils du temps en qute d'amour et d'absolu, c'est aussi une rŽflexion sur les religions, leur succession et leur complŽmentaritŽ qui s'esquisse. Entre la rencontre avec le Christ, la dŽcouverte d'un musŽe et l'apprentissage de l'amour, le fils du Temps explore avec les yeux d'un Oracle Žgyptien les questions que se sont posŽes, se posent et se poseront tous les hommes ˆ propos du Temps.. Ç Un livre inclassable. De tous les livres que j'ai lus, celui-ci est de loin le plus mystŽrieux et le plus Žtrange avec un talent littŽraire incontestable È Philippe Tesson. Disponible en librairie ou sur commande par votre librairie. Ou auprs de l'Žditeur. Bon de commande en fin de page. Sciences Humaines "Le Principe de Lucifer" Le livre Ç phŽnomne È sur la violence de Howard Bloom Chapitre en ligne: www.jardindeslivres.com/05bloom1.htm 468 pages, ÇDu caviar pour l'espritÈ, ÇLe livre qui fait sensation"È. Les lecteurs seront ŽmerveillŽs par le miroir que Bloom tend ˆ la condition humaine et fascinŽs par la masse Žclectique de donnŽes qui surgissent avec la gr‰ce et la furieuse intensitŽ de la volŽe d'une balle de tennis. Son style est attirant, plein d'esprit et vif. Il se repose sur une douzaine d'annŽes de recherches dans une vŽritable jungle de spŽcialitŽs universitaires diverses... et prouve mŽticuleusement chaque information... È The Washington Post Un immense plaisir ˆ lire et dŽbordant d'informations fantastiques. The New York Review of Books ÇCe livre couvre un sujet que les sources plus timides et plus conventionnelles n'osent pas confronter: la nature et les causes de la violence humaine.. vigoureux.. fervent... une thŽorie fra”che et viable sur l'Žvolution de l'humain socialÈ. The Washington Times ÇLe travail de Bloom rassemble une telle quantitŽ d'Žvidence, qu'il rappelle Çl'Origine des EspcesÈ de DarwinÈ. Wired ÇProvoquant... explosif... fringuant... un assemblage de grenades rhŽtoriques qui remettent en cause nos innombrables formes de satisfaction de soiÈ. The Boston Globe ÇHoward Bloom bouleverse toutes nos idŽes prŽconues, et au passage libre notre manire de penser, nous permettant de voir le monde diffŽremmentÈ.Los Angeles Weekly ÇLe tour de 'science' et d'histoire de Howard Bloom Bloom est fascinant... une idŽe grandiose, extraordinaireÈ The Detroit Free Press ÇElegant... Un d”ner quatre Žtoiles pour le cerveau... Une nouvelle vision rŽvolutionnaire de la nature humaine... Un travail monumental d'un penseur merveilleux et original. Tout simplement extraordinaireÈ. Newark Star-Ledger. ÇUn regard philosophique sur l'histoire de notre espce, qui alterne entre le fascinant et l'effrayant. Le lire fut comme lire du Stephen King. Je n'ai pas pu le poser. ExceptionnelÈ. Rocky Mountain News ÇHowrad Bloom a un telle ma”trise de se son sujet, et une telle facilitŽ ˆ communiquer de manire attrayante que ce livre est quasiment enivrant... L'Histoire entre les mains de Bloom devient tellement excitante qu'on en devient sceptique. Mais chaque exemple d'information difficile ˆ croire, comme par exemple ces 30.000 Japonais qui se sont suicidŽs en sautant d'une falaise d'Okinawa, est soutenue par les sources en annexes. On y trouve Žgalement une bibliographie impressionnante. Howard Bloom nous a fait une faveur: son livre passionnant et quelque peu choquant pulse avec des ponctions bizarres dans l'histoire, la sociologie, et l'anthropologieÈ The Courier-Mail ÇUn travail fascinant. La thŽorie de Howard Bloom peut tre rŽsumŽe de la manire suivante: Premirement les replicateurs (les gnes par exemple) qui produisent leur matire si facilement de faon exponentielle que le rŽsultat ˆ leur bout, entre autre, c'est moi, c'est vous. Deuximement, les tres humains, comme toutes les formes de vie des mongeese aux singes, existent ˆ l'intŽrieur d'un superorganisme: Nous sommes, dit Bloom, des composants jetables d'un tre plus important que nous mmes. Troisimement, les Memes, ces grappes d'idŽes qui se rŽpliquent d'elles-mmes, devenues la colle qui maintient les civilisations. Quatrimement, le rŽseau neuronal, le groupe de pensŽe qui nous transforme en une massive machine d'apprentissage. Enfin, le dernier point, l'ordre de prŽsŽance qui existe chez les hommes, les singes, les gupes et mme les nations qui explique pourquoi le danger des barbares est rŽel, et pourquoi les idŽes de notre politique Žtrangre sont souvent faussesÈ. Los Angeles Village View ÇUn livre dŽrangeant (... ) de la nourriture pour l'esprit, plut™t que raison de dŽsespoirÈ. Booklist ÇSaisissant... Habile... Gracieux... Howard Bloom est quelque chose qu'on ne rencontre plus beaucoup de nos jours: un esprit universel. Le principe de Lucifer est vraiment Žpatant ˆ lire, ce type de livre qui donne l'envie d'attraper le tŽlŽphone pour avoir une bagarre avec l'auteur pratiquement toutes les trois pages, simplement pour voir ce qui va se passer... HŽrŽtique... Enervant... Divertissant et engageant, ce qui est - selon ma dŽfinition - une bonne description d'un compagnon agrŽableÈ. The Phoenix ÇSe repose solidement sur des preuves biologiques et anthropologiques pour montrer que les tres humains ne sont pas par nature des individualistes, ou des isolŽs, mais qu'au contraire ils ont une puissante et naturelle inclinaison pour le groupe social, et que la plupart de la violence et de la cruautŽ qui a caractŽrisŽ l'histoire humaine est ancrŽe dans la compŽtition entre groupes pour le statut (social) et la dominationÈ. The Independent Scholar ÇLe Principe de Lucifer est devenu l'un des livres de sciences le plus influent depuis sa publication, saluŽ par 22 scientifiques de renommŽe mondiale comme Žtant un ouvrage majeur. Le livre est tellement annontŽ, mais facile ˆ lire, et accessible - une preuve du talent d'Žcrivain de Bloom-. Peu de livres changent votre vie ou vos concepts de la vie de cette manire. Mais celui-ci, oui, dŽfinitivementÈ. Disinfo.com. ÇHoward Bloom a Žcrit une ÇHistoire du MondeÈ avec un nouveau point de vue reposant sur la structure psychologique et les prŽdispositions naturelles de la pensŽe humaine. Son rŽcit est une formidable alternative ˆ celles qui reposent sur des assomptions politiques ou thŽologiquesÈ. Pr. Horace Barlow, Royal Society Research Cambridge University ÇLe livre de Howard Bloom est puissant, provoquant, un plaisir ˆ lire, et, j'espre, qu'il a au moins ˆ moitiŽ tortÈ. Pr. Ellen Langer, PhD, Prof. Psychology Harvard University ÇUn summum de l'Žcriture. L'un des meilleurs livres contemporains que j'aie lusÈ. Pr. Paul C. Edwards Stanford University ÇUn puissant outil de rŽflexion, complexe et ambitieux, franc, avec une capacitŽ exceptionnelle ˆ intŽgrer, ˆ travers un incroyable spectre d'informations scientifiques. Je me suis retrouvŽ moi-mme avec des ÇAhhhÈ et des ÇOhhhÈ. Excellent, totalement fascinant et brillantÈ Pr. Allen Johnson Anthropology departement UCLA. Vous aimez ce que nous publions ? Recevez chez vous le Catalogue du Jardin des Livres Vous pouvez nous envoyer votre carte de visite Vous pouvez nous faxer vos coordonnŽes Vous pouvez nous envoyer un e-mail Vous pouvez nous tŽlŽphoner Vous pouvez vous inscrire sur notre site Internet Adresse : 243 Bis Blvd Pereire, Paris 75017 TŽlŽcopie : 01 44 09 03 63 TŽlŽphone : 01 44 09 08 78 E-mail : livres@attglobal.net Web : www.lejardindeslivres.com/catalog.htm RŽgulirement vous serez informŽ(e) de tous les nouveaux livres publiŽs par le Jardin des Livres. Bon de Commande pour les personnes qui ne peuvent pas se dŽplacer ou qui habitent loin d'une grande librairie ou qui n'ont pas de librairie dans leur commune ou qui n'ont pas le temps... ( France mŽtropolitaine uniquement, nous tŽlŽphoner pour les autres destinations) Titre Prix unitaire x QuantitŽ Sous Total La Divine Connexion 19,9 ____ _________ EncyclopŽdie des Ph. T1 30 ____ _________ EncyclopŽdie des Ph. T2 30 ____ _________ EncyclopŽdie des Ph. T3avril03 22 ____ _________ Le Prtre du Temps 22,7 ____ _________ Le Principe de Lucifer 22,7 ____ _________ Le Principe de Lucifer T2 mars03 22,7 ____ _________ Enqute Exist. Anges Gard. 28,8 ____ _________ Enoch, Dialogues avec Dieu 19,9 ____ _________ La Vierge du Mexique 21 ____ _________ Biog. de l'Archange Gabriel 22 ____ _________ Mondes en Collision 22,7 ____ _________ ss Total : Frais de port : 3,40 E pour le 1er livre, + 1 E pour le second + 0,5 E pour chaque livre suivant. 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