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LA RACE DE LA GENESE


Will Hart


La race de la

Genèse










I N T E M P O R E L



Le jardin des Livres

Paris


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Plus de 1400 pages à lire sur le site :

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The Genesis Race © Will Hart

Traduction française © 2006 Le jardin des Livres


Éditions Le jardin des Livres ®

14 rue de Naples, Paris 75008


ISBN 2-914569-35-1 EAN 9782 914569 354


Toute reproduction, même partielle par quelque pro­cédé que ce soit, est in­terdite sans autorisation préalable. Une copie par Xérographie, photo­graphie, sup­port magnéti­que, électroni­que ou autre constitue une contrefa­çon passi­ble des pei­nes pré­vues par la loi du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1995, sur la protec­tion des droits d'auteur.



Introduction



Nous allons postuler que sur une quelconque planète distante, il y a environ quatre milliard d'années, a évolué une forme de créature supérieure qui, comme nos ancêtres, a découvert la science et la technologie, les développant bien plus que nous.


Sir Francis Crick, Life Itself : Its Origin and Nature.






Le choc du futur semble aujourd'hui être une caractéristique de notre civilisation post-industrielle. Le monde quotidien de la société actuelle a d'ores et déjà annoncé les histoires des écrivains de science-fiction les plus imaginatifs de notre époque : voilà une génération que nous avons pénétré les mystères de l'atome et aujourd'hui, notre sonde martienne collecte des informations, les dernières nous révélant des signes suggérant la présence d'eau et de quelque forme de vie sur la planète rouge dans un passé lointain.

Nous sommes au milieu d'une explosion d'informations. Les scientifiques estiment que la base du savoir humain double tous les 5 ans – rythme croissant que la plupart d'entre nous ne pouvons suivre, y compris les spécialistes qui travaillent à plein temps juste pour se tenir au courant des développements de leur discipline. La science et la technologie sont censées expliquer le fonctionnement de l'univers pour nous faciliter quelque peu la vie et pour résoudre des problèmes. Mais durant ces cinquante dernières années, nous avons appris une douloureuse leçon, à savoir qu'elles peuvent aussi générer des problèmes.


Pendant l'écriture de ce livre, trois histoires étranges firent la une des journaux : en décembre 2002, une compagnie du nom de Clonaid annonça la naissance du premier clone humain, un bébé de 3 kg prénommé Eve. Clonaid est une ramification d'une secte religieuse, fondée en France voici 30 ans par un journaliste français qui s'est lui-même baptisé Raël. Le mouvement raëlien affirme compter 40.000 membres à travers le monde, et l'un de ses principaux buts est de cloner des êtres humains et, éventuellement, de parvenir à l'immortalité grâce à ce processus. Bien que les affirmations de Clonaid n'aient pas été prouvées à l'aide de tests ADN, les scientifiques s'accordent pour dire que de tels clonages seront monnaie courante dans le futur. La technologie et la méthode ont déjà été employées pour plusieurs espèces animales.

C'est aussi en 2002 que le Public Consortium, un groupe de recherche non lucratif, annonça avoir terminé la première ébauche du génome humain – c'est-à-dire qu'il avait dressé la carte du code génétique humain. Cela aurait pu ressembler à un progrès tout à fait original, mais ce n'était qu'une étape logique de la progression historique. Depuis des centaines d'années, nous avons modifié des ensembles de gènes chez les plantes et les animaux : des sous-espèces canines qui n'existaient pas auparavant ont été créées par une méthode jusqu'ici non-identifiée. De même, nous avons menacé de disparition certaines espèces ou provoqué l'extinction d'autres. En bref, nous « jouons à Dieu » depuis longtemps. Le fait que nous ne le reconnaissions pas est dû à l'acceptation, avec le temps, de nos pratiques d'élevage sélectif et de notre réorganisation de notre environnement naturel. Qu'est-ce qui nous empêche alors d'expérimenter le clonage humain ?

Pendant que l'on rencontre aujourd'hui une résistance considérable à l'idée de clonage humain, la résistance est une réaction commune aux progrès scientifiques. En toute probabilité, cette réaction se dissipera dans une génération et le clonage deviendra un lieu commun.

La troisième histoire eut lieu en 2001, et fut rapportée par l'agence Reuters sous le titre « Les scientifiques construisent de minuscules ordinateurs à partir d'ADN » :



« Suivant l'exemple de mère Nature, des scientifiques israéliens ont construit un ordinateur ADN si petit qu'un trillion de ceux-ci pourrait tenir dans un tube à essai et réaliser un milliard d'opérations par seconde avec 99,8 % d'exactitude. »1


Quelle est donc cette machine et comment fonctionne-t-elle  ? Le professeur Ehud Shapiro de l'Institut Weizmann a expliqué le plus naturellement du monde au journaliste, qui était sans doute tout aussi mystifié que le lecteur moyen de l'article, qu'ils ont « construit un ordinateur de dimensions nanométriques fait de bio-molécules [...] Quand un trillion d'ordinateurs fonctionnent ensemble, ils peuvent réaliser un milliard d'opérations ».


Vous pourriez objecter que ces trois histoires ne sont pas vraiment choquantes ou incroyables. Peut-être n'avons-nous pas la capacité d'être d'avantage choqués  peut-être que rien n'est incroyable en cette époque de progrès scientifiques et de révolutions technologiques continuels. Il semble que nous soyons pris dans une spirale d'avancées et d'annonces abêtissantes, et les nouvelles surpassent continuellement celles qui ont été introduites la veille, la semaine dernière ou le mois dernier.

Pourtant, alors que nous fonçons la tête en avant dans un futur qui devient chaque jour plus complexe, il semble que nous ayons oublié notre passé.

Mais comment pouvons-nous réellement connaître l'univers – en comprenant par exemple que la vie a autrefois existé sur Mars – sans d'abord connaître la vérité sur nos propres origines et notre histoire  ? Au cœur de notre psychisme des faits significatifs nous font face : nous ne savons pas comment nous sommes arrivés là  ne savons pas comment la vie humaine s'est créée. Nos ancêtres ont vécu notre histoire, mais nous avons perdu les fils qui complètent le tissu de leur héritage.



Nous sommes intrigués et impressionnés pas les réalisations merveilleuses et mystérieuses que les toutes premières civilisations ont laissé derrière elles dans les sables d'Égypte et de Sumer, sur les montagnes du Pérou et dans les jungles du Mexique, dans la vallée de l'Indus et les plaines de la Chine centrale.


A l'époque où la majorité de la population humaine terrestre vivait encore de façon très primitive en petites tribus avec un partage de biens, de pouvoir et de ressources relativement raisonnable, des civilisations avancées avec une toute autre façon de vivre naquirent soudain en ces six points du globe. Dès 8.000 av. JC, il y eut une soudaine explosion d'innovations dans ces contrées, suivi par une vaste poussée de développements entre 3.500 et 1.500 av. JC. Ces premières civilisations partageaient un nombre étonnant de similarités : toutes construisirent des structures monumentales – en particulier des pyramides – ainsi que de grands centres urbains, et remplacèrent la chasse et la cueillette par l'agriculture.

Elles inventèrent toutes de nouveaux outils, utilisèrent les forces et l'efficacité d'une main d'œuvre organisée ainsi que la spécialisation qui en découlait, et créèrent les caractéristiques sophistiquées, esthétiques et intellectuelles qui définissent une société civilisée. Et quatre d'entre elles sont à l'origine de récoltes agricoles-clés sur lesquelles nous comptons encore aujourd'hui, le maïs, la pomme de terre, le riz et le blé. Ces similitudes amènent de nombreuses questions : comment et pourquoi ces six civilisations ont-elles pris naissance, et pourquoi partagent-elles tant de traits  ? Pourquoi, par exemple, trouvons-nous des pyramides à Sumer, au Mexique, en Égypte et en Chine  ? Comment les Sumériens et les Mayas ont-ils acquis un savoir avancé en matière d'astronomie et de mathématiques  ? Pourquoi ces sociétés ont-elles abandonné ce mode de vie de chasseur-cueilleur qui leur avait réussi pendant des centaines de milliers d'années, pour préférer dépendre de l'agriculture  ?


Une autre caractéristique définissant nos civilisations ancestrales, souvent signalée, mais jamais vraiment expliquée, est une organisation sociale entièrement différente de celle qu'avait connu l'évolution humaine sur les millions d'années précédentes : le simple système égalitaire qui existait est devenu un système pyramidal complexe avec à son sommet des rois d'origine divine. Pourquoi l'apparition de nos plus anciennes civilisations a-t-elle été accompagnée de cette transformation sociale radicale  ? Qu'est-ce qui a causé ce changement extrême  ?

Nos scientifiques ont déchiffré le code génétique humain, mais nous n'avons toujours pas trouvé la clé pouvant résoudre les énigmes des grandes et magnifiques cités dont les ruines nous hantent encore.


Nous devons comprendre les légendes que partagent ces cultures anciennes, ou savoir pourquoi des peuples si éloignés géographiquement partagent les mêmes légendes – histoires de déluges, de l'origine de l'agriculture, de géants qui couraient autrefois le monde, et d'une race aux pouvoirs surhumains qui créa les gens et leur enseigna à être humains.


Les mythes de la création, en six points du globe relativement distants les uns des autres, sont en fait remarquablement similaires. Dans chacun, des dieux apparemment humains – quoique bien supérieurs en matière de connaissance et de pouvoir – sont descendus des cieux pour créer les hommes tels que nous existons aujourd'hui, pour offrir la civilisation à l'humanité, et pour abandonner une théocratie basée sur l'idée que le roi descend des dieux, ou a été désigné par eux.

Il est peu probable que le nombre stupéfiant de similitudes au sein de ces mythes soit le résultat d'une pure coïncidence, ce qui nous amène à une question plus large : se pourrait-il que ces histoires ( que nous avons longtemps considérées comme des mythes ) soient en réalité des récits factuels ? Les témoignages semblent appuyer cette supposition.


Avec ce livre, j'ai voulu rassembler les preuves qui répondent à toutes ces questions. Comme le montre le chapitre 7, la construction de pyramides monumentales en Égypte par exemple, n'aurait pu être accomplie avec les méthodes primitives avancées par les archéologues et les anthropologues. En réalité, personne ne peut expliquer de façon adéquate comment la Grande Pyramide a été construite, ou comment les blocs mégalithiques de Tiahuanaco ont été transportés. Nous ne savons pas d'avantage d'où vient l'idée de construire des pyramides et des ziggourats, ou comment il a été décidé de bâtir des structures géodésiques en les alignant en direction du véritable Nord.

La plus grande question est peut-être celle-ci : pourquoi ne connaissons-nous pas les réponses à toutes ces questions  ? Et pourquoi avons-nous oublié notre propre passé  ? Plutôt qu'un oubli, il se peut que nous n'ayons pas détenu jusqu'ici le savoir et la compréhension nous permettant de trouver les réponses qui nous ont accompagnées pendant tout ce temps. Comme le montrera ce livre, la théorie d'une intervention extraterrestre intelligente est fortement corroborée par les preuves manifestes que l'on rencontre dans toutes ces régions.

Alors que quelques livres excellents et révolutionnaires ont exploré certains thèmes évoqués dans cet ouvrage, nous couvrirons ici un nouveau terrain, en adoptant une perspective scientifique, en synthétisant des observations disparates, des données et d'autres découvertes en un paradigme cohérent. Nous poserons des questions, observerons les recherches poussées, explorerons l'information et les preuves qui n'ont pas été présentées dans d'autres ouvrages, et nous ferons des connexions basées sur la stricte logique et le sens commun.


Lorsque j'ai commencé à mener les investigations qui m'ont menées à ce livre, je l'ai fait sans conclusion préconçue en tête. Les résultats de ma quête, que je partage ici, m'ont surpris – et ils sont décisifs : notre passé est jonché d'anomalies mystérieuses qui ne collent pas avec nos idées fixes et nos théories généralement reconnues sur l'évolution et l'histoire de l'humanité. Ceci suggère déjà que l'histoire s'est peut-être déroulée de manière différente.

Cependant, les scientifiques tentent de donner des explications qui satisfont ces énigmes. Ou bien ils ignorent le fait que quelque chose soit intervenu dans notre histoire pour nous élever au niveau de conscience et de capacité qui nous aurait permis de créer des civilisations.

Que cette « chose » étant intervenue soit d'une autre origine comme nous le verrons, n'est qu'une conclusion logique car le Livre de la Genèse dit : « Créons l'homme à Notre image ».

Même si l'interprétation de nos textes anciens aurait pu paraître tirée par les cheveux il y a une génération, semble-t-elle à présent si absurde ?

Comme l'indiquent les trois histoires récentes présentées au début de cette introduction, nous possédons actuellement, ou avons à portée de main des capacités informatiques développées, la capacité à modifier génétiquement des organismes et une nouvelle compréhension de notre propre code génétique. Nous avons peut-être atteint un niveau technique qui nous permet enfin de décoder les mythes et les réalisations de notre passé afin d'apprendre l'histoire de nos origines.


Finalement, notre histoire a un sens. Éclaircir les mystères de nos origines nous permettra de comprendre le passé sans préjudice ou crainte – et cela peut s'accomplir en commençant par ce qui existe, les faits, quand bien même ils semblent impressionnants, étranges ou improbables. Mais avant d'aller plus loin, il est important d'aborder le mot civilisation, mot controversé et subjectif dont le sens peut dépendre entièrement du contexte. Je l'emploie toujours pour indiquer un modèle particulier de société, avancée d'un point de vue technologique, qui montre des projets structurels et d'ingénierie correspondant à de telles avancées  c'est-à-dire stratifiée et différenciée socialement d'après le talent et le travail  mis en place des lois codifiées et un gouvernement hiérarchique.


Une quête formidable nous attend, quête qui doit débuter dans un état d'esprit ouvert. Encore faut-il avoir la volonté collective de trouver ce que nous cherchons. Nous commencerons par la théorie de l'évolution de Darwin et le récit biblique de la Genèse, et puis nous reconsidérerons l'ensemble en partant d'une perspective nouvelle et révolutionnaire.



~ 1 ~




RECONSTITUER

NOTRE TRÈS

VIEUX PASSÉ






~ Nouvelles découvertes

Certains pensent que l'ère des découvertes est terminée. Mais la Terre est vaste et pleine de mystères non résolus. Même l'histoire humaine demeure une énigme, un puzzle complexe avec des pièces manquantes qu'il faut encore trouver. Certaines reposent au fond des océans ou sont enfouies au milieu des jungles, d'autres sont cachées dans des caves elles-même dissimulées et attendent d'être découvertes.

C'est une époque passionnante pour qui s'intéresse à l'origine de l'humanité, et à notre passé sur la planète Terre. Le nombre et l'ampleur des découvertes augmentent à une allure à couper le souffle. Les nouvelles technologies allient de nouvelles approches interdisciplinaires et les perspectives novatrices de chercheurs indépendants changent rapidement tout le champ du monde ancien.


Il existe une nouvelle génération de chercheurs dans le domaine de l'archéologie. Aujourd'hui, ils travaillent en tandem avec les hydrologues, les agronomes, les géologues et toute une variété d'autres spécialistes déterminés à réinsérer les nombreuses pièces du puzzle que comportent les ruines d'une cité ou d'une civilisation perdue. Ils emploient une technologie perfectionnée, comme les reconstructions à partir d'ordinateurs, la photographie aérienne à haute-résolution, la télédétection, la photographie infra-rouge et les relevés géophysiques donnant des cartes d'une extrême précision.

Pour les investigations sous-marines, des robots et des submersibles perfectionnés sont utilisés conjointement avec le sonar, la photogrammétrie en 3-D et la vidéo digitale. Les archéologues se servent aussi de la technologie connue sous le nom de GPR.2 Inventée dans les années 1970, l'armée s'en servit à l'origine pour localiser des mines terrestres et des tunnels militaires. Ces nouvelles technologies offrent un puissant éventail d'instruments à ceux qui enquêtent sur le passé de l'humanité, ce qui signifie que le rythme soutenu des découvertes fascinantes ne ralentira pas de sitôt.


Au moment où j'écris, une compagnie canadienne d'exploration ayant de solides références ( ils ont découvert et retrouvé plusieurs galions espagnols et localisé le USS Maine, un navire de guerre ayant explosé et coulé en 1898, allumant la Guerre hispano-américaine ), a annoncé une trouvaille renversante dans la mer des Caraïbes. Ils ont localisé une « cité perdue » à une profondeur de 640 mètres au large de la côte cubaine, à moins de 80 kilomètres à l'est de la péninsule du Yucatán.

A l'aide d'un sonar à balayage latéral, l'équipe a remarqué un large plateau sous-marin avec « des images claires de structures en pierre organisées de manière symétrique qui avaient l'air d'une construction urbaine en partie recouverte par du sable. Vues d'en haut, les formes ressemblaient à des pyramides, des routes et des immeubles » raconte l'un des membres de l'équipe.3 Les chercheurs ont ensuite envoyé une sonde robotisée sous-marine – un ROV4– pour filmer des parties du plateau qui s'étendait sur plusieurs centaines d'hectares. Les images confirmèrent la présence de monolithes en pierre taillée, mesurant de 2 à 5 mètres de long et positionnés en formations perpendiculaires ou circulaires. Certains des blocs étaient empilés et d'autres exposés à la mer.


Qui avait construit cette ancienne cité  ?


L'équipe se refusa à émettre des hypothèses, mais pensait néanmoins que cette cité n'avait pu être bâtie que lorsque le fond marin était au dessus de la surface actuelle de la mer – hypothèse on ne peut plus logique – c'est-à-dire il y a au moins 6.000 ans. Ce qui en ferait le site le plus ancien du monde, devançant de 2.500 ans les cités de l'Égypte ancienne, de 3.500 celles de la civilisation olmèque, et de presque 4.500 celles des Mayas.

Comme les ruines sont proches de la péninsule du Yucatán, elles se trouvent dans la région de la civilisation maya. En fait, si le niveau de la mer était plus bas, il est manifeste que Cuba, le Yucatán et les anciennes cités devaient faire partie de la même région terrestre.


Les légendes mayas nous racontent que le peuple maya est venu d'un pays à l'est à l'époque du grand Déluge. Quetzalcoatl, le porteur de leur culture, est aussi venu de l'est. Pareillement, les Aztèques évoquent leur habitat d'origine, Aztlan, comme situé à l'est. La capitale de l'empire aztèque, Tenochtitlan, était disposée selon un schéma sensé ressembler à celui d'Aztlan, qui devait être une île car la capitale aztèque était une île au milieu du lac Texcoco relativement peu profond.


Mais les explorateurs canadiens n'étaient pas les seuls à avoir accompli une découverte étonnante. En Amérique du Sud, les habitants de la région du lac Titicaca parlaient depuis des générations d'une ville engloutie sous la surface du lac. Bien que cette légende ait été racontée depuis l'arrivée même des conquistadores, elle était sommairement rejetée comme pure fiction depuis presque 400 années.

Puis, durant l'été 2000, une équipe internationale de chercheurs comprenant des archéologues et des scientifiques d'Amérique du Sud et d'Europe découvrirent une ancienne structure submergée, à 20 mètres sous la surface du lac. Après 18 jours de plongée, ils identifièrent un temple de 50 mètres de large sur 200 mètres de long, une terrasse pour les récoltes, un mur de soutènement de 800 mètres, et une route pré-inca.

Le scientifique bolivien en chef de l'équipe, Eduardo Pareja, dira aux journalistes : « J'adhère fortement à l'hypothèse selon laquelle les ruines trouvées par l'expédition ''Atahuallpa 2000'' sont celles d'un temple pré-colombien submergé ».5

Cette datation est significative car les archéologues ont toujours attribué une date assez récente à Tiahuanaco, tout comme à d'autres ruines locales située sur l'île du Soleil. Mais nous reviendrons en détail sur ce point dans le chapitre 12.


En juin 2000, Franck Goddio, un archéologue marin français, annonça sa toute dernière découverte dans la baie d'Aboukir en Égypte. A l'aide d'instruments électroniques, Goddio dressa d'abord une carte sous-marine de la région, ce qui révéla une grande accumulation de ruines situées près des restes de la flotte napoléonienne coulée à environ 6 mètres de la surface. Puis, utilisant un équipement sous-marin dernier cri, il put localiser et extraire de nombreux objets, dont des statues, des pièces en or et des bijoux. Goddio découvrit également une cité engloutie totalement inconnue, qui a été submergée si rapidement que les gens n'avaient pas eu le temps d'emporter leurs biens les plus précieux, ni même de fuir.

Les découvertes de Goddio corroborent les récits d'historiens grecs antiques, tel Hérodote qui avait décrit le temple d'Hercule à Héraklion en 450 av. JC, et Strabon qui avait conté le style de vie luxueux des villes de Canope, Héraklion, et Menouthis au IIe siècle. Ces cités sont toujours demeurées mystérieuses parce qu'elles avaient coulé sous les eaux de la baie pour des raisons qui ne sont pas encore élucidées.6


Des archéologues chinois annoncèrent récemment la découverte dans le lac Fuxian ( province du Yunnan ) de ruines submergées d'un ancien complexe, qu'ils baptisèrent la Pompéi chinoise. L'expédition se servit du submersible Blue Whale pour examiner et photographier le site composé de murs en pierre longs de 15 à 23 mètres, et larges d'environ 3 mètres. Des dalles et des murs complets de 8 bâtiments, ainsi que d'autres dalles, furent retrouvés éparpillés dans une zone de 2.500 mètres sur 800.

Les scientifiques pensent que la ville faisait partie de l'ancien royaume du Yunnan dont la légende locale dit simplement qu'il a disparu. Le centre du Yunnan est prédisposé aux tremblements de terre et Yu Xixian – un éminent archéologue chinois qui mena l'expédition sous-marine – désigna les fractures et les traces d'affaissement sur les montagnes alentours comme signe manifeste de ce qui a pu arriver à cette cité : elle a directement coulé dans le lac, ou a été inondée après qu'un affaissement de terrain ait obstrué un débouché.


Dans les chapitres suivants, je reviendrai sur d'autres découvertes récentes du même genre, dans diverses parties du monde. Mais avec les techniques d'exploration en mer profonde, nous pouvons d'ores et déjà espérer d'avantage pour les décennies à venir.

Après les cités submergées sous les eaux des mers et des lacs, tournons-nous vers l'énigme du désert du Taklamakan dans l'est de la Chine. C'est l'un des plus grands mystères de l'archéologie moderne qui commença à être mis au jour dans les années 1970 et 80. On y découvrit des douzaines de corps datant de milliers d'années, tous parfaitement préservés dans une région où l'air est chaud et sec en été et la température glaciale en hiver. Les momies – les gens du bassin du Tarim7 comme on les appelle – ont été essentiellement déshydratées et sèchement congelées, ce qui, merveille, a conservé leurs vêtements, leur peau, leur cheveux et leurs traits intacts.8

Cependant les scientifiques apprirent bientôt qu'ils n'en avaient pas fini de déchiffrer ce nouveau chapitre énigmatique de l'histoire humaine. Au cours de leur études, ils découvrirent que les momies d'Asie centrale étaient en réalité des blancs ! Bien que personne ne puisse assurer pourquoi ils se trouvaient là, ou pourquoi ils avaient disparu il y a des milliers d'années, nous savons à présent que leur culture a prospéré pendant au moins 1.500 ans. Selon les traditions populaires des tribus locales, un peuple non-chinois s'était installé dans la région aux environs de la préhistoire.

Les momies montrèrent que les gens du bassin du Tarim avaient des cheveux d'un blond foncé, tirant sur le roux, ou châtain clair, des yeux enfoncés et de longs membres. Les vêtements révélèrent bien des indices de leur culture. Apparemment, ils enterraient leurs morts avec des habits et des bottes aux couleurs vives. Ils gardaient des moutons et du bétail, se servaient des chevaux, pratiquaient une forme d'agriculture et utilisaient la laine des moutons pour leurs vêtements : après l'avoir teint de couleurs éclatantes, ils la tissaient d'une manière compliquée et imprimaient de motifs ce feutre de laine fait main.

Jusqu'ici, au moins 1.000 corps momifiés ont été déterrés et d'innombrables sites sont encore à fouiller. Quelle que soit leur origine, les dépouilles trouvées près de la Route de la Soie montrent que l'histoire de l'humanité est bien plus riche et complexe qu'on ne l'avait imaginé.


Dolkun Kamberi, un homme aux cheveux châtain moyen et aux traits de blanc, est un archéologue qui est né et qui a été élevé dans cette région du désert chinois. Il pense qu'il est un descendant direct des gens du basin du Tarim. Au cours de son travail dans ce périmètre, il trouva un morceau de crâne humain datant d'un demi-million d'années, preuve inégalable que ces gens se trouvaient dans cette région il y a 500.000 ans.

La découverte de ce peuple promettait de mettre sens dessus-dessous les notions des historiens orthodoxes et des historiens du gouvernement chinois, fort mécontents d'apprendre que des non-asiatiques s'étaient installés sur le sol chinois en des temps anciens, pré-dynastiques. Kamberi pense que l'Asie centrale deviendra le rêve des archéologues pour ce premier siècle du nouveau millénaire. Mais nous découvrirons encore plus de mystères et de controverses en Chine au cours du chapitre 9.



En Amérique du Sud également, une découverte récente nous a obligé à repenser le fil chronologique de l'histoire, en reculant la date des installations urbaines dans les Amériques. « Nos découvertes montrent qu'une société très importante, complexe, est survenue sur les côtes du Pérou des siècles plus tôt qu'on ne le pensait » nous dit Jonathon Hass MacArthur, professeur d'anthropologie et conservateur au musée Field de Chicago.9

Bien que la côte nord du Pérou ne soit pas tout à fait aussi bien connue pour ses fouilles que les sites archéologiques des Andes, cette région côtière est le nid d'une douzaine de découvertes vraiment impressionnantes. La datation au carbone des fibres de plantes venant de l'un de ces sites, connu sous le nom de Caral, indique que non seulement il était établi en 2.627 av. JC, mais qu'aussi il avait déjà fait preuve à cette époque d'une architecture d'entreprise monumentale et d'une agriculture avec irrigation. Caral est aujourd'hui l'un des 18 énormes centres urbains de la vallée de Supe ( mais nous nous rendrons dans cette région au chapitre 10 ).

Sechin Alto est une autre trouvaille récente de la région côtière, cette fois-ci dans la vallée de Casma  grands centres de monuments du Nouveau Monde. Grâce à la cartographie à l'aide de laser et à la photographie aérienne, combinées avec des techniques plus classiques, l'archéologue péruvien Ivan Ghezzi a pu réaliser toute une série de découvertes sur ce site.

En 2000, son équipe trouva la section des Treize Tours de Chankillo, située au sommet d'une colline. Elle a longtemps été considérée comme une forteresse, mais son équipe a montré que les tours sont en fait positionnées pour marquer les dates des solstices, des équinoxes et des mois. Les trouvailles astro-archéologiques indiquent que Chankillo servait en réalité de calendrier céleste et de centre pour les rituels publics.

Le 23 mars 2002, une conférence de presse internationale se tint en Espagne en liaison avec l'Ambassade du Pérou afin d'annoncer la découverte saisissante du Projet Koricancha au Temple inca du Soleil, à présent l'Eglise Santa Domingo à Cuzco, Pérou. « L'investigation scientifique et les données par GPR obtenues récemment dans l'Eglise Santa Domingo-Koricancha par la Bohic Ruz Explorer Society exposera l'un des plus grands mystères de notre temps » annonçait le communiqué de presse.10

C'est donc à l'aide d'un GPR que les chercheurs avaient localisé sous l'église plusieurs tunnels et structures souterraines. A vrai dire, au cours de ces cinquante dernières années, de nombreux explorateurs indépendants avaient affirmé qu'un dédale de tunnels souterrains et de galeries existaient entre Sacsayhuaman et le Temple du Soleil, en connexion avec d'autres sites. Cependant ces signalements n'avaient jamais été prouvés par une quelconque exploration scientifique jusqu'à ce que les travaux de Koricancha les confirment. « Ces découvertes captureront l'imagination du monde et sont potentiellement rivales de celles de la tombe de Toutankhamon », disait Anselm Pi Rambla, le président du cercle d'explorateurs.

Les études par GPR nous ont aussi conduit en Égypte. Néanmoins les découvertes sont tombées dans la controverse. Certains chercheurs soutiennent qu'un système de galeries et de tunnels a été trouvé sous le Sphinx et les pyramides. D'autres contestent ce qu'ont révélé les données obtenues par GPR et le gouvernement égyptien garde le silence sur ces présumées découvertes.




~ Apport de sang frais, et chercheurs « indépendants » renégats

Le champ de l'investigation archéologique et anthropologique a été transformé par de nombreux chercheurs et savants indépendants. Le travail de David Rohl montre comment de petites erreurs d'interprétation combinées aux inadvertances peuvent mener à des conclusions terriblement inexactes sur l'histoire. Lors de ses études pour devenir égyptologue, Rohl avait des idées hérétiques. Une suspicion grandissante que quelque chose ne collait pas avec la chronologie égyptienne admise le poussa à lancer un assaut tous azimuts sur ce qui est probablement le bastion le plus conservateur de toute la science de l'anthropologie.

Comme il est notoire que les égyptologues sont bornés, il savait qu'il risquait beaucoup en publiant ses critiques et en révélant ses idées nouvelles. Rohl réalisait que ses idées pouvaient porter à conséquence et auraient de profondes retombées si elles s'avéraient exactes. Il avait le potentiel de révolutionner la chronologie admise des dynasties et les idées prévalantes de l'histoire égyptienne et israélienne, mais aussi de raviver une série de disputes anciennes et âpres entre ceux qui croyaient en la Bible et les sceptiques.


Lorsque Rohl présenta sa théorie dans A Test of Time : The Bible from Myth to History, elle fut reçue dans un climat compliqué et chargé d'un point de vue émotionnel. Les archéologues et les sceptiques s'étaient depuis longtemps questionnés sur l'authenticité de la Bible en tant que document historique, en dépit de la forte foi des croyants. Dans les années 1800, les sceptiques avaient pointé du doigt les références aux villes de Capharnaüm, Chorazin et Bethsaïde dans les Évangiles, affirmant que ces endroits n'avaient jamais existé et que les récits n'étaient que des mythes qui ne devaient pas être considérés comme une histoire réelle. Néanmoins les archéologues finirent par découvrir ces cités perdues qu'on trouve aujourd'hui sur tous les plans destinés aux touristes.

Puis les sceptiques se tournèrent vers l'Ancien Testament, sur les récits de Nivive, la capitale de l'Assyrie, affirmant qu'aucune cité ou pays de ce genre n'avait existé. Mais en 1840, un explorateur britannique, Henry Layard, décida de leur prouver le contraire. Il partit pour voir s'il pourrait trouver l'ancienne Assyrie et mit au jour la cité de Nivive lors de ses recherches.

Au début du XXe siècle, les sceptiques détournèrent l'attention sur les Hittites, assurant que ce n'était qu'un peuple fictif, bien que la Bible mentionne leur empire au moins 40 fois. Là-dessus, en 1905, les archéologues découvrirent une cité hittite en Turquie. En dépit de cette kyrielle de preuves – et ces cas ne sont que de menus échantillons – l'archéologie n'avait pas réussi à confirmer les histoires des principaux patriarches de l'Ancien Testament. Cela posait un sérieux problème à l'exactitude historique de la Bible. Il n'y avait aucune preuve archéologique pour corroborer les récits d'Abraham et de Moïse. Et pas d'avantage de preuves confirmant les livres de Saül, de David, ou même de Salomon.

Malgré tous les efforts de bien des savants et archéologues, ils échouèrent dans leur tentative de valider les récits des patriarches de l'Ancien Testament. Et cette grande question restait sans réponse : comment plusieurs millions de Juifs avaient-ils pu résider en Égypte, migrer à travers le désert pour Cannan, puis commencer à conquérir le pays sans laisser la moindre trace  ?

Les archéologues ne purent trouver d'empreintes de pas et conclurent que les événements relatés dans l'Exode n'avaient en réalité jamais eu lieu. Ce qui mena les scientifiques à soutenir que l'Ancien Testament, dans sa totalité, non seulement dans l'Exode, mais aussi dans Saül, David et dans le reste, n'était pas un récit historique exact, et que les juifs comme les chrétiens faisaient erreur en croyant que ces histoires littéraires, ou légendes tribales, étaient de véritables récits.


Sans l'appui, ni la confirmation requise de sources extra-bibliques, la conclusion des scientifiques était apparemment incontestable. Mais le coup fatal vint des fameuses fouilles de Jéricho menées en 1952. L'archéologue en chef conclut qu'aucune cité n'avait existé là, soi-disant du temps où les Israélites étaient entrés dans le pays et avaient combattu à la fameuse bataille de Jéricho.


D'après les résultats des fouilles, Jéricho n'était déjà plus que ruines, depuis plusieurs siècles, à l'époque ou les juifs avaient traversé le Jourdain. Le débat était maintenant clos pour ce qui était des archéologues traditionnels. Inutile de dire que les croyants n'étaient pas d'accord.


David Rohl n'avait pas l'intention de prouver que la Bible avait tort ou raison  n'était absolument pas sa priorité. Simplement, il réalisa et voulut démontrer que les érudits avaient laissé échapper plusieurs détail cruciaux en établissant la chronologie égyptienne. Il comprit que ces erreurs d'interprétation avaient mené tous ceux qui avaient employé cette chronologie comme base de comparaison avec les événements décrits dans la Bible sur une mauvaise piste11.


Le livre de Rohl détaille son minutieux travail de détective et semble raisonné. Il prouve que les estimations éclairées des égyptologues durant l'établissement de la chronologie égyptienne, basées sur des données incomplètes, sont en fait inexactes. L'un des problèmes fondamentaux de cette chronologie traditionnelle tient par exemple au fait de ne pas prendre en compte le phénomène de dynasties parallèles : il existe des périodes où le contrôle central n'est pas tenu par une dynastie mais par divers pharaons ayant régné simultanément sur des territoires fragmentés.

Après avoir remis en ordre la chronologie de l'Égypte, Rohl dut faire les ajustements nécessaires à la chronologie biblique. Il abrégea le séjour en Égypte ( de 430 à 215 années ), déclarant que le séjour de 430 années avait commencé lors de l'entrée des Hébreux en Canaan, et non lors de leur entrée en Égypte. Il ajusta également la longueur de leur errance dans le désert, la conquête de Canaan, et la période des Juges, la faisant passer de 220 à 417 années. Bien évidemment, le livre de Rohl souleva une controverse majeure. Mais quand les archéologues commencèrent à appliquer dans leur travail ses chronologies révisées, ils entamèrent une série de découvertes de grande portée. C'était comme si le chemin parcouru jusqu'ici dans l'obscurité avait été subitement éclairé de lumière.

Les nouvelles chronologies faisaient correspondre les personnages et les événements d'une façon totalement différente. Ce nouveau compte-rendu poussa les scientifiques à revoir des documents anciens comme les Lettres d'Armana, découvertes en Égypte en 1887 et qui consistaient en 380 tablettes cunéiformes – des « courriers » que les rois étrangers avaient envoyés au pharaon. Les érudits avaient assigné ces lettres à la maison de la correspondance du pharaon Akhénaton, à la suite de quoi les égyptologues ne s'étaient jamais souciés de chercher les tablettes de cette correspondance à partir la monarchie unifiée d'Israël – car d'après l'ancienne chronologie, Akhénaton avait vécu et était mort avant l'établissement d'Israël.

Cependant, le nouveau calendrier de Rohl plaçait Akhénaton au début du règne de Saül. Grâce à cet éclairage, les érudits commencèrent à donner un sens aux lettres qui avaient défié l'analyse précédente – lettres de dirigeants de Palestine qui faisaient sans cesse référence aux Hébreux : ces dirigeants étaient fort mécontents, parce que David et son armée de mercenaires pillaient les campagnes pour rester en vie. Le récit égyptien et la Bible concordaient enfin.


Nous possédons d'autres exemples de cette nouvelle relation entre les deux chronologies  la fin de la XIIIe dynastie, ce qui semble correspondre aux références bibliques à propos des plaies du temps de Moïse. En effet, dans son histoire de l'Égypte écrite au IIIe siècle avant notre ère, le grand prêtre Manéthon se lamente : « Pendant son règne [ le règne de Dudimose ], je ne sais pour quelle raison, le souffle de Dieu nous frappa... ».


Ce nouveau lien entre le pharaon Dudimose et des événements spécifiques ouvrit une nouvelle perspective sur une découverte qui avait intrigué les archéologues. Les fouilles de Tel ed-Daba ( la Goshen biblique ), située dans la région du delta du Nil, révéla des « puits de plaies » dans lesquels des centaines de corps avaient été jetés, confirmant le fléau auquel Manéthon et la Bible faisaient référence. L'inspection des tombes alentour révéla que les gens qui peuplaient la région venaient de Palestine et de Syrie : les enfants d'Israël.

Le livre fascinant de Rohl, une véritable mine d'information, a finalement révolutionné le champ de l'archéologie égyptienne et biblique.



Pendant que cette œuvre révolutionnaire faisait son chemin dans l'arène du savoir, d'autres du même type empruntaient la même route. En 1969, James O'Kon, un archéologue autodidacte, se rendit pour la première fois dans le mystérieux pays des anciens Mayas qui le passionna toute sa vie et dont il voulait comprendre la civilisation perdue.

En 1989, lors d'une expédition dans la cité de Yaxchilan, étudiée depuis au moins 100 ans par les archéologues, il visita un site au bord du fleuve Usumacinta, frontière naturelle entre le Mexique et le Guatemala. Yaxchilan est située dans la forêt tropicale entre deux des plus importants sites mayas, au nord de Palenque à environ 160 kilomètres, et au sud de Tikal, sur le fleuve au milieu de la jungle du Petén ( Guatemala ). Lorsque la pirogue dans laquelle il voyageait s'approcha du rivage, O'Kon remarqua un monceau de pierres. A ses yeux, son ancienne fonction était évidente. « C'est une jetée de pont » déclara-t-il sans l'ombre d'un doute.

L'archéologue qui dirigeait l'excursion rejeta son observation. Après tout, les scientifiques qui avaient étudié la région n'avaient pu que conclure à un curieux phénomène. Mais O'Kon visualisait déjà la construction du pont et sa portée.

En tant qu'ingénieur et expert bien connu et hautement respecté ( ancien président du conseil d'experts de la Société Américaine des Ingénieurs Civils ), il disposait de tout un arsenal de technologies modernes pour prouver le bien-fondé de son opinion.

Il collecta des données à Yaxchilan, se servit d'ordinateurs, de photos aériennes et de plans pour développer un modèle 3-D du site et pour déterminer une variété d'importantes coordonnées techniques. Lorsqu'il eut fini ses calculs, le résultat fut stupéfiant : il démontrait que les ingénieurs mayas avaient conçu et construit la plus longue portée de pont du monde ancien, une structure suspendue de 180 mètres avec deux jetées de chaque côté du fleuve et deux points d'appui dans le fleuve lui-même!

Ses découvertes furent publiées dans les numéros de janvier des magazines Civil Engineering et National Geographic. En fait, Yaxchilan avait véritablement besoin d'un tel pont : elle était située en hauteur sur une courbe du fleuve Usumacinta, qui bordait la cité sur trois côtés  or, cette partie de la forêt tropicale reçoit une telle quantité de pluie ( entre 380 et 500 cm de juin à janvier ) que durant la saison des pluies « Yaxchilan devenait une ville insulaire », déclara O'Kon.


Cette découverte importante n'est qu'une partie du travail de O'Kon. Il est convaincu que les Mayas n'étaient pas un peuple « néolithique » ( de l'âge de pierre ), mais plutôt une race « technolithique » qui « pour ses outils employait le jade, plus dur que l'acier ». Son raisonnement est difficilement réfutable : « Le fer était situé à au moins 2,5 kilomètres » m'expliqua-t-il récemment. « Les Mayas étaient très doués en mathématiques et en sciences. Il possédaient déjà le concept du zéro, 700 ans avant les Européens ».


O'Kon s'est aujourd'hui tourné vers l'étrange système des routes mayas qui relient leurs sites. Il a déjà trouvé une route de 100 kilomètres, qui s'étend entre Coba et Yaxuna, en ligne droite, encore plus rectiligne que certaines de nos routes modernes, avec seulement une déviation négligeable.

Cette découverte a une fois de plus soulevé une question, question qui a depuis longtemps harcelé les chercheurs : pourquoi les Mayas se sentaient-ils obligés de construire des routes larges, pavées et à niveau, alors qu'ils ne possédaient pas de véhicules à roues ou d'animaux de trait  ?


Un autre explorateur d'antiquités péruviennes a transformé ces mythes en histoire depuis quatre décennies. Gene Savoy, qui a aujourd'hui plus de 70 ans, est toujours un chercheur actif, malgré sa réputation passée en Amérique du Sud et ses exploits dignes de ceux d'un certain Indiana Jones.

Savoy a passé son enfance dans le nord-ouest des Etats-Unis  plus du temps où il voulait être explorateur. L'histoire et le folklore des tribus indiennes nord-américaines fut l'une de ses premières passions ( il revendique son ascendance cherokee ). A 20 ans, il avait déjà formulé quelques théories qu'ils voulait tester en explorant les montagnes et les jungles du Pérou.

En effet, il avait remarqué des similitudes dans les symboles pictographiques et les motifs de dessins chez les anciens peuples d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud. Imprégné de sa théorie de contacts transcontinentaux, Savoy fit ses premières découvertes bien avant que le Machu Picchu ne devienne un site touristique. Sa première expédition eut lieu dans les années 1950 et au début des années 60, avec un long, pénible et audacieux trajet dans l'est des Andes, le menant à la découverte de la légendaire et fabuleuse Vilcabamba, la dernière cité inca refuge face à l'invasion des Espagnols.12

En 1965, il trouva un autre site important, qu'il baptisa Gran Pajaten, dans les jungles du nord-est du Pérou, près du bassin du Rio Abiseo. On pourrait aussi lui attribuer la découverte d'une quarantaine de ruines anciennes dans la région. Mais ce qui le passionnait plus que tout, c'était de prouver l'existence des « mythiques » Chachapoyas – de grands guerriers à peau blanche qui avaient précédé les Incas et que les Incas avaient soit-disant employés comme gardes.

En 1984, Savoy retourna sur place pour dénicher des indices sur cette civilisation légendaire et, cette fois, il fut couronné de succès. Son expédition découvrit des ruines au milieu d'une forêt spectaculaire, plongée dans les nuages près du fleuve Vilaya, qu'il nomma par la suite Gran Vilaya quand l'expédition eut fini d'explorer les ruines et de dresser la carte de la région. Ce site immense, dans le département des Amazones, à l'ouest du fleuve Utcabamba, présente beaucoup d'objets curieux. Il comprend au moins 24.000 pierres taillées en ovale sur une surface d'environ 160 m2.

En 1989, alors que l'expédition Gran Vilaya touchait à sa fin, Savoy et son équipe parvinrent péniblement dans une grotte à flanc de falaise, où ils trouvèrent un ensemble de tablettes avec des inscriptions. Il y remarqua un symbole familier, celui qu'utilisait le roi Salomon pour marquer les bateaux envoyés au pays d'Orphir, afin de collecter l'or et les pierres précieuses dont il avait besoin pour son temple à Jérusalem.

Ce qui entraîna les explorateurs infatigables dans un nouveau voyage, une expédition maritime ayant pour but de retracer les possibles routes des marins du Monde Ancien à la recherche du Nouveau Monde.

Savoy avait ouvert les portes de plusieurs royaumes nouveaux et mystérieux. La science actuelle ne sait pas grand-chose des Chachapoyas, dont le nom signifie « le peuple des nuages », si ce n'est qu'ils construisirent de nombreux murs passant par les cimes des montagnes embrumées afin de garder leurs cités secrètes, cités qui dominent clairement la forêt plongée dans la brume. Ce fut dans leur royaume, sur un pic des Andes, que les momies gelées furent trouvées en 1995. A cette date, les archéologues ont aussi découvert des tombes et d'autres objets, mais ils n'ont pas encore percé l'énigme du peuple de la brume perpétuelle.


Néanmoins, en dépit de ces mystères et d'autres dont les explications nous échappent, les découvertes de ces 100 dernières années nous laissent penser que nous sommes sur le point de faire un grand pas en avant dans notre compréhension de l'histoire ancienne.

Ce début de troisième millénaire nous promet de finalement pénétrer au cœur de ces mystères qui ont semé la confusion pendant des générations. Et c'est grâce aux nouvelles technologies, aux méthodes novatrices, à l'approche pluridisciplinaire et à la nouvelle optique de chercheurs indépendants que nous pourrions bien percer les secrets de nos âges.

Mais des forces puissantes nous obligent aujourd'hui, comme elles l'ont fait dans le passé, à rester sur un status quo.

Revoir en bloc les interprétations orthodoxes de l'histoire ancienne nous servirait au mieux, en considérant d'une toute autre façon les origines de l'humanité.

En somme, nous avons besoin d'un engagement total pour découvrir la vérité, un engagement affranchi d'idées préconçues et ouvert à toute possibilité.



~ 2 ~



ORIGINES

MYSTÉRIEUSES :


DESCENDONS-NOUS

DU SINGE ?






Toute nouvelle théorie sur la genèse de la vie, de l'humanité et des civilisations commence par une interrogation : qu'est-ce qui est adéquat, le dogme traditionnel ou le dogme dominant  ? Ceux qui souscrivent à l'école de pensée de l'histoire alternative n'ont pas encore pleinement réalisé comment le darwinisme a été appliqué au développement de l'histoire et de la culture. Mais avant de s'y intéresser, nous devons d'abord voir comment est né le darwinisme.


La théorie de l'évolution de Darwin est basée sur le mécanisme de mutation – une altération accidentelle du code génétique – et sur le mécanisme de feed-back de la sélection naturelle, dont le principe repose sur la survie du plus apte, et la disparition du plus faible.

Il est intéressant de noter que le concept de l'évolution ne vient pas de la théorie de Charles Darwin, bien qu'il lui ait été attribué. Il était déjà présent depuis deux siècles quand Darwin commença à l'examiner de près. Darwin n'inventa pas d'avantage l'idée de la sélection naturelle, qui avait été observée dans tous ses détails par d'autres scientifiques étudiant l'hérédité. Cependant, c'est Darwin qui commença à mettre bout à bout ces hypothèses d'une façon plausible scientifiquement, les rassemblant en un tout cohérent, dans une œuvre volumineuse : De l'origine des espèces.

Mais la théorie de l'évolution de Darwin doit-elle encore être considérée comme une explication définitive de l'évolution de toutes les formes de vie sur Terre  ? Michael Denton, auteur de Evolution : A Theory in Crisis, regarda de près la théorie de Darwin et fit une distinction entre deux types d'évolutions : la microévolution et la macroévolution. La première inclut la sélection naturelle dans les génotypes, un processus horizontal observable dans l'élevage artificiel de plantes et d'animaux domestiques, dans le cadre des variations dans les génotypes expliqué par Darwin et dans la répartition géographique de nombreuses espèces vivantes.

Le processus de la macroévolution reflète la sélection naturelle, sous une forme accélérée. Cependant nous verrons au chapitre 3 que la sélection artificielle est vraiment très différente du processus naturel et que les résultats obtenus en peu de temps sont à l'opposé de ceux obtenus par la sélection naturelle.


Dans son livre, Denton affirme que c'est le processus de macroévolution que Darwin ne peut pas expliquer.13 La macroévolution implique la création de la première cellule d'un nouvel organisme avec un nouveau génotype ou un saut d'un génotype à un autre. Ce type de changement – un processus vertical plutôt que latéral – est le point débattu avec tant de ferveur. Le principal dogme de l'évolution indique que les espèces évoluent grâce à des mutations aléatoires, et sont le résultat de l'escalade graduelle de formes simples vers des formes complexes, et non le résultat d'un développement horizontal en de nouveaux génotypes.


Les découvertes récentes du consortium public travaillant sur le projet du génome humain ont aussi soulevé d'importantes questions à propos des théories de l'évolution darwiniennes. Bien que certaines des questions soient débattues avec beaucoup d'ardeur par la communauté scientifique, les média n'ont pas attiré l'attention du public sur les implications de ces découvertes.

Ainsi le public n'a pas encore vraiment assimilé ou analysé ce qu'elles signifient en termes d'idées dominantes et généralement reconnues ( au moins en science ) sur les origines de la vie sur Terre, en particulier sur la façon dont a évolué l'humanité.


Décrypter le code du génome humain a donné au moins deux résultats saisissants. Les scientifiques avaient précédemment pensé que des formes de vie très simples pouvaient avoir entre 500 et 2.000 gènes au maximum, alors que les humains, une des espèces les plus complexes, possédaient le plus grand nombre de gènes, peut-être entre 60.000 et 80.000, avec une estimation moyenne de 100.000 à 140.000, bien plus que toute autre espèce.

Cette prédiction, basée sur la théorie darwinienne, n'avait cependant pas été confirmée par des résultats. Depuis, le code du génome a été déchiffré, et le nombre de gènes humains s'élève à seulement 30.000 – juste un peu plus du double que celui d'une simple mouche ( la mouche du vinaigre ou drosophile en compte 13.601 ).

Le second résultat troublant donné par le consortium fut que le génome humain contient 223 gènes qui n'ont pas de prédécesseurs sur l'arbre de l'évolution génomique. On pourrait penser que 223 gènes sur 30.000 représentent un bien faible pourcentage ( 0,7% ) et que leur existence est sans importance – pas de quoi en faire un plat !

Pourtant, quand il s'agit de gènes, un nombre infime peut faire toute la différence... Par exemple, ce qui nous distingue du singe tient à seulement 300 gènes, juste 1% de différence, même si cela est difficile à accepter. En d'autres termes, les chimpanzés et les humains sont – au niveau génétique – semblables à 99%.


Pour certains, cette différence prouve clairement la théorie de l'évolution. En revanche, il est beaucoup plus difficile d'expliquer le caractère unique des humains. Que contient alors ce 1% pour nous rendre si différents des chimpanzés ?




~ Opinions dissidentes

Lors de la publication de son fameux livre en 1859, Darwin savait que sa théorie présentait des faiblesses. Qui plus est, il connaissait parfaitement son talon d'Achille : « Le nombre de variétés intermédiaires ayant auparavant existé sur terre doit être vraiment colossal. Pourquoi alors chaque formation géologique et chaque strate ne contiennent-elles pas ces liens intermédiaires  ? [ C'est là ] l'objection la plus sérieuse et la plus frappante qui puisse être soulevée à l'encontre de ma théorie ».14


Là où Darwin voulait en venir, est que la véracité de sa théorie aurait dû être soutenue par les preuves incontestables du dossier fossile, certaines pièces intermédiaires étant manquantes. Nous connaissons tous le problème du « chaînon manquant », que l'on attribue généralement au manque d'un précurseur uniquement pour l'homme moderne. Mais le problème est bien plus large et profond. En réponse à une question sur ce sujet, le regretté Louis B. Leakkey, éminent anthropologue, s'exprima ainsi : « Il n'y a pas de chaînon manquant – il y a des centaines de chaînons manquants ».15


Selon le darwinisme, les deux processus de mutation et de sélection naturelle travaillent ensemble, graduellement au fil du temps, pour changer les poissons en amphibiens, les amphibiens en reptiles, les reptiles en oiseaux, et en fin de compte les oiseaux en mammifères. La théorie prédisait que la preuve ultime ( sur la manière dont la vie s'est développée sur terre ) viendrait des témoignages fossiles. Mais à ce jour, les fouilles n'ont pas répondu à cette prédiction.


« C'est l'absence de fossiles de transition qui m'a d'abord fait douter de l'idée de changement graduel émise par Darwin » expliqua Richard Milton, un écrivain scientifique, lors d'une interview pour son livre sur le darwinisme.16 Milton était un ardent darwiniste qui passait tous ses week-ends à étudier la géologie et la paléontologie dans son Angleterre natale. Un jour, il réalisa que quelque chose n'allait pas. Il lui apparut que la réflexion prouvant le darwinisme tournait en rond, tout comme les méthodes employées pour appuyer la théorie. Il montra par exemple que les roches étaient utilisées pour dater les fossiles et les fossiles pour dater les roches.

Une fois son scepticisme naturel éveillé, il ne laissa aucune pierre lui échapper. Il devint un visiteur quasi quotidien du prestigieux Muséum d'Histoire Naturelle de Londres, où il soumit à un examen intense chaque pièce qu'avait utilisée Darwin à l'appui de sa théorie. Il examina l'évolution théorisée du cheval, de l'archaeopteryx, à moitié reptile, à moitié oiseau, du papillon poivré, des fringillidés des Galápagos, et d'autres pièces « incontestables » du puzzle darwinien. Et il trouva que les histoires supposées de leur développement ne pouvaient tenir tête à une investigation journalistique de routine.


La communauté scientifique aime présenter une image d'unité. Elle insiste sur le fait que la majorité de ses membres font partie du même train ( le darwinisme ) ou en l'occurrence du même bateau ( le Beagle ), et elle voudrait que le public pense que toutes les critiques contre le darwinisme proviennent des religieux ( les créationnistes ), persuadés que le monde a été créé par Dieu en 7 jours, comme le relate la Genèse...

En réalité, beaucoup d'éminents scientifiques, en particulier le Dr Francis Crick, co-découvreur de l'ADN en 1950, et l'astronome Fred Hoyle, ont publié des critiques de la théorie de Darwin et présenté, en contrepartie, des théories alternatives.

Ce Crick – l'homme qui a rendu possible le décodage du génome humain – présente un discours très percutant. Dans son livre Life Itself, il établit une liste de 100 questions rigoureuses auxquelles le darwinisme ne peut répondre selon lui. Il continue en présentant une théorie alternative, du nom de panspermie, que nous reverrons en détail dans le prochain chapitre.

Personne ne peut nier que le Dr Crick est un éminent scientifique, avec d'excellentes références, mais les institutions scientifiques ignorent complètement sa critique et rejettent son innovante théorie.

Crick et Hoyle ne sont en aucun cas les seuls scientifiques à s'interroger sur les fondations de l'évolution. Nombre de livres émettant une critique de la théorie ont été publiés ces dernières années, et très récemment une déclaration intitulée « Désaccord scientifique sur le darwinisme » a été signée par une centaine de scientifiques, puis présentée dans la presse pour coïncider avec la programmation sur PBS17 d'une série pro-darwinienne en sept parties au titre suffisamment approprié, Evolution.


Les scientifiques ayant signé cette déclaration venaient de divers bords  créationnistes bibliques en faisaient partie mais n'étaient pas majoritaires. L'un des énoncés du document montrait leur désaccord, adressé de façon relativement directe : « Je suis sceptique sur les affirmations qui expliquent la complexité de la vie par la capacité des mutations aléatoires et de la sélection naturelle ».18 Dans leur interrogation intellectuelle sur la théorie, les signataires poursuivaient en s'appuyant sur une proposition raisonnable et rationnelle : « Un examen attentif des preuves en faveur de la théorie darwinienne devrait être encouragé ». Mais la critique la plus virulente venait du chimiste et candidat au prix Nobel, Henry « Fritz » Schaefer, qui réprimandait les darwinistes pour « avoir adopté des types de preuves en faveur de l'évolution qu'ils n'auraient jamais acceptés en tant que scientifiques dans d'autres circonstances. »19




~ Mais que montrent les preuves ?

Le processus de macroévolution – changement d'un génotype en un autre génotype – n'a jamais été observé : personne n'a jamais vu un reptile se changer en oiseau ou une plante sans fleurs pousser subitement en donnant des fleurs.

Ainsi, pour trouver les chaînons manquants entre les reptiles et les oiseaux, ou entre les plantes sans fleurs et les plantes à fleurs, les scientifiques se sont tournés vers le témoignage des fossiles. Dans l'histoire, les formidables efforts scientifiques n'ont connu aucune interruption depuis l'époque de Darwin. Des armées de scientifiques et des darwinistes du week-end, prêts à se salir pour la cause, ont participé à des fouilles tout autour du globe dans l'idée de parvenir à un seul but : prouver que la théorie de l'évolution est valide. Cet effort prolongé et massif a fait qu'environ un quart de million de fossiles abrités par les musées du monde entier ont été réexaminés – sans qu'aucun fossile intermédiaire d'une quelconque signification ne soit retrouvé.

A lui seul, ce fait menace déjà sérieusement la théorie de Darwin. Si la vie a lentement évolué depuis des formes simples jusqu'à des formes complexes par une série de mutations en réponse à des conditions environnementales changeantes, comme l'affirme le darwinisme, il devrait alors y avoir une surabondance de formes intermédiaires. Or les témoignages fossiles ne le confirment pas. Les fossiles nous donnent une image de la vie sur Terre où des espèces nouvelles et complètement formées apparaissent comme par enchantement, demeurent ainsi pendant de longues périodes, et puis disparaissent.


Cette image est un secret que les paléontologues et les darwinistes ont gardé pour eux. Le regretté Stephen Jay Gould, paléontologue, a en fait admis que « tous les paléontologues savent que les témoignages fossiles ne contiennent rien de précieux sur les formes intermédiaires  transitions entre les groupes majeurs sont toujours abruptes. »20 Cette vérité est apparemment ce qui poussa Gould à publier sa théorie controversée d'équilibre ponctué, tentative d'expliquer pourquoi il existe des chaînons manquants et pourquoi des espèces apparaissent et disparaissent comme par magie, au lieu de suivre la lente progression par addition de petits changements prônée par Darwin.

Mais les collègues de Gould rejetèrent simplement sa théorie en disant que « la théorie de l'évolution a déjà expliqué cela »21, en dépit du fait que Darwin n'inclut rien dans son hypothèse sur les apparitions et disparitions abruptes et intermittentes.

L'un des problèmes les plus contrariants pour Darwin fut d'essayer de rendre compte de la soudaine apparition de plantes à fleurs. Toutes les plantes primitives se sont propagées et ont survécu avec succès pendant des centaines de millions d'années par reproduction asexuée. Puis, il y a environ 100 millions d'années, des plantes à fleurs ont surgi de manière inexplicable. Darwin l'évoquait comme « l'abominable problème ».


Cette apparition subite est confuse pour différentes raisons. Tout d'abord, il n'y a pas d'espèces de transition dans le dossier fossile. Or, si la théorie de Darwin est correcte, on devrait pouvoir en trouver des milliers d'exemples. Les cycadées22 et les fougères, qui existaient déjà il y a 300 millions d'années, sont des plantes primitives, sans fleurs, et que l'on trouve en abondance sous forme fossile. Les plantes donnant des fleurs n'existent que depuis 100 millions d'années et sont devenues le groupe dominant dans le monde (250.000 espèces recensées à ce jour). On en trouve aussi beaucoup sous forme fossile. Mais où sont les fossiles de plantes intermédiaires ( entre celles qui fleurissent et celles qui ne fleurissent pas ) ? Si elles ont bel et bien existé, on devrait trouver leurs fossiles en quantité.

La théorie darwinienne ne donne aucune explication sur cette absence. Les évolutionnistes, n'ignorant pas cette pénurie, ont tenté de se sortir de ce dilemme et présentent en général ces deux arguments ( dont on peut douter ) :

1 ) les témoignages fossiles sont incomplets 

2 ) les fouilles ultérieures nous révéleront ces chaînons manquants.


En plus du problème de l'absence de preuves fossiles, la théorie de Darwin n'offre aucun mécanisme qui explique pourquoi une espèce « réussie » irait lutter et investir de l'énergie en vue de nouvelles structures ( pétales, étamines, anthères, pollen, nectar ) afin d'anticiper une évolution conjointe avec des insectes venant éventuellement les polliniser.

Une telle mutation implique une intention intelligente que les darwinistes contestent – d'autant plus que si les plantes développent des fleurs par anticipation, il faudrait aussi une anticipation intelligente du même genre chez les insectes pour qu'ils puissent se transformer en abeilles et papillons pollinisateurs.


La théorie de l'évolution plaît parce que c'est une façon simple d'expliquer comment la vie a évolué sur Terre. Au premier abord ou dans l'ensemble, elle a l'air sensée. Mais comme nous venons de le voir, le fait de construire un modèle d'évolution pour des espèces particulières à partir des principes darwiniens nous révèle les lacunes ou les points faibles de l'hypothèse. Le changement brusque des plantes remet en question l'insistance de Darwin sur l'évolution en tant que processus aléatoire de mutation accidentelle. Et l'énorme dépense d'énergie requise pour qu'une plante sans fleurs performante mute en une plante à fleurs moins efficace et moins compétitive défie la loi darwinienne de la sélection naturelle.

Le darwinisme ne tient tout simplement pas compte du problème complexe de coexistence de plantes avec deux types de système reproductif extrêmement différents.


L'autre souci tient au fait que les cycadées et les fougères existent toujours, aux côtés d'une abondance de plantes à fleurs, mais que les formes supposées transitoires n'existent plus. Il n'existe aujourd'hui pas d'avantage d'espèces intermédiaires d'insectes ou d'oiseaux qui auraient évolué en même temps que les plantes à fleurs. En résumé, il n'y a aucune preuve de l'évolution conjointe de plantes à fleurs et des créatures requises pour leur reproduction.



~ Les média et le public

On en est à se demander pourquoi les média ont adopté une position pro-darwiniste. L'émission de PBS ( Evolution ) s'est avérée un fort soutien au darwinisme, bien qu'elle ait été présentée comme un documentaire équitable et impartial rendant compte des faits établis. Les producteurs omirent deux éléments critiques  : ils ne présentèrent aucune voix dissidente, ni les lacunes apparentes de la théorie de Darwin.

Interrogés, ils répondirent que le programme présentait « les faits et les résultats cumulés d'une enquête scientifique, ce qui signifie comprendre les preuves sous-jacentes concédées par les faits et les théories proposées, et rendre compte de ces domaines où la science est fiable [...] En adoptant un journalisme scientifique et solide, nous examinons les explications testées de façon empirique [...] mais nous ne parlons pas de l'ultime cause sur ''qui l'a fait'' – le monde de la religion ».23


La réponse ressemble beaucoup à la rhétorique des néo-darwinistes. En vérité, ceux qui critiquent la théorie de Darwin ne disent pas que le « thème religieux » devrait être évité. Ils soulèvent simplement d'importantes questions basées sur leurs propres recherches et sur des preuves empiriques qu'ils ont rassemblées contre la théorie de l'évolution.


Mais il semble que les darwinistes aient été plus à l'aise pour s'attaquer aux créationnistes que pour en découdre avec les sérieuses critiques émises par d'autres scientifiques ou pour répondre aux questions pointues des journalistes ne faisant aucun concession. A vrai dire, la guerre entre les évolutionnistes et les créationnistes s'est enflammée ces dix dernières années. Les créationnistes se plaisent à dépeindre leurs contradicteurs comme des intellectuels impies qui adoptent de façon dogmatique une théorie de la vie profane qu'ils ne peuvent prouver, tandis que les évolutionnistes décrivent leurs adversaires comme des fondamentalistes bibliques dogmatiques. Ces portraits n'ont mené qu'à des polémiques et à des querelles – et à une adroite diversion face aux critiques scientifiques de la théorie de Darwin.


En fait, malgré toutes ses prétentions à éviter le thème religieux, le programme télévisé Evolution avait beaucoup à dire sur Dieu et la religion, même si ce n'était pas dans une perspective de croyant. Il fut rappelé plusieurs fois au téléspectateur, par le biais d'un groupe de scientifiques, que Darwin était « dans le coup » et Dieu « hors jeu ». Mais personne n'aborda la question, à savoir si la théorie de Darwin était viable ou si elle présentait de sérieux défauts.


Entre temps, le public américain insista pour trouver un compromis. Un sondage récent montra que « 83% des personnes interrogées soutiennent l'enseignement de l'évolution ». On pourrait croire que la plupart des gens croient à la théorie de Darwin et désirent qu'elle soit enseignée à leurs enfants en tant que fait établi. Mais ce n'est pas le cas : « 71% des personnes disent que les professeurs de biologie devraient enseigner le darwinisme, tout comme les preuves scientifiques allant à l'encontre la théorie de Darwin. »24


Ceci semble être une approche raisonnable et objective. Le public ne demande pas que le créationnisme soit enseigné  simplement que des théories alternatives soient présentées en classe. Mais depuis que Darwin fait partie du programme scientifique des écoles publiques, aucun effort n'a été entrepris pour présenter des théories adverses. Il n'existe même aucun plan pour instituer une approche équitable dans le futur.

La pure vérité est que la théorie de Darwin – depuis qu'elle a été acceptée par les institutions scientifiques – a été enseignée strictement sans aucun discernement à des générations d'écoliers du monde entier. Toute autre théorie, qui aurait pu prouver sa validité même avec des faiblesses a été écartée depuis. Pourquoi alors la théorie de Darwin a-t-elle persisté ?25


Et si la réponse n'était pas dans la notion d'évolution, mais ailleurs ?



~ 3 ~



ORIGINES II :

ÉVOLUTION,

OU INTERVENTION

EXTRATERRESTRE ?






Comment la vie est-t-elle née ? L'un des paradoxes du darwinisme – si nous l'adoptons – est qu'il nous laisse seul face à la notion selon laquelle l'ordre vient du chaos, ce quelque chose ayant commencé comme événement aléatoire pour finalement s'organiser. D'après les darwinistes, les êtres humains sont le résultat d'un processus évolutif qui a commencé il y a fort longtemps dans le chaos de la soupe primordiale.

Bien des cultures humaines ont cherché à expliquer le mystère des origines de la vie par la création de mythes, où les humains sont souvent façonnés à partir de boue ( la soupe primordiale ? ). Si notre civilisation moderne s'effondrait, comme tant d'autres dans l'histoire de l'humanité, de futurs anthropologues réduiraient peut-être en bouillie nos mythes et notre théorie de l'évolution pour les reconstruire comme suit : cette ancienne civilisation perdue croyait que les hommes avaient été créés à partir d'un « mélange de boue » marécageux, notion qui est bien évidemment le produit de leur imagination primitive  selon leur entendement, ce qui avait été créé à partir de boue devint, à un certain point, un ver, qui se transforma ensuite en singe pour finalement devenir un être humain.

Certes, cette peinture du darwinisme est exagérée, mais il est vrai que Darwin n'aborda jamais la difficile question de l'origine de la vie  pour lui, c'était le domaine de la religion, et l'évolution naturelle ne présentait pas de solution à l'énigme. Les néo-darwinistes n'affirmèrent pas non plus détenir une explication. La théorie de l'évolution se contente de mutation et de sélection naturelle comme facteurs de cause dans l'ensemble de l'univers.


Quoi qu'il en soit, la théorie de l'évolution a été employée comme modèle pour expliquer tout à la fois, de l'origine du cosmos ( le Big Bang ) jusqu'au développement de l'agriculture, des civilisations et l'existence des hiérarchies sociales ( les plus riches sont les mieux placés ). Elle suppose que tout évolue à partir d'un désordre, graduellement, pas à pas vers le triomphe ultime, être le gagnant de la super-loterie de la nature.

Le projet du génome humain n'a pas facilité cette théorie, lui opposant des obstacles supplémentaires. Il a prouvé qu'il n'y a qu'un seul arbre de la vie et qu'il ne s'est développé qu'une seule fois, ce qui suggère que l'arbre a été planté – que l'intention et le dessein, et non pas le hasard, étaient en œuvre. Il abrège aussi la durée d'évolution de la vie, depuis des formes très simples jusqu'aux plus complexes via des mutations aléatoires.


Néanmoins, Fred Hoyle ne voit aucune pièce qui puisse étayer la croyance selon laquelle la vie a évolué par des mutations aléatoires : « En résumé, il n'y a pas la moindre preuve objective qui puisse soutenir l'hypothèse disant que la vie a commencé dans une soupe organique ici sur Terre. [...] La vie n'est pas apparue par hasard ».26 Il déclara un jour que l'apparition d'une nouvelle cellule à partir d'une soupe chimique inanimée ressemble à peu près à l'assemblage d'un 747 par un vent violent traversant le dépôt d'un ferrailleur ! Le mystère de l'origine de la vie s'aggrave par le fait qu'une chance de mutation et le processus de sélection naturelle n'avaient que quelques centaines de millions d'années pour accomplir ce qui est finalement un miracle, peu importe le nom que les darwinistes lui donnent. Darwin lui-même disait clairement que sa théorie était réfutable : « Si l'on pouvait démontrer l'existence d'un organe complexe qui n'aurait pas pu se former par de nombreuses petites modifications successives, ma théorie serait un échec absolu. »27


Dans un livre paru récemment, Darwin's Black Box : The Biochemical Challenge to Evolution, Michael Behe affirme que la biochimie l'a en fait déjà démontré. Nous devons garder à l'esprit qu'à l'époque de Darwin la cellule était considérée comme une vague entité et que personne ne savait quoi que ce soit en matière d'ADN. Il n'existait pas encore de technologie permettant d'entrer dans une cellule et de déterminer sa biochimie. Behe indique clairement que pour que « la théorie de Darwin soit juste, elle [ la biochimie moderne ] doit rendre compte de la structure de la vie moléculaire ».28 Et il prouve dans son livre qu'elle ne le fait pas.


Tout chercheur, quelle que soit sa position à propos de la théorie de Darwin, doit admettre que l'origine de la vie est un problème ardu qui semble impossible à expliquer statistiquement. Comme le déclara un scientifique, « La probabilité de non seulement avoir ensemble tous les bons ingrédients au même endroit, avec l'exacte dose d'énergie, mais aussi d'organiser ces ingrédients en un organisme complexe capable de se répliquer, semble extrêmement faible. »29 Sur la question du tout début de la vie, on peut diviser la communauté scientifique en « improbabilistes » tel que Francis Crick et Fred Hoyle et en « inévitabilistes ». Crick observa un jour que l'origine de la vie ressemble à « un miracle, si nombreuses les conditions qui ont dû être satisfaites pour que ça marche. »30 Mais dans son livre, Climbing Mount Improbable, Richard Dawkins contre-attaque : « A mon avis, cette vie n'est probablement pas si rare et l'origine de la vie n'était probablement pas si improbable. »31

Michael Behe soutient que la « biochimie a repoussé les limites de la théorie de Darwin. Elle l'a fait en ouvrant l'ultime boite noire, la cellule, nous donnant ainsi la possibilité de comprendre le fonctionnement de la vie. »32 Dans les processus cellulaires basiques, il observe des systèmes et des dynamiques incroyablement complexes, et cette preuve, conclut-il, réfute la théorie de Darwin de manière écrasante : les cellules n'auraient pas pu être assemblées petit à petit, de façon fragmentée sur toute durée de temps.

Afin de suivre son raisonnement jusqu'à sa conclusion, Behe nous amène au niveau microscopique, où nous pouvons voir que la théorie de l'évolution ne parvient pas à expliquer certains processus moléculaires et intracellulaires. Il examine cinq principaux phénomènes :

- la coagulation du sang 

- le système immunitaire de l'homme 

- les ensembles de fibres ramifiés 

- le transport des matériaux dans la cellule 

- et la synthèse des nucléotides, blocs de construction de l'ADN.

Dans chaque cas, il rencontre des systèmes qui sont si complexes qu'aucun chemin darwinien, graduel et progressif n'aurait pu y conduire.33 « Le résultat de cette accumulation d'efforts pour étudier la cellule – pour étudier la vie au niveau moléculaire – est un cri de ''dessein'' retentissant, net et perçant. »34 Mais son enthousiasme sur cette découverte scientifique fut nettement refroidi par la manière dont elle a été reçue : « Aucune bouteille n'a été débouchée, aucune main n'a applaudi. Au lieu de cela, un silence embarrassé et curieux a plané autour de l'absolue complexité de la cellule. »35

Nous avons rencontré cet étrange silence auparavant, lorsque d'autres scientifiques ont critiqué le darwinisme. L'institution darwiniste semble considérer comme des transfuges ceux qui osent se poser des questions sur la théorie. Mais bien qu'elle sache comment combattre les créationnistes non scientifiques, c'est une toute autre affaire quand il s'agit de réfuter ceux dont les références ne peuvent pas être facilement écartées.

Richard Milton considère cette froide réception comme un besoin humain basique de se conformer : « Puis, j'ai commencé à retrouver, un par un, de nombreux scientifiques internationaux qui avaient déjà réalisé que la théorie avait du plomb dans l'aile, mais qui ne pouvaient parler sans compromettre leur carrière et même leur emploi. »36




~ Panspermie : origines extraterrestres de la vie

Pendant que chacun se concentre sur différents phénomènes, les critiques scientifiques de l'évolution darwinienne ont toutes abouti à la même conclusion : l'origine des espèces ne se trouve pas dans la mutation aléatoire et dans la sélection naturelle. Crick, Behe et Hoyle vont plus loin, en plaidant pour une théorie basée sur un dessein intelligent.


Dans la première moitié de son livre, Life Itself : Its Origin and Nature, Crick, lauréat du prix Nobel, se consacre à démonter la théorie de Darwin et à monter pourquoi la vie ne pouvait pas être née sur Terre. Ensuite, il propose que la vie a été semée sur Terre via des spores arrivées de l'espace. Cette théorie de panspermie ( nom de ce processus ) semblait tenir de la nouveauté quand le livre est paru, mais provient d'un physicien suédois du XIXe siècle, du nom de Svante Arrhenius.

Ce qui distingue la théorie de Crick de la version originale, est sa proposition : la vie évolua sur une autre planète à un niveau technique supérieur à celui que nous avons atteint aujourd'hui. Lorsque cette civilisation extraterrestre eut atteint un certain niveau de développement, elle commença à envoyer dans l'univers des fusées contenant des spores ( formes de vie primitives similaires aux bactéries et aux virus ). Cette dissémination consciencieuse de graines de vie est appelée panspermie dirigée, et représente un mécanisme que nous pourrions aussi théoriquement employer en chargeant un module spatial de bactéries et de terreau pour l'envoyer vers une autre planète.


A la suite de Crick, Fred Hoyle – à l'origine de la théorie d'un univers stable – et son coauteur N. Chandra Wickramasinghe, employèrent la première partie de leur ouvrage Lifecloud : The Origin of Life in the Universe à prouver que cette vie n'est pas d'origine terrestre. Les preuves qu'ils présentent sont aussi solides que celles de Crick.

Après avoir établi cette origine extraterrestre de la vie, les auteurs proposent que les graines de vie ont voyagé sur des comètes qui se sont écrasées sur Terre. Cette théorie et leurs auteurs furent qualifiés de ridicules. Dans son article de la revue Nature, l'astronome Fred Whipple symbolise probablement l'opinion générale de la communauté scientifique : « Je ne suis pas impressionné mais plutôt enchanté par l'image de formes de vie se développant au chaud dans de petits réservoirs, protégés dans leurs igloos de glace du froid cruel et du presque vide, en plein espace, et tombant sur la Terre primitive à des vitesses excédant 11 km par seconde. »37


Bien que ridiculisée et rejetée, la théorie se refusa à jeter l'éponge en raison de nouvelles données d'observation et d'expérimentation réfutant aussitôt les principales objections lancées contre elle. Vingt années se sont écoulées depuis la parution des livres de Crick et de Hoyle et des première critiques  développements très intéressants ont modifié l'attitude négative à l'encontre de la panspermie.

A la fin des années 60, une bactérie ordinaire de la gorge, Streptococus mitus, fut emmenée par inadvertance sur la Lune, embarquée sur une caméra montée sur le module d'atterrissage de Surveyor 3 ! La mission Apollo 12 vint au secours de l'atterrisseur sans contaminer les conditions stériles de la bactérie, et constata que la croissance bactérienne avait survécu et était demeurée viable après plus d'une année d'exposition à des conditions extrêmement inhospitalières sur la surface de la Lune.

Cette expérimentation imprévue ouvrit accidentellement la porte à la panspermie que les darwinistes pensaient voir définitivement condamnée. On ne pensait pas que la vie soit capable de survivre aux conditions brutales de l'espace intersidéral, ni à l'extrême froid, pas plus qu'aux intenses niveaux de radiation, considérés comme les principaux obstacles empêchant la vie d'arriver sur Terre via toute excursion interstellaire.

Le fait que la bactérie ait survécu soutient l'idée que la vie aurait pu évoluer dans l'espace et que cette forme de vie avait déjà les mécanismes de défense appropriés lui permettant de s'installer sur une planète quelconque. Cette résistance et cette vigueur furent confirmées lorsqu'on découvrit qu'une autre bactérie, Deinococcus radiodurans, était... ( suite dans le livre )

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