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![]() Dr Immanuel VELIKOVSKY
Mondes en Collision
Traduction Stock intégralement revue et corrigée par Carole Hennebault d'après le texte original du Dr Immanuel Velikovsky
(c) 2003
Le jardin des
Livres
Paris
~ Vénus
I~
La plus incroyable des histoires
La plus incroyable histoire de miracles est racontée à propos de Josué, fils de Noun, qui,
poursuivant les rois de Canaan à Beth-Horon, supplia le Soleil et la Lune de s'immobiliser.
« Il dit,
en présence des Israélites : "Soleil
arrête-toi sur Gabaon, et toi, Lune, sur le val d'Ajalon".
Et le Soleil s'arrêta et la Lune se tint immobile, jusqu'à
ce que le peuple se fût vengé de ses ennemis. Cela est
écrit dans le livre du Juste. Le Soleil s'arrêta au
milieu du ciel et ne se hâta pas de se coucher pendant presque
un jour entier1 »
Cette histoire paraît
incroyable, même aux personnes les plus pieuses ou les plus
imaginatives. On pourrait admettre qu'une mer déchaînée
ait anéanti une armée, et en ait épargné
une autre 
êtres humains 
bloqué par l'effondrement d'une partie de sa rive 
les murs de Jéricho aient été abattus, non par
la clameur des trompettes, mais par un tremblement de terre.
Mais que le Soleil et la Lune aient interrompu
leur course à travers le firmament, voilà qui est pur
produit de la fantaisie, image poétique, métaphore2,
monstrueuse invraisemblance, qui défie le sens commun3,
invention méprisable qui peut-être même trahit une
sorte d'irrespect à l'égard du Créateur. Pour la science de notre
temps, et non pour celle de l'époque où furent
écrits le Livre de Josué et le Livre du Juste, pareil
événement impliquerait que la Terre cessât,
un certain temps, de tourner, sur sa route assignée. Une
telle perturbation est-elle concevable ? On ne découvre
pas le moindre indice de désordre dans les annales
actuelles de la Terre. Chaque année comprend 365 jours 5
heures et 49 minutes. L'abandon par la Terre de sa rotation régulière est impensable, sauf dans le cas très improbable où notre planète rencontrerait un autre corps céleste d'une masse suffisante pour interrompre la trajectoire éternelle de notre monde. Il est bien vrai que des aérolithes ou météorites tombent continuellement sur notre Terre, quelquefois par milliers et dizaines de milliers. Mais on n'a jamais perçu le moindre désordre dans la rotation de la planète elle-même. Cette dernière remarque n'exclut pas la possibilité d'un heurt entre un corps plus grand ou plus petit - isolé ou en groupe - et la Terre. Le grand nombre d'astéroïdes qu'on distingue entre les orbites de Mars et de Jupiter suggère aussi qu'à une époque indéterminée une autre planète y était présente. Il est possible qu'une comète soit entrée en collision avec elle et l'ait fracassée. Maintenant ces météorites suivent approximativement la trajectoire que suivait la planète détruite dans sa révolution autour du Soleil. Il n'est guère probable qu'une comète puisse entrer en collision avec notre planète  mécanisme céleste fonctionne avec une précision presque absolue. Mais dans le ciel errent par milliers, par millions, des comètes qui ont perdu leurs trajectoires, et leur interférence peut perturber l'harmonie céleste. Quelques-unes de ces comètes appartiennent à notre système. Périodiquement elles reviennent, mais à des intervalles assez irréguliers, à cause de l'attraction des grandes planètes, au moment où elles s'en approchent trop. Mais d'autres comètes, innombrables, et décelables au seul télescope, arrivent à très grande vitesse des espaces incommensurables de l'Univers, et disparaissent, peut-être à jamais. Certaines comètes ne sont visibles que quelques heures, d'autres des jours, des semaines ou même des mois. Se pourrait-il que la Terre, notre Terre, se rue, au risque d'une collision pleine de périls, vers une énorme masse de météorites, une traînée de pierres tournant à une vitesse vertigineuse à travers notre système solaire ? Cette hypothèse a été analysée avec passion au cours du siècle dernier. Depuis l'époque où Aristote avait affirmé qu'un météorite avait été soulevé de terre par le vent, emporté dans les airs, et qu'il s'était abattu à Aegospotamos ( alors qu'une comète brillait dans le ciel ) , jusqu'en 1803 ( 26 avril ) , où de nombreux météorites tombèrent à L'Aigle en France et furent examinés par Biot, représentant l'Académie des Sciences, tout le monde scientifique, les Copernic, Galilée, Képler, Newton et Huygens, jugeait absolument impossible qu'un seul bloc pût s'abattre sur la Terre : tout cela malgré les nombreux cas de pierres tombées sous les yeux mêmes de la foule. Ainsi un météorite s'abattit en présence de l'empereur Maximilien et de sa cour à Ensisheim*, en Alsace, le 7 novembre 14924. Juste avant 1803, l'Académie des Sciences de Paris refusait encore d'ajouter foi à un phénomène similaire. La chute de météorites, le 24 juillet 1790, dans le Sud-Ouest de la France, fut déclarée « un phénomène physique impossible »5 . Depuis 1803, cependant, les scientifiques admettent que des pierres tombent du ciel. Si une ou plusieurs pierres peuvent entrer en collision avec la Terre, une comète entière pourrait-elle faire de même ? On a calculé que cette possibilité existe, mais qu'elle est improbable6.
Si la tête d'une comète passait suffisamment près de notre trajectoire pour dévier la course de la Terre, un autre phénomène, outre la perturbation de la trajectoire terrestre, se produirait sans doute : une pluie très dense de météorites frapperait la Terre  l'atmosphère, frapperaient leur but en pleine violence.
Dans le Livre de Josué, deux versets avant le passage où il évoque l'arrêt du Soleil pendant plusieurs heures, nous trouvons ces mots : « comme ils [ les rois de Canaan ] fuyaient devant Israël, à la descente de Beth-Horon, le Seigneur lança sur eux du ciel une averse "de grosses pierres" jusqu'à Azéca  et ceux qui moururent sous cette averse de grêle [ pierres de barad ] furent plus nombreux que ceux que les Israélites firent périr par l'épée » ( Josué 10-11 ) .
L'auteur du Livre de Josué ignorait certainement la relation entre les deux phénomènes. On ne peut prétendre qu'il ait possédé la moindre connaissance de la nature des aérolithes, des forces d'attraction entre les corps célestes et autres lois semblables. Etant donné qu'il décrit ces phénomènes comme ayant eu lieu simultanément, il est improbable qu'ils aient été inventés. Les météorites tombèrent sur la Terre en torrents. Ils durent tomber en très grand nombre, car ils frappèrent plus de guerriers que les épées des adversaires. Pour tuer des guerriers par centaines ou par milliers sur le champ de bataille, il fallut que s'abatte une vraie cataracte de pierres. Pareille averse de grosses pierres suggère qu'une traînée de météorites, ou une comète, venait de frapper notre planète. La citation de la Bible tirée du Livre du Juste est laconique, et peut donner l'impression que le phénomène de l'immobilisation du Soleil et de la Lune fut local, visible seulement en Palestine, entre la vallée d'Ajalon et de Gadaon. Mais le caractère cosmique du prodige apparaît dans une prière d'action de grâces attribuée à Josué7 :
C'est une vaste étendue que balaya la colère de Dieu : la prière y insiste : « Tous les royaumes chancelèrent » .
Un torrent de grosses pierres qui s'abat du ciel, un tremblement de Terre, un tourbillon, une perturbation du mouvement de la Terre : ces quatre phénomènes vont de pair. Il semble qu'une volumineuse comète ait dû passer très près de notre planète et entraver brutalement son mouvement. Une partie des pierres dispersées dans la queue de la comète frappa la surface de notre Terre et la fit voler en éclats. Sommes-nous fondés, sur la foi du Livre de Josué, à certifier qu'à une certaine date au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, la rotation régulière de la Terre fut interrompue par une comète ? Pareille affirmation est chargée de tant d'implications qu'elle ne doit pas être faite à la légère. A ceci, je réponds que bien que les implications en soient extrêmement importantes et nombreuses, les recherches auxquelles je me suis livré, considérées dans leur ensemble, présentent un enchaînement de documents et d'autres témoignages qui concourent à étayer l'affirmation ci-dessus, et toutes les autres qu'on trouvera dans ce livre. Le problème qui nous est posé est un problème de mécanique. Les points situés sur les couches extérieures du globe en rotation ( surtout à proximité de l'équateur ) se déplacent à une vitesse linéaire plus grande que ceux des couches intérieures, mais à la même vitesse angulaire. Par conséquent, si brusquement la Terre était arrêtée ( ou ralentie ) dans sa rotation, les couches intérieures pourraient s'immobiliser ( ou leur vitesse de rotation se trouver ralentie ) , tandis que les couches extérieures tendraient à poursuivre leur rotation. Cela provoquerait une friction entre les différentes couches liquides ou semi-fluides, donc de la chaleur. A la périphérie, les couches solides seraient disloquées, ce qui amènerait l'écroulement ou le surgissement de montagnes, sinon de continents. Comme je le montrerai par la suite, des montagnes se sont effondrées, et d'autres ont surgi de terrains plats. La Terre avec ses océans et ses continents a subi un accroissement de chaleur. La mer a bouillonné en de nombreux endroits, et des rochers se sont liquéfiés  des volcans ont craché des flammes et des forêts ont été ravagées par le feu. Le brusque arrêt de la Terre, qui, à son équateur, tourne à un peu plus de 1600 km/h, n'impliquerait-il pas la destruction totale du monde ? Puisque le monde a survécu, il a dû y avoir quelque mécanisme pour amortir le ralentissement de la rotation terrestre ( s'il a vraiment eu lieu ), ou quelque autre exutoire à l'énergie cinétique, outre la formation de chaleur  se pourrait encore, si la rotation s'est poursuivie sans perturbation, que l'axe de la Terre eût été dévié par la présence d'un puissant champ magnétique, de sorte que le Soleil parut interrompre pendant des heures son mouvement diurne9. Ces problèmes ne seront pas perdus de vue, et serons abordés dans l'épilogue de ce livre.
~De l'autre côté de l'océan Le Livre de Josué, compilation du Livre du Juste plus ancien replace les événements dans leur chronologie. « Josué... quitta Galgala et marcha toute la nuit » . A l'aube, il tomba à l'improviste sur ses ennemis devant Gabaon, et « les poursuivit vers la montée de Beth-Horon » . Comme ils s'enfuyaient, de grosses pierres furent lancées du ciel. Ce même jour ( « le jour où le Seigneur livra les Amorrhéens » ) , le Soleil s'immobilisa au-dessus de Gabaon, et la Lune au-dessus du val d'Ajalon. On a déjà fait observer que cette description des astres implique que le Soleil était celui du matin10. Le Livre de Josué dit que les astres s'immobilisèrent au milieu du ciel. En tenant compte de la différence des longitudes, l'événement dut se produire dans l'hémisphère occidental de bonne heure le matin, ou alors qu'il faisait encore nuit. Consultons les livres où sont consignées les traditions historiques des aborigènes de l'Amérique Centrale : les marins de Colomb et de Cortès, lorsqu'ils arrivèrent en Amérique, trouvèrent des peuples cultivés qui avaient une littérature originale. La plupart de ces livres furent brûlés au XVIe siècle par les moines dominicains. Un nombre infime des anciens manuscrits échappèrent à la destruction  sont conservés dans les bibliothèques de Paris, du Vatican, du Prado et de Dresde. Ils sont appelés Codex et leur texte a été étudié et partiellement déchiffré. Cependant, parmi les Indiens de l'époque de la conquête et du siècle suivant, se trouvaient des lettrés qui savaient interpréter l'écriture pictographique de leurs ancêtres11. Dans les annales de Cuauhtitlan12 ( histoire des Empires de Culhuacan et du Mexique, écrite en langue nahuatl au XVIe siècle ) , il est relaté qu'au cours d'un cataclysme cosmique qui se produisit dans un passé reculé, la nuit se prolongea très longtemps. Le récit de la Bible décrit comment le Soleil resta dans le ciel un jour supplémentaire ( « environ tout un jour » ) . Les Midrashim, recueil des anciennes traditions non incorporées aux Ecritures, rapportent que le Soleil et la Lune s'immobilisèrent pendant 36 itim, c'est-à-dire 18 heures13; par conséquent, du lever au coucher du Soleil, le jour dura environ trente heures. Dans les annales mexicaines, il est déclaré que le monde fut privé de lumière et que le Soleil n'apparut pas durant une nuit quadruple de la nuit normale. Pendant cette journée ou cette nuit d'une exceptionnelle durée, le temps ne pouvait être mesuré par les moyens habituels à la disposition des anciens14.
Sahagun, le savant espagnol qui vint en Amérique une génération après Colomb et qui recueillit les traditions des aborigènes, a écrit qu'au cours d'un cataclysme cosmique, le Soleil se leva à peine au-dessus de l'horizon, et s'y arrêta. La Lune aussi s'immobilisa15.
Quand l'Amérique du Sud fut découverte, la Bible y était inconnue de ses habitants et la tradition recueillie par Sahagun n'offre aucun indice qu'elle ait été introduite par les missionnaires : dans sa version rien ne suggère Josué, ni sa guerre contre les rois de Canaan. Et la position du Soleil, immobilisé juste au-dessus de l'horizon à l'Est, diffère du texte biblique, sans pourtant le contredire.
Nous pourrions poursuivre notre enquête autour de la Terre et étudier les différentes traditions qui font mention de la prolongation du jour ou de la nuit, ou de la disparition du Soleil et de la Lune, attardés en différents points du Zodiaque, tandis que la Terre subissait un bombardement de pierres dans un monde embrasé. Mais il nous faut remettre à plus tard ce voyage. Il y eut plus d'un cataclysme aux temps où, selon le souvenir des hommes, la Terre se refusa à jouer son rôle de chronomètre en ne tournant plus régulièrement sur son axe. Il nous faut d'abord traiter des cataclysmes cosmiques isolés qui se produisirent soit avant celui que je viens de décrire, soit après, et qui furent de plus ou moins grande amplitude. ~
Vénus II ~
~52 ans
avant
La tradition écrite
pré-colombienne d'Amérique Centrale rapporte que 52 ans
avant le cataclysme qui ressemble fort à celui de l'époque
de Josué, une autre catastrophe aux proportions mondiales
avait eu lieu Les pérégrinations à travers le désert selon les Ecritures durèrent quarante années. Après quoi, et pendant plusieurs années avant le jour où le mouvement de la Terre fut perturbé, la conquête de la Palestine se poursuivit17. Il semble donc raisonnable de se demander si une date antérieure de 52 ans à l'événement coïnciderait avec l'époque de l'Exode. Dans l'ouvrage Ages in chaos, je décris assez longuement le cataclysme qui s'abattit sur l'Egypte et l'Arabie. J'y explique que l'Exode eut lieu au milieu d'un grand bouleversement cosmique qui mit fin à la période de l'histoire d'Egypte connue sous le nom de « Moyen-Empire ». Je m'efforce de montrer que les documents égyptiens contemporains de l'Exode décrivent le même désastre, accompagné par les « plaies d'Egypte », et que les traditions de la péninsule arabique relatent des événements similaires qui eurent lieu dans ce pays comme sur les bords de la mer Rouge. Dans ce livre, je fais état d'une idée de Beke qui soutient que le mont Sinaï était un volcan en activité. Cependant, je révèle que « l'ampleur du cataclysme dut dépasser de loin les effets des perturbations qu'eût provoquées un unique volcan en activité », et je m'engage à répondre à la question suivante : « Quelle fut la nature et l'importance de ce cataclysme, ou de cette série de cataclysmes, accompagné de "plaies" ? ». Dans le présent livre, mon objectif sera de montrer, à partir de ces données, que les mêmes événements se sont produits dans le monde entier, et d'expliquer ensuite leur nature.
~Le monde rouge J'entends établir qu'au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, la Terre subit l'un des plus grands cataclysmes de son histoire. Un corps céleste, tout récemment entré dans le système solaire - une nouvelle comète - s'approcha très près de la Terre. On peut reconstituer le récit de ce cataclysme d'après les témoignages fournis par un grand nombre de documents. La comète s'éloignait de son périhélie  queue gazeuse. Dans les pages suivantes, je montrerai que c'est au sujet de cette comète que Servius a écrit : « Non igneo sed sanguineo rubore fuise » ( elle n'était pas d'un rouge feu, mais d'un rouge sang ) . L'un des premiers signes visibles de cette rencontre fut la couleur rouge que prit la surface de la Terre, sous l'influence d'une fine poussière de pigments couleur rouille. Dans les mers, les lacs et les rivières, ce pigment donna à l'eau la couleur du sang. Sous l'effet de ces particules, ou de quelque autre pigment soluble, le monde devint rouge. Le Manuscrit Quiché des Mayas nous rapporte que dans l'hémisphère occidental, aux temps d'un grand cataclysme où la Terre trembla et où le mouvement du Soleil s'interrompit, l'eau des rivières fut transformée en sang18. L'égyptien Ipuwer, témoin oculaire de la catastrophe, consigna sur le papyrus ses lamentations19. « La rivière est de sang », dit-il  « Toute l'eau du fleuve se changera en sang ». L'auteur du papyrus écrivit également : « La peste s'est abattue sur le pays entier. Le sang est partout », expressions identiques à celles du Livre de l'Exode ( 7:21 ) : « il y avait du sang sur toute la Terre d'Egypte » . La présence du pigment hématoïde dans les fleuves provoqua la mort des poissons, suivie de décomposition et de puanteur : « et le fleuve devint infect » ( Exode 7:21 ) , « et tous les Egyptiens creusèrent le sol dans le voisinage du Nil pour trouver de l'eau potable, car ils ne pouvaient boire celle du fleuve » ( Exode 7:24 ) . Le papyrus rapporte : « Les hommes répugnent à la goûter. Les êtres humains ont soif d'eau »  est notre eau ! Tel est notre bonheur ! Que ferons-nous ? Tout est ruine ! » La peau des hommes et des animaux fut irritée par la poussière qui provoquait des pustules, la maladie, et la mort du bétail, « une peste terrible20 » . Les bêtes sauvages, effrayées par les présages du ciel, s'approchaient des villages et des cités21.
Le sommet des montagnes de Thrace reçut le nom de Haemus, et Apollodore rapporte la tradition thrace, qui attribue comme origine à ce nom « le torrent de sang jaillit sur la montagne » quand se livra le combat céleste entre Zeus et Typhon, et que Typhon fut frappé de la foudre22. On dit qu'une ville égyptienne reçut le même nom pour la même raison23.
La mythologie qui personnifiait les forces du drame cosmique décrivait le monde comme étant teinté de rouge. Dans un mythe égyptien, la teinte rouge sang du monde est attribuée au sang d'Osiris, le Dieu-Planète blessé à mort. Dans un autre mythe, c'est le sang de Seth ou d'Apopis  mythe babylonien, le monde fut rougi par le sang du monstre céleste Tiamat égorgé24.
L'épopée finnoise, le Kalevala, décrit comment, au temps du bouleversement cosmique, le monde fut aspergé de lait rouge25. Les Tartares de l'Altaï parlent d'un cataclysme où « le sang colore le monde entier en rouge », et qui est suivi d'un embrasement général26.
Les hymnes orphiques font allusion à l'époque où la voûte céleste, « le puissant Olympe, trembla de peur... et la Terre tout alentour poussa un cri terrible, et la mer s'agita, soulevant des vagues pourpres27 » .
Voici un vieux thème de discussion : pourquoi la mer Rouge a-t-elle reçu ce nom ? Si une mer est appelée noire ou blanche, la raison peut être la coloration sombre de ses eaux, ou l'éclat des neiges et des glaces. La mer Rouge est bleu foncé. Faute de mieux, on a proposé comme explication de cette dénomination la présence de quelques formations de corail, ou de quelques oiseaux rouges sur les grèves de cette mer28.
Comme toute l'eau en Egypte, la surface de la mer, au moment du Passage, était d'une teinte rouge. Il semble donc que Raphaël n'ait pas commis d'erreur dans son tableau du « Passage », en donnant à l'eau une couleur rouge. Naturellement, ce ne fut pas telle rivière, telle montagne, telle mer particulière qui se teinta en rouge, et qui reçut ainsi le nom de « rouge » ou de « sanglant » pour la distinguer des autres montagnes ou des autres mers  rescapées du cataclysme auquel elles venaient d'assister attribuèrent le qualificatif d'Haemus, ou rouge, aux lieux mêmes où elles se trouvaient alors. Le phénomène de la « pluie de sang » a également été observé sur des surfaces réduites, et à une petite échelle, en des époques plus récentes. Une de ces pluies, selon Pline, se serait produite sous le consulat de Manius Acilius et de Gaius Porcius29. Les Babyloniens parlent également de la poussière et de la pluie rouges tombant du ciel30. Des cas de « pluie de sang » on été signalés dans différentes régions31. La poussière rouge, soluble dans l'eau, tombant du ciel sous l'aspect de gouttes liquides, ne se forme pas dans les nuages, mais doit provenir d'éruptions volcaniques, ou des espaces cosmiques. Il est généralement reconnu que la chute de poussière météorite est un phénomène qui se produit surtout après le passage de météorites  se retrouve sur la neige des montagnes et dans les régions polaires32.
~La
pluie de pierres
Après la poussière
rouge, une « petite poussière »,
pareille à de la « cendre de fournaise »,
se répandit « sur toute la Terre d'Egypte »
( Exode 9, 8 ) . Puis une pluie de météorites
s'abattit sur la Terre. Notre planète pénétra
plus profondément dans la queue de la comète. La
poussière était le signe avant-coureur des pierres. Il
tomba « une grêle si violente qu'il n'y en a pas
eu de semblable en Egypte depuis son origine jusqu'à ce
jour » ( Exode 9, 18 ). Ces pierres de
« barad », ici traduites par
« grêle », désignent, comme
dans la plupart des passages où on les cite dans la
Bible, des météorites. Nous savons aussi, par les
sources du Midrash et du Talmud, que les pierres qui tombèrent
sur l'Egypte étaient brûlantes33.
Ceci ne peut s'appliquer qu'à des météorites,
et non à une grêle glacée34.
Dans les Ecritures, il est dit que ces pierres tombèrent
« mêlées de feu » ( Exode
9, 24 ) ( expression dont je discuterai le sens dans la
partie suivante ), et que leur chute s'accompagna de « grands
bruits » ( « kolot ») .
La traduction de ce mot par « tonnerre »
est métaphorique, mais littéralement incorrecte,
car « tonnerre » se dit « raam »,
et tel n'est pas le mot employé ici. La chute des météorites
s'accompagne de fracas, et de bruits d'explosion, et en cette
circonstance, ils étaient si « puissants »,
que, selon le récit des Ecritures, les gens dans le palais
furent aussi terrifiés par le fracas des pierres que par
les ravages qu'elles causaient ( Exode 9,
28 ) . La poussière rouge avait effrayé
le peuple et une proclamation invitait les hommes à
s'abriter et à protéger leur bétail :
« Mets donc en sûreté ton bétail,
et tout ce que tu as dans les champs, car tous les hommes et tous les
animaux qui se trouveront dans les champs, sans être rentrés
à la maison, seront atteints par la grêle et
périront » ( Exode 9, 19 ) .
De même, le témoin
égyptien déclare : « Le bétail
est laissé à l'abandon et il n'y a personne pour le
rassembler. Chacun va chercher pour son compte les bêtes
marquées à son nom35» .
La chute des pierres de feu mit en fuite le bétail
effrayé. Ipuwer écrivit aussi : « les
arbres sont détruits » 
ne trouve ni fruits, ni légumes », « la
semence a péri de toutes parts », « ce
qui hier était encore visible a péri. La Terre
est aussi dénudée qu'après la coupe du lin36 ».
En un jour, les champs furent transformés en désert.
Dans le Livre de l'Exode ( 9, 25 ), il est écrit :
« Et la grêle frappa toute la verdure des
champs, et brisa tous les arbres de la campagne » .
On retrouve la description
d'une semblable catastrophe dans le Visuddhi-Magga, texte
bouddhique traitant des cycles du monde. « Quand un
cycle du monde est détruit par le vent... il se lève au
début un grand nuage destructeur du cycle, et d'abord une
poussière fine, puis une grosse poussière, puis du
sable fin, puis du gros sable, et puis des graviers, des pierres
et finalement des rochers aussi gros que les grands arbres au
sommet des collines ». Le vent « retourne
le sol à l'envers, de larges surfaces se fendent et sont
projetées en l'air (...) toutes les demeures de la Terre »
sont détruites dans un cataclysme où « les
mondes s'entre-choquent »37.
Au Mexique, les Annales de Cuauhtilan décrivent comment
un cataclysme fut accompagné d'une pluie de pierres. Dans les
traditions orales des Indiens, le motif est repris maintes fois. En
une époque antique, le ciel « fit pleuvoir, non
de l'eau, mais du feu, et des pierres chauffées au rouge38 ».
Tout cela concorde avec la tradition hébraïque.
~Le naphte
Le pétrole brut est formé de deux
éléments, le carbone et l'hydrogène. Les
principales théories sur l'origine du pétrole sont les
suivantes :
1) La théorie
inorganique. L'association du carbone et de l'hydrogène s'est
effectuée dans les formations rocheuses de la Terre sous
l'effet d'une forte chaleur et d'une forte pression.
2) La théorie organique.
L'hydrogène et le carbone qui composent le pétrole
proviennent l'un et l'autre des débris de vie végétale
et animale - en particulier de la vie microscopique que
contenaient les mers et les marécages. La théorie
organique implique que le processus a commencé alors que la
vie était déjà abondante, tout au moins dans
les fonds marins39.
La queue des comètes
est composée principalement de gaz de carbone et d'hydrogène.
Privés d'oxygène, ils ne brûlent pas au cours de
leur trajectoire, mais les gaz inflammables, en traversant une
atmosphère qui contient de l'oxygène, prendront feu. Si
les gaz de carbone et d'hydrogène, ou des vapeurs composées
de ces deux éléments, pénètrent dans
l'atmosphère en énormes quantités, une certaine
partie s'enflammera, fixant tout l'oxygène disponible, le
reste échappera à la combustion, mais, par une
transformation rapide, se liquéfiera. Cette substance
liquide, si elle ne prend pas à nouveau feu en rencontrant
dans sa chute atmosphérique de nouveaux apports
d'oxygène, tombera soit au sol, le pénétrant par
les interstices du sable et les crevasses des rochers, soit sur l'eau
et flottera. La chute d'un liquide épais qui descendit
vers la Terre, et flamba en dégageant une fumée
très dense est relatée dans les traditions orales
et écrites des habitants des deux hémisphères.
On lit dans le Popol-Vuh, le livre sacré
des Mayas40:
« Ce fut la ruine et la destruction (...) la mer
s'entassa à de grandes hauteurs (...) Il y eut une grande
inondation 
visqueuse qui tombait du ciel (...) La face de la Terre s'assombrit,
et la pluie sombre tomba des jours et des nuits (...) Puis il y eut
un grand bruit au-dessus de leurs têtes » .
La population entière fut anéantie. Le Manuscrit
Quiché perpétue l'image de la destruction des
populations mexicaines par une chute de bitume41 :
Un récit semblable est enregistré dans les Annales de Cuauhtitlan42. L'âge qui se termina par une pluie de feu fut appelé : « Quiauh-tonatiuh », qui signifie « le Soleil de la pluie de feu43 » . Et beaucoup plus loin, dans l'autre hémisphère, en Sibérie, les Vogouls se transmirent à travers les siècles et les millénaires ce souvenir : « Dieu envoya une mer de feu sur la Terre... Ils appellent la cause de ce feu "eau de feu"44» .
Un demi-méridien plus au Sud, dans les Indes néerlandaises, les tribus indigènes racontent que, dans un passé éloigné, Sengle-Das, ou « l'eau-de-feu », tomba du ciel. A quelques exceptions près, tous les hommes périrent45. La huitième plaie, telle qu'elle figure dans le Livre de l'Exode était du « barad [météorites] et du feu mélangé au barad, si violent qu'il n'y en avait point eu de semblable en Egypte depuis qu'elle forme une nation » ( Exode 9, 24 ). « Il y eut du tonnerre [ plus exactement : un grand bruit ], et du barad, et le feu se rua sur la Terre » ( Exode 9, 23 ). (suite dans le livre)
~Le séisme La Terre, arrachée à son mouvement régulier, réagit à l'approche imminente du corps de la comète : un énorme choc bouleversa la lithosphère, et le séisme se propagea sur le globe entier. Ipuwer fut témoin de ce séisme, auquel il échappa : « Les villes sont détruites, la Haute Egypte est un désert... tout est ruine » . « Le palais a été retourné sens dessus dessous en un instant46» . Seul un séisme pouvait « retourner » le palais en un instant. Le mot égyptien pour « retourner » est employé dans le sens d'« abattre un mur47» . Ce fut la dixième plaie. « Et le Pharaon se leva la nuit, lui, et ses serviteurs, et tous les Egyptiens. Et il y eut de grands pleurs en Egypte, car il n'y avait pas une maison où il n'y eût de mort » ( Exode 12, 30 ) . Les maisons tombèrent, frappées d'un coup très violent. « ( L'ange du Seigneur... passa au-dessus des maisons des enfants d'Israël en Egypte, frappa les Egyptiens et épargna nos maisons » ( Exode 12, 27 ) . Nogaf signifiant « frappa » est le mot employé pour un coup très violent, comme par exemple le coup de corne d'un boeuf. La Hagadah du Passage dit : « Tu as écrasé à minuit les premiers nés des Egyptiens » .
La raison pour laquelle les Israélites souffrirent moins de ce cataclysme que les Egyptiens tient probablement aux matériaux dont étaient construites leurs habitations. Comme ils occupaient une région marécageuse et travaillaient sur un terrain argileux, les prisonniers devaient habiter des huttes d'argile et de roseaux, plus élastiques que la brique ou la pierre. « Le Seigneur passera au-dessus de la porte et ne souffrira pas que le destructeur vienne frapper vos maisons48 » .
Un autre exemple de la variation des effets d'un agent naturel selon les différents types des constructions se trouve rapporté dans les annales mexicaines. Au cours d'un cataclysme accompagné d'ouragan et de séisme,seuls les habitants de petites huttes de bois furent épargnés. Les plus grandes constructions furent emportées. « Ils découvrirent que ceux qui logeaient dans de petites maisons avaient été sauvés, de même que les jeunes mariés, qui, suivant la coutume, habitaient pendant quelques années dans des huttes en face des habitations de leurs beaux-pères49 » . Dans Ages in Chaos ( où je tente une reconstruction de l'histoire ancienne ), je montre que « premier né » ( Bkhor ), dans les textes des plaies de l'Egypte, est une corruption du mot signifiant « choisi » ( Bchor ) . Toute la fleur de l'Egypte périt dans le cataclysme. « En vérité, les enfants des princes sont écrasés contre les murs... les enfants des princes sont précipités dans les rues »  « la prison est détruite », écrivait Ipuwer50, et ceci nous rappelle les princes des palais, les prisonniers des cachots, qui furent victimes du désastre ( Exode 12, 28 ) . A l'appui de mon interprétation de la dixième plaie - tremblement de terre selon moi ( l'expression « frappa les maisons » le démontre évidemment ) se trouve un passage d'Artanapus qui décrit la dernière nuit précédent l'Exode, et qui est cité par Eusèbe : il y eut « de la grêle et un tremblement de terre la nuit, en sorte que ceux qui fuyaient le tremblement de terre furent tués par la grêle, et que ceux qui cherchaient à s'abriter de la grêle furent détruits par le tremblement de terre. Et à ce moment-là, toutes les maisons s'écroulèrent et la plupart des temples51» . De même, Hieronimus ( Saint Jérôme ) écrivit dans une épître, que « la nuit où eut lieu l'Exode, tous les temples d'Egypte furent détruits soit par le tremblement de terre, soit par la foudre52 ». Et de même dans les Midrashim : « la septième plaie, la plaie de barad [ météorites ] : tremblement de terre, feu, météorites53». Il est également rapporté que les constructions érigées par les esclaves israélites à Pithom et Ramsès s'effondrèrent, ou furent englouties dans la Terre54. Une inscription qui date du début du Haut Empire fait allusion à un temple du Moyen Empire qui fut « englouti par le sol » à la fin du Moyen Empire55. La tête du corps céleste approcha très près de la Terre, en se frayant son passage à travers les ténèbres de l'enveloppe gazeuse  d'après les Midrashim, la dernière nuit en Egypte fut aussi brillante que midi au jours du solstice d'été56. La population s'enfuit : « les hommes fuient  ils fabriquent des tentes comme les paysans des collines », écrivit Ipuwer57. La population d'une ville détruite par un tremblement de Terre passe généralement la nuit dans les champs. Le livre de l'Exode décrit une panique la nuit de la dixième plaie . Une « foule mélangée » de non-Israélites quitta l'Egypte avec les Israélites, qui passèrent leur première nuit dans des huttes ( Sukkoth )58. « Les éclairs éclairèrent le monde : la Terre trembla et fut secouée... Tu conduis ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron59» . Ils furent conduits hors d'Egypte par un signe qui ressemblait à un bras tendu, « par un bras tendu et par de grandes Terreurs », ou bien « par une main puissante, avec un bras tendu, et avec de grandes Terreurs, et avec des présages, et avec des merveilles60» .
~Le « 13 » « A minuit », toutes les maisons d'Egypte furent frappées : « Il n'y avait pas une maison où il n'y eut pas de mort ». Telle fut cette nuit du 14e jour du mois d'Aviv ( Exode 12, 6 et 13, 4 ) , qui est la nuit du Passage. Il semble que primitivement, les Israélites célébraient la Pâque la veille du quatorzième jour d'Aviv. Le mois d'Aviv est appelé « le premier mois » ( Exode 12, 18 ) . Tut était le nom du premier mois égyptien. Ce qui, pour les Israélites, devint une fête, fut pour les Egyptiens un jour de deuil et de jeûne. « Le 13e jour du mois Tut [est] un très mauvais jour. Tu ne feras rien ce jour-là. C'est le jour du combat qu'Horus livra à Seth61 » . Les Hébreux comptaient ( et comptent encore ) le commencement de la journée à partir du coucher du Soleil62; les Egyptiens à partir de son lever63. Comme le cataclysme se produisit à minuit, pour les Israélites, c'était le 14e jour du ( premier ) mois, pour les Egyptiens le 13e.
Un séisme provoqué par le contact ou la collision avec une comète doit être ressenti simultanément par tout le globe. Un séisme n'est pas un phénomène exceptionnel. Mais un séisme qui accompagne un choc cosmique devait revêtir une importance considérable, et laisser un souvenir durable chez les survivants. Dans le calendrier de l'hémisphère occidental, il est dit que le 13e jour du mois appelé « Olin » ( « mouvement », ou « tremblement de terre »64) un nouveau soleil inaugurera un nouvel âge du monde65. Les Aztèques, comme les Egyptiens, comptaient la journée à partir du lever du Soleil66.
Ici, nous
avons, en passant67,
la réponse au problème, non résolu, de l'origine
de la superstition qui attribue au nombre 13, et en particulier à
la date du treize, une influence maléfique. Telle est encore
la croyance de beaucoup de gens superstitieux, croyance que n'ont
point altérée des milliers d'années, et qui
s'exprime dans les mêmes termes : « le 13e
jour est un jour très mauvais 
rien ce jour-là ». Je ne pense pas qu'on puisse
retrouver trace de cette croyance antérieurement à
l'Exode. Les Israélites ne partageaient pas cette
superstition du nombre 13 ( ou 14 ) porte-malheur (suite
dans le livre)
~
Vénus VII ~
~Les
pierres suspendues dans l'air
« La grêle
de pierres de feu, qui, à la prière de Moïse,
était restée suspendue en l'air, alors qu'elles
allaient tomber sur les Egyptiens, s'abattit alors sur les
Cananéens
Le langage du Talmud et
du Midrash suggère que c'est la même comète qui,
après quelque cinquante années, reparut. Elle frôla
encore la Terre. Cette fois-ci, elle ne produisit pas une
interversion de pôles, mais altéra l'inclinaison de
l'axe terrestre pendant très longtemps. Le monde fut à
nouveau, selon les termes des rabbins, « dévasté
par le tourbillon », et « tous les
royaumes vacillèrent (...) Le tonnerre fit frémir et
trembler la Terre » 
fut une fois de plus décimée, et les cadavres
s'entassaient comme des monceaux d'ordures en
ce Jour de Colère Tandis que ces fléaux ravageaient la Terre, le ciel était bouleversé. Des averses de pierres s'abattirent, le Soleil et la Lune s'arrêtèrent, et sans doute une comète fut-elle visible. Le Livre de Habaquq décrit ainsi l'apparition prodigieuse qui surgit au ciel, en ce jour mémorable où « le Soleil et la Lune restèrent dans leur demeure ». Elle avait la forme d'un homme monté sur un char traîné par des chevaux, et l'on crut que c'était l'Ange de Dieu. Voici la description qu'en donne la version anglaise King James de la Bible : « Sa Majesté couvrit les cieux... Sa splendeur était éblouissante comme la lumière. Des cornes jaillissaient de ses mains. Des charbons ardents précédaient ses pas... Il secoua les nations, les montagnes éternelles se disloquèrent... Est-ce contre la mer, que Tu traversais sur Tes chevaux et sur Tes chars libérateurs... ? Tu fendis la terre en torrents. A Ta vue, les montagnes tremblèrent, l'inondation se déchaîna, et l'Abîme fit entendre sa voix... Le Soleil et la Lune restèrent dans leur demeure, à la lueur de Tes flèches ils disparurent, aux éclairs fulgurants de Ta lance. Tu traversas la Terre avec fureur, dans Ta colère Tu accablas les païens... Tu lanças Tes chevaux sur la mer, dans le bouillonnement des grandes eaux accumulées70 » .
Les textes bibliques, aux yeux de certains lecteurs, paraissent susceptibles d'interprétations inexactes ou fausses  troisième chapitre d'Habaquq, dans une version plus moderne :
Il est probable qu'à la suite du déplacement de l'axe de rotation de la Terre, les frictions mécaniques des couches et du magma bouleversés mirent le feu à la Terre. Le monde brûla. C'est maintenant qu'il importe de citer l'histoire grecque de Phaéton, qu'on retrouve dans les textes d'Ovide et de Platon, ce dernier la tenant indirectement de Solon qui lui, l'avait recueillie auprès d'un prêtre lors de son voyage en Egypte.
~Phaéton Les Grecs, comme les Cariens et les autres peuples des bords de la mer Egée, ont parlé d'une époque où le Soleil abandonna sa course habituelle, et disparut pendant une journée entière, tandis que la Terre était embrasée et recouverte par les eaux. Le légende grecque raconte que le jeune Phaéton, qui se disait fils du Soleil, essaya en ce jour fatal, de conduire le char du Soleil. Mais il ne put résister aux « tourbillons des pôles », et il fut précipité par leur « axe rapide » . Phaéton, en grec, signifie « celui qui flambe » . Beaucoup d'écrivains ont traité l'histoire de Phaéton. La version la plus connue est due au poète latin Ovide*. Le char du Soleil, conduit par Phaéton, ne suivit plus « la route accoutumée » . Les chevaux « s'en écartèrent », et « vagabondèrent à travers les airs, se heurtant aux étoiles fixées aux profondeurs célestes, et entraînant les chars par les chemins ignorés » . Les constellations de la Grande et de la Petite Ourse tentèrent de plonger dans la mer interdite, et le char du Soleil erra dans les régions inconnues de l'air. Il était « emporté, tel un vaisseau chassé par la tempête, quand le pilote a lâché le gouvernail inutile et abandonné le bateau aux dieux et aux prières72 » . « La Terre s'enflamme dans ses éminences d'abord  sucs dont se nourrissent les plantes. Les prairies desséchées blanchissent, les arbres brûlent avec toutes leurs feuilles, et les moissons prêtes à être cueillies fournissent un aliment au feu qui les consume... Les villes périssent avec leurs murailles  les nations et les peuples, les forêts et les montagnes... L'Etna voit redoubler ses feux... et le Parnasse au double sommet... Le froid ne garantit pas la Scythie... Le Caucase est en feu... et les Alpes qui montent jusqu'au ciel, et l'Apennin couronné de nuages » . Les nuages brûlés vomissaient de la fumée. Phaéton voit le monde embrasé : « Il n'a plus la force de supporter la cendre et les étincelles qui s'élèvent partout, il est environné d'une fumée brûlante  de son ombre épaisse, il ne sait ni où il va, ni où il est » . « On croit que les peuples d'Ethiopie prirent alors la coloration noire qui les distingue, parce que leur sang brûlé fut attiré sur la superficie de leur corps, où il se répandit » . « La Libye, perdant toute humidité, devint une Terre aride... Le Don fume au milieu de ses ondes  l'Euphrate brûle à Babylone, le Gange, le Phase, le Danube bouillonnent  flammes. Les sables dorés du Tage fondent sous la chaleur, et les cygnes... brûlent... Le Nil, épouvanté, s'enfuit aux extrémités du monde... Ses sept bouches desséchées parurent de profondes vallées où ne coulait plus aucune eau. Le même malheur tarit les rivières de Thrace, l'Hébrus et le Strymon  fleuves de l'Occident, le Rhin, le Rhône, le Pô, et le Tibre » . « La Terre s'ouvre de toutes parts... La mer se resserre, et ce qui fut jadis l'océan n'est plus qu'une plaine de sables arides. Des montagnes cachées auparavant dans son sein se montrent, et augmentent le nombre des Cyclades » . Comment les poètes de l'époque comme Ovide auraient-ils pu savoir, s'ils n'ont jamais été témoins d'un changement de la course du Soleil, que cela provoque l'embrasement du monde, l'activité des volcans, l'ébullition des rivières, la formation de déserts, l'émergence d'îles ? La perturbation du mouvement du Soleil fut suivie d'un jour où il ne se leva pas du tout. Nous lisons dans Ovide : « S'il faut en croire la tradition, le Soleil fut un jour entier sans paraître. Mais l'incendie fournissait assez de lumière73 » . A un jour plus long que de coutume dans un hémisphère du monde, doit correspondre une nuit anormalement longue dans l'autre. Ovide rapporte le même phénomène que relate le Livre de Josué, mais constaté à une longitude différente  conjectures sur l'origine géographique des émigrants indo-iraniens ou cariens en Grèce. L'inclinaison de l'axe terrestre fut modifiée. Les latitudes le furent donc aussi. Et Ovide termine ainsi la description du cataclysme mondial que symbolise l'histoire de Phaéton : « Secouant toutes choses de ses grands tremblements, elle [ la Terre ] s'enfonça un peu plus bas que sa place accoutumée » .
Revenons 400 ans en arrière : Platon a transcrit l'histoire que rapportait, deux générations plus tôt, Solon, le sage législateur d'Athènes74. Solon, lors de son voyage en Egypte, questionna les prêtres versés dans la science de l'antiquité, sur l'histoire des origines. Il apprit ainsi que « ni lui, ni aucun autre Grec, pouvait-on dire, ne connaissait quoi que ce fût sur ces questions ». Solon raconta aux prêtres l'histoire du déluge, la seule tradition antique qu'il connût. L'un des prêtres, un vieillard75, parla alors :
Le prêtre égyptien expliqua à Solon que, lors de pareils cataclysmes, les oeuvres littéraires de nombreux peuples et leurs érudits périrent ensemble. C'est pourquoi la science des Grecs n'en était qu'à ses premiers balbutiements, puisqu'ils ne connaissaient plus les authentiques horreurs du passé. Ces paroles du prêtre n'étaient qu'une introduction à la révélation d'une connaissance infiniment plus étendue : des continents entiers, déclara-t-il, avaient été rayés du monde, au temps où la Grèce et le globe étaient visités par la colère divine. Et il conta l'histoire d'un puissant royaume sur une grande île de l'océan Atlantique, qui fut submergée, et à tout jamais engloutie dans les eaux.
~L'Atlantide Depuis le récit de Platon, (suite dans le livre )
~ Mars I ~
~Amos Environ 750 ans s'écoulèrent après le grand cataclysme contemporain de l'Exode, soit 700 années après les perturbations cosmiques du temps de Josué. Au cours de ces sept siècles, le monde redouta le retour du cataclysme à la fin de chaque période de Jubilé. C'est alors qu'à partir du milieu du VIIIe siècle avant notre ère, de nouveaux bouleversements se produisirent, à de brefs intervalles. C'était l'époque des prophètes hébreux, dont on a conservé les écrits, des rois assyriens, dont on a découvert et déchiffré les annales, des pharaons égyptiens sous les dynasties libyenne et éthiopienne. Bref, les cataclysmes que nous nous proposons de décrire n'appartiennent plus à un passé obscur : cette période fait partie de l'histoire authentique des pays de la Méditerranée orientale  et c'est le VIIIe siècle qui vit naître, d'autre part, la nation grecque et le peuple romain. Les prophètes de Judée possédaient une connaissance remarquable des mouvements célestes  observaient les mouvements des planètes et des comètes, et comme les astronomes assyriens et babyloniens, ils prévoyaient scientifiquement leurs altérations. Au VIIIe siècle, sous Osias, roi de Jérusalem, se produisit un terrible cataclysme appelé raash ( commotion )77. Avant ce « raash », Amos, qui vivait au temps d'Osias, avait prédit un bouleversement cosmique. Et après le cataclysme, Isaïe, Joël, Osée et Michée, d'un commun accord, et avec beaucoup d'énergie, annoncèrent qu'une nouvelle rencontre était fatale entre la Terre et quelque corps cosmique. Amos fit sa prophétie deux ans avant le raash ( 1, 1 ) . Il annonça que le feu envoyé par le Seigneur dévorerait la Syrie, Edom, Moab, Ammon et la Philistie, et jusqu'aux pays très éloignés, « avec un ouragan, au jour de la tempête » ( 1, 14 ) . Le pays d'Israël ne serait pas épargné : un grand tumulte secouerait les montagnes. « Les grandes demeures seront détruites ( 3, 15 ) : « Il fera s'écrouler la grande maison, et réduira la petite en ruines78 » ( 6, 11 ) .
Amos avertit ceux qui attendaient impatiemment le Jour du Seigneur : « Malheur à ceux qui souhaitent voir le Jour du Seigneur. Que vous sera-t-il ce Jour du Seigneur ? Ténèbres, et non lumière. Il ne sera point lumière, mais obscurité » ( 5, 18-20 ) . Amos, le plus ancien des prophètes de Juda et d'Israël dont les prophéties ont été préservées par l'Ecriture79, donne l'interprétation du concept de Yahwé, en cette période lointaine de l'histoire. Yahwé commande aux planètes : « Celui qui a créé Khima et Khésil80, celui qui change l'Ombre de la Mort en aurore, et transforme le jour en nuit, celui qui appelle les eaux de la mer, et les répand sur la surface de la terre, son nom est le Seigneur [ Yahwé ] : Il donne la force aux faibles contre les forts » ( 5, 8-9 ) . Amos fit cette prophétie : « le sol se soulèvera tout entier, comme les flots, et il sera rejeté et englouti comme par l'inondation d'Egypte. Il arrivera en ce jour-là, dit le Seigneur Dieu, que je ferai coucher le soleil à midi, et que j'obscurcirai la Terre en plein jour » ( 8, 8-9) . L'inondation d'Egypte citée par Amos peut faire allusion au cataclysme du temps du Passage de la mer Rouge, mais, plus probablement, à un événement contemporain de la génération à laquelle s'adressait Amos. Selon une inscription détériorée qui date du règne d'Osorkon II de la dynastie libyenne en Egypte, le 12e jour du premier mois de la 2e saison de la 3e année, « l'inondation envahit tout le pays. Le pays était en son pouvoir, comme la mer  Tous les peuples étaient comme des oiseaux. La tempête suspendue sur eux comme les cieux. Tous les temples de Thèbes étaient transformés en marécages81 » . La date montre clairement qu'il ne s'agit pas d'une crue saisonnière du Nil. « Cette date du calendrier attribuée au maximum d'intensité de l'inondation ne correspond pas du tout à la saison où il la place82 » . Un peu avant la catastrophe, Amos prophétisa qu'aucun lieu ne fournirait de refuge, pas même le mont Carmel, où abondent les grottes : « S'ils montent aux cieux, Je les en ferait descendre  du Carmel, J'irai les y chercher, et les en retirer » ( 9, 2-3 ) . La terre sera dissoute, et la mer gonflera, puis se répandra sur les pays habités : « Le Seigneur, dieu des armées, touche la terre qui se dissout. Celui qu'appelle les eaux marines et les répand sur la surface de la terre » ( 9, 5-6 ) . Amos fut persécuté, et mis à mort. Mais le cataclysme se produisit à son heure. Le roi Osias, pris d'une frayeur anticipée, se rendit au temple, pour y brûler l'encens83. Les prêtres s'opposèrent à cette usurpation de leurs fonctions : « Brusquement, la terre se mit à trembler si violemment qu'une grande brèche s'ouvrit dans le temple. Du côté Ouest de Jérusalem, la moitié d'une montagne fut arrachée et projetée à l'Est84 » . « Des séraphins de feu bondissaient dans l'air85 » . Les tremblements de terre se produisent brusquement, et la population n'a pas le temps de s'enfuir. Or, avant le raash d'Osias, la population avait fui des villes, et s'était réfugiée dans les grottes et les crevasses des rochers. Bien des générations plus tard, dans la période postérieure à l'Exil, on rappelait encore comme « la population avait fui devant le raash, au temps d'Osias, roi de Juda86 » .
~ L'année 747 avant JCSi la commotion de l'époque d'Osias se manifesta sur le globe entier, et fut provoquée par un agent extra-terrestre, elle dut perturber la rotation de la Terre sur son axe, et sa révolution sur son orbite. Cette perturbation a rendu inutilisable le calendrier de l'époque, et a donc nécessité sa refonte. En 747 avant JC, un nouveau calendrier fut introduit dans le Moyen-Orient, et cette année marque « le début de l'ère de Nabonassar » . On soutient qu'un événement astronomique fut à l'origine du nouveau calendrier, mais on ne sait rien de la nature de cet événement. Le début de l'ère de Nabonassar, roi de Babylone par ailleurs obscur, était une date astronomique, qui fut employée jusqu'au second siècle de notre ère par Ptolomée, le grand mathématicien et astronome de l'école d'Alexandrie, et par d'autres savants. Il servait de point de départ aux anciennes tables astronomiques. « Ce n'était pas une époque politique ou religieuse. Avant elle, on ne savait rien de certain sur le calcul du temps. C'est à partir de ce moment qu'on entreprit de dresser un tableau des éclipses, que Ptolémée utilisa87» . Quel événement astronomique mit fin à la période précédente et inaugura la nouvelle ?
D'après les calculs rétrospectifs, il n'y a pas eu d'éclipses du Soleil dans la région assyro-babylonienne entre les années 762 et 701 avant JC88, si la Terre a, depuis lors, ponctuellement accompli sa rotation et sa révolution, ce que l'on considère comme indiscutable. Osias régna approximativement entre 789 et 740 avant JC89. Les dernières années de son règne, qui avait commencé avec le jour de la « commotion » , furent passées dans la solitude car il fut atteint de la lèpre. Il semble bien que ce soit le bouleversement pendant le règne de ce roi qui sépara les deux ères, puisque le temps se calculait « à partir de la commotion du temps d'Osias90» . Si cette conclusion est exacte, le bouleversement se produisit en 747. On a même calculé que la nouvelle ère commença le 26e jour de février  être reconsidérée, car d'autres perturbations cosmiques eurent lieu au cours des décades qui suivirent l'année 747. Il est intéressant de signaler que les anciens habitants du Mexique célébraient la nouvelle année le jour précis qui correspond, dans le calendrier julien, à cette même date : « Le premier jour de leur année était le 26 février » . Le moine byzantin Georgius Syncellus, autorité en matière de chronologie ancienne, faisait coïncider la 48e année d'Osias avec la première année de la première Olympiade91. Mais, d'après des calculs récents, la première année de cette toute première Olympiade était 77692. Il est donc très probable que l'inauguration des Olympiades coïncida avec quelque événement cosmique. L'ancien livre chinois de Shiking fait allusion à un phénomène céleste survenu au temps du roi Yen-Yang, en 776 : « le soleil fut obscurci93» . Si l'événement de 776 fut de même nature que celui de 747, la prophétie d'Amos se fondait alors sur une expérience antérieure. ~IsaïeD'après les sources hébraïques94, Isaïe commença ses prophéties aussitôt après la « commotion » d'Osias, peut-être le jour même. Le pays avait subi des destructions considérables : « Votre pays est dévasté, vos villes sont incendiées... Si le Seigneur des armées ne nous eût laissé un résidu, nous serions comme Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe » ( 1, 7 et suivants) . Les environs immédiats de Jérusalem étaient méconnaissables, la montagne de l'Ouest de la ville s'était scindée, et les villes étaient emplies de décombres et de corps mutilés : « les montagnes tremblent  ( 5, 25 ) . Tel était l'événement qui alluma l'ardeur prophétique d'Isaïe. Au cours de sa longue vie (« il connut les règnes d'Osias, de Joatham, d'Achaz et d'Hézéchias, rois de Juda »), il ne cessa de prédire le retour des catastrophes cosmiques. Isaïe possédait une remarquable connaissance des étoiles et, apparemment, il savait qu'à des intervalles réguliers, - tous les 15 ans - un cataclysme se produisait, provoqué, croyait-il, par le Messager de Dieu : « sa colère ne s'apaise point, et sa main [ signe95] reste prête à s'abattre. Il élèvera une bannière pour appeler une nation lointaine » ( 5, 25-26 ) . Isaïe évoquait l'image apocalyptique de la ruée des troupes ennemies. Quand il parlait de l'armée qui arriverait du bout du monde à l'appel du Seigneur, faisait-il allusion à un peuple de guerriers cruels et puissants, ou bien à une armée de projectiles lancés de très loin ? Les sabots de leurs chevaux seraient durs comme le silex, et les roues de leurs chars ressembleraient à l'ouragan : « Quand on regardera la terre, on ne verra que ténèbres et angoisse, et au ciel se répandront de sombres nées » ( 5, 30 ) . Ce ne sont pas les chevaux et les chars des Assyriens qui sont comparés au silex et à l'ouragan, mais bien le silex et l'ouragan qui sont comparés aux guerriers96. Les ténèbres évoquées en conclusion du tableau révèlent à la fois les termes et l'objet de la comparaison. Le cataclysme contemporain d'Ozias n'était qu'un prélude : le Jour de Courroux reviendra, et détruira les populations, « jusqu'à ce que les villes soient dévastées et sans habitants » ( 6, 11 ) « Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussière, de devant la terreur de l'Eternel et de devant la magnificence de sa majesté » . Les grottes étaient partout considérées comme les meilleurs refuges : « réfugiez-vous dans les creux des rochers, et dans les antres de la terre, sous le coup de la terreur du Seigneur, et sous l'éclat de sa Majesté, quand il se lèvera pour terrifier la terre » ( 2, 19 ) . Isaïe alla trouver le roi Achaz, et lui offrit un signe venant de la terre ou « de là-haut » . Achaz refusa : « Je ne veux rien demander, je ne veux pas mettre le Seigneur à l'épreuve » ( 7, 12 ) . Alors, Isaïe se tourna vers le peuple : « On regardera la terre, et on ne verra que détresses, obscurité, ténèbres angoisse » ( 8, 22 ) . Néanmoins, déclare-t-il dans cette prophétie, les ténèbres seront moins opaques qu'au cours des deux catastrophes antérieures quand « au commencement il pesa légèrement sur le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, et plus tard s'appesantît [ sur elle ] , par chemin de la mer, au delà du Jourdain, Galilée des nations » ( 9, 1 ) . Il a calculé que la prochaine catastrophe causerait moins de dégâts que les précédentes.* Mais, peu après, il changea d'opinion, et se fit très pessimiste : « Par le courroux du Seigneur, le pays est en feu, et le peuple deviendra la proie des flammes » ( 9, 19 ) . « De sa baguette, il soulèvera les eaux de la mer, comme au jour du Passage de la mer Rouge » ( 10, 26 ) . « Le Seigneur mettra à sec le bras de mer d'Egypte  le fleuve, il le divisera en sept bras que l'on pourra traverser à gué » ( 11, 15 ) . Et la Palestine ne sera pas non plus épargnée : « Il lèvera la main [ signe ] contre... la colline de Jérusalem » ( 10, 32 ) . Ainsi, les troupes célestes commandées par le Seigneur déclarèrent la guerre aux nations de la terre. Et celles-ci attendaient dans l'angoisse le Jour du Jugement Dernier : « Ecoutez ce grondement sur les montagnes, comme le bruit d'une foule immense  royaumes, des nations assemblées : c'est le Seigneur des armées, qui passe en revue ses troupes pour la bataille » ( 13, 4 ) . Cette multitude « arrive de l'extrémité des cieux, le Seigneur et les instruments de son courroux, pour ravager toute la terre » ( 13, 5 ) . Le monde sera plongé dans les ténèbres : « Ni les étoiles du ciel, ni les constellations brillantes, ne feront resplendir leur lumière : le Soleil sera obscur à son lever, et la Lune ne fera pas luire sa clarté » ( 13, 10 ) (suite dans le livre )
Mars VIII
La longueur de l'année, avant la dernière série de cataclysmes qui changea la direction de l'axe terrestre, déplaça les pôles, et modifia l'orbite de notre globe, devait être différente de ce qu'elle est depuis ces événements. On possède de nombreux témoignages qui attestent qu'avant de compter 365 jours et quart, l'année ne comportait que 360 jours. Cette année de 360 jours ne faisait au reste qu'assurer la transition entre une année plus brève encore, et l'année actuelle. Dans la période qui sépare le dernier cataclysme du XVe siècle et la première catastrophe cosmique du VIIIe siècle, la durée d'une révolution terrestre semble avoir été de 360 jours97 . A seule fin d'étayer cette affirmation, j'invite le lecteur à faire un voyage autour du monde. Commençons donc par l'Inde. Les textes contemporains des Veda parlent constamment d'une année qui ne se compose que de 360 jours. « Tous les textes des Veda parlent uniformément et exclusivement d'une année de 360 jours. On trouve dans tous les Brahmanas des textes qui assignent sans ambiguïté cette durée à l'année98 (...) Il est curieux que les Veda ne mentionnent nulle part une période intercalaire : ils ne se lassent pas de déclarer que l'année a 360 jours, mais ne font nulle part allusion aux 5 ou 6 jours qui appartiennent sans conteste à l'année solaire99 » . L'année hindoue de 360 jours est divisée en 12 mois de 30 jours chacun100. Les textes précisent que la Lune est croissante pendant 15 jours, et décroissante pendant 15 autres jours. Ils déclarent également que le Soleil se déplace vers le Nord pendant 6 mois ou 180 jours, puis vers le Sud pendant une durée égale. Ces chiffres ont suscité chez les scientifiques une perplexité que reflète la citation suivante : « Le passage du Nidana-Sutra où il est affirmé que le Soleil reste 13 jours et quart dans chacune des 27 Naksatras, et donc que l'année solaire compte 360 jours, prouve non point le caractère conventionnel et inexact de ces données, mais la fausseté essentielle des conceptions (...) Ils attribuent à chaque demi-lunaison une durée de 15 jours  que ce nombre soit trop fort101» . Les travaux d'astronomie des Brahmanes utilisent des procédés géométriques extrêmement ingénieux  il paraît donc déconcertant qu'ils ne se soient pas aperçus que l'année de 360 jours était trop courte de 5 jours et quart. En 10 ans, cela fait une erreur de 52 jours. L'auteur que je viens de citer a été contraint de conclure que les Brahmanes possédaient une « idée très confuse de la véritable longueur de l'année » . C'est seulement à une époque ultérieure, ajoute-t-il, que les Hindous reconnurent l'évidence de ces faits. Un auteur allemand a écrit de même : « Les Veda nous révèlent l'existence de la vieille année Savana de 360 jours, et d'autres conceptions similaires. Ainsi est-il prouvé qu'il fallut de longs siècles avant qu'on parvînt à établir l'année de 365 jours102 » . Voici un passage tiré de l'Aryabhatiya, vieux traité hindou de mathématiques et d'astronomie : « Une année comprend 12 mois ; un mois 30 jours  60 nadis, et un nadi 60 vinadikas103 » . Le mois de 30 jours et l'année de 360 jours servirent de fondement à la chronologie primitive de l'Inde, et à la détermination des dates de l'histoire. Les Brahmanes savaient que la durée de l'année, du mois, et du jour, changent à chaque nouveau cycle du monde. La citation suivante est extraite du Surya-sid-dhanta, ouvrage classique de l'astronomie hindoue  après l'introduction, on lit : « seule la révolution des âges a produit ici une différence dans l'estimation du temps104 » . Une note du traducteur de ce livre ancien explique : « Selon le commentaire, ces dernières phrases signifient qu'au cours des Grands Ages successifs il y a eu de légères différences dans le mouvement des corps célestes » . Le Surya ajoute, à propos du mot Bija, ou correction du temps à chaque nouvel âge : « le temps est le destructeur des mondes » . Un mois de 30 jours et une année de 360 constituait la base de la chronologie hindoue et de ses calculs. Les Brahmanes étaient parfaitement au courant que la durée d'une année, d'un mois et d'un jour changeait avec chaque nouvel âge du Monde. Ce qui suit est un passage, après une brève introduction, du classique traité d'astronomie Surya-sid-dhanta : « c'est uniquement à cause des révolutions des âges que nous trouvons ici une différence du temps105 » . Le traducteur a annoté ce passage: « Selon le commentaire, la signification de ces derniers vers veut dire qu'au cours des âges successifs... il y a eu de légères différences dans le mouvement des corps célestes » . En expliquant le terme bija qui veut dire correction du temps à chaque nouvel âge, le livre du Surya dit que « le Temps est le destructeur des mondes » 106. L'année religieuse, comme l'année du calendrier, comprenant 360 jours, ou 12 mois lunaires de 30 jours chacun. C'est sensiblement à partir du VIIe siècle avant notre ère, que l'année hindoue compta 365 jours et quart. Cependant, l'année religieuse demeura fixée à 360 jours : elle fut alors appelée savana.
Lorsque
le calendrier hindou adopta l'année de 365 jours un quart, et
le mois lunaire de 29 jours et demi le vieux système ne fut
pas pour autant abandonné : « Le mois
naturel, comprenant environ 29 jours et demi selon le temps solaire
moyen, est alors divisé en 30 jours lunaires [ tithi ] .
Et cette division, quoique arbitraire et anormale, puisque les jours
lunaires commencent et se terminent à n'importe quel moment du
jour et de la nuit naturels, revêt une importance pratique
capitale pour les Hindous : ils règlent sur elle la
célébration de maintes cérémonies,
elle détermine les périodes fastes et néfastes,
et ainsi de suite107 » .
Ce double système n'est rien d'autre que la superposition
d'une nouvelle mesure du temps à l'ancienne.
L'ancienne année des Perses comprenait 360 jours, ou 12 mois de 30 jours chacun  furent ajoutés au calendrier108. Le Bundehesh, livre sacré des Perses, décrit en ces termes les 180 apparitions successives du Soleil, du solstice d'hiver au solstice d'été, et du solstice d'été au solstice d'hiver suivant. « Il y a 180 ouvertures [rogin] à l'Est, et 180 à l'Ouest. Et le soleil, chaque jour, entre par une ouverture, et sort par une autre. Il revient au Varak en 360 jours, et 5 jours Gatha109 » . Les jours Gatha sont « 5 jours supplémentaires ajoutés au dernier des 12 mois, qui compte de ce fait 35 jours. Aucune ouverture supplémentaire n'est prévue pour ces jours-là. Ce dispositif semble indiquer que l'idée des ouvertures est antérieure à la rectification du calendrier, qui ajouta les 5 jours gâthâs à une année originaire de 360 jours110 » .
A Babylone, l'année comprenait primitivement 360 jours111. Les tablettes astronomiques antérieures à l'Empire néo-babylonien assignent 360 jours à l'année, sans mentionner de jours supplémentaires. Avant même qu'on ne déchiffrât les inscriptions cunéiformes, on savait que l'ancienne année babylonienne ne comportait que 360 jours. Csétias a écrit que les murs de Babylone avaient 360 « furlongs » ( 7200 mètres ) de circonférence, « autant qu'il y avait de jours dans l'année112 » . Les Babyloniens divisaient le Zodiaque en 36 décans, un décan représentant l'espace parcouru par le soleil par rapport aux étoiles fixes en une période de dix jours . « Cependant, les 36 décans de 10 jours chacun, ne peuvent constituer qu'une année de 360 jours113 » . Pour expliquer cette mesure du Zodiaque apparemment arbitraire, on a émis l'hypothèse suivante : « Des astronomes de Babylone ont dû attribuer d'abord 360 jours à l'année, et la division du cercle en 360 degrés devait indiquer l'espace parcouru par le soleil chaque jour dans sa révolution supposée autour de la terre114 » . Mais aucune explication n'est proposée pour les cinq degrés du Zodiaque en excédent. L'ancienne année babylonienne se composait de 12 mois de 30 jours chacun, les mois étant comptés à partir de la nouvelle lune. Comme il s'écoule 29 jours et demi entre une nouvelle lune et la suivante, le calendrier babylonien soulève chez les scientifiques une perplexité déjà rencontrée par ailleurs : « Les mois de 30 jours commencent avec la nouvelle lune. Comment faisait-on concorder ceci avec les faits astronomiques ? Nous n'en savons rien. L'usage de la période intercalaire était encore inconnu115 » . Il semble qu'au VIIe siècle, 5 jours furent ajoutés au calendrier babylonien. Ils étaient considérés comme néfastes, et inspiraient une crainte superstitieuse. En Assyrie, l'année équivalait à 360 jours. La décade était appelée Sarus , et elle comprenait 3.600 jours116 : « L'année des Assyriens, comme celle des Babyloniens, se composait de mois lunaires, et il semble que les rapports astrologiques relatifs à l'apparition de la Lune et du Soleil aient eu pour objet de déterminer et de prévoir la durée du mois lunaire. Si cela est exact, l'année courante en Assyrie devait être l'année lunaire. Le calendrier assigne 30 jours pleins à chaque mois  lunaire est à peine supérieure à 29,5 jours117 » . « Il semble impossible que le mois du calendrier et le mois lunaire coïncident si exactement à la fin de l'année118 » . Les documents assyriens mentionnent des mois de 30 jours seulement, et ceux-ci vont de croissant à croissant119. En Assyrie, comme dans les autres pays, les astronomes considèrent de toute évidence le mois lunaire comme équivalent à 30 jours. Les scientifiques modernes se demandent comment les astronomes assyriens arrivaient à faire coïncider la durée des mois lunaires avec la révolution de la Lune  qu'ils rapportaient au Palais royal pouvaient être si constamment entachées d'erreur. Du XVe au VIIIe siècle avant notre ère, le mois des Israélites comportait 30 jours, et 12 mois formaient une année. Nulle part ne se trouvent mentionnés des mois inférieurs à 30 jours, ni des années de plus de 12 mois. Le Deutéronome ( 34, 8 et 21, 13 ) et les Nombres ( 20, 29 ) nous montrent clairement que les mois comportaient 30 jours : il y est ordonné de célébrer le deuil pendant « un mois plein », et le deuil dure 30 jours. La Genèse, rapportant l'histoire du Déluge, calcule par mois de 30 jours : 150 jours se sont écoulés entre le 17e jour du second mois et le 17e jour du septième mois120. Ce texte semble avoir été composé entre l'Exode et le bouleversement du règne d'Osias121. Les Hébreux observaient les mois lunaires. Les grandes fêtes de la nouvelle lune au temps des Juges et des Rois en sont le témoignage122. « La fête de la nouvelle lune était primitivement au moins aussi importante que celle du Sabbat123 » . Etant donné que ces mois ( lunaires ) comportaient 30 jours, sans qu'aucun mois de 29 jours vînt s'intercaler entre eux, et que 12 de ces mois formaient une année, sans jours supplémentaires ni mois intercalaires, les exégètes de la Bible n'ont trouvé aucune conciliation possible entre ces trois chiffres : 354 jours, ou 12 mois lunaires de 29,5 jours  30  actuelle. En Egypte, l'année comptait 360 jours, avant qu'on ne lui en ajoutât 5. Le calendrier du papyrus Ebers, document du Nouvel-Empire, fixe l'année à 12 mois, de 30 jours chacun124. Dans la 9e année du règne de Ptolémée-Evergète ( 238 avant JC ), un groupe de prêtres égyptiens se réunit à Canope afin de réformer le calendrier. Ils rédigèrent un décret, et on a retrouvé en 1860 à Tanis dans le Delta, la tablette sur laquelle il fut inscrit. L'objet de ce décret était d'harmoniser le calendrier et les saisons, « selon la présente disposition du monde » comme le déclare le texte. Il ordonnait qu'on ajoutât tous les 4 ans 1 jour aux « 360 jours et aux 5 jours qu'on avait déjà ordonné d'ajouter125» . Les auteurs du décret n'ont pas spécifié la date exacte où furent ajoutés les 5 jours. Mais ils déclarent très explicitement que cette réforme mit fin à une période où l'année ne comportait que 360 jours. J'ai déjà fait remarquer que le calendrier de 360 jours ne fut introduit en Egypte qu'après la chute du Moyen-Empire, pendant la période hyksos. Les 5 jours supplémentaires ont dû être ajoutés aux 360 jours après la chute de la XVIIIe dynastie. En effet, les nombreuses inscriptions datant de cette dynastie ne font jamais mention des « 5 jours » . Les jours additionnels, ou, comme les appelaient les Egyptiens, « les 5 jours qui sont en plus de l'année126 » nous sont révélés par des documents du VIIe siècle, et des siècles suivants. Les pharaons des dynasties ultérieures avaient coutume d'écrire : « L'année et les 5 jours ». La fin de l'année était célébrée non pas au dernier des jours additionnels, « mais au 30e jour de Mesori, le 12e mois de l'année127 » . Au Ve siècle, Hérodote a écrit : « Les Egyptiens, assignant 30 jours à chacun des 12 mois, ajoutent 5 jours chaque année à ce nombre  ainsi font-ils concorder le calendrier avec le cycle complet des saisons128 » . Le Livre de Sothis ( attribué à tort au prêtre égyptien Manéthon129 ) et Georgius Syncellus, le chronologiste de Byzance130, soutiennent que les 5 jours supplémentaires ne suivaient pas les 360 jours du calendrier, mais qu'ils ne furent ajoutés qu'à une date ultérieure131, ce que corrobore le texte du décret de Canope. Celui-ci, (suite dans le livre)
HRM-BTMONDES
Table des Matières
Le « Dossier Velikovsky »
3-Sir Fred Hoyle 4-Lettre NASA 1967 5-Revue de Presse 16-Lettre à « Science » 1969 17-Le Paradoxe du 14 Juillet 25-Velikovsky & Sagan 26-Les grands hérétiques de l'Astronomie 29-Article du Daily Princetonian 31-Quand les scientifiques rejettent ceux qui sont plus intelligents ou plus rapides qu'eux 33-Velikovsky & Bauer 34-Liste NASA 36-Liste Université de Bonn 37-Traits d'un Génie 43- Quelques dépêches de l'Espace 45-Bonds of the Past 46-Warner Sizemore 47-Quelques découvertes de Velikovsky 51-Les 3 planètes divines 52-Curiosités Vénusiennes 54-Biographie de Velikovsky 58- Le papyrus du scribe Ipuwer 63-Les 10 plaies d'Egypte 64-La gifle de juillet 1994 65-Instabilité du Système Solaire 68-La première version française 70-Les livres sur Velikovsky 72-Films et Vidéos 73- Note du Jardin des Livres.
« Mondes en Collision »
Prologue
Préface de la version américaine 3 - Dans un immense univers 7 - L'harmonie céleste 9 - L'origine du système planétaire 11 - L'origine des comètes 16 - La planète Terre 19 - Les époques glaciaires 24 - Les mammouths 27 - L'époque glaciaire et l'âge de l'homme 29 - Les âges du monde 32 - Les âges du Soleil 36.
Première partie : Vénus
I La plus incroyable des histoires 40 - De l'autre côté de l'Océan 46
II 52 ans avant 49 - Le monde rouge 50 - La pluie de pierres 52 - Le naphte 54 - Les ténèbres 59 - Le séisme 63 - Le « 13 » 65.
III L'ouragan 67 - La marée 70 - La grande bataille céleste 76 - La comète du Typhon 80 - L'étincelle 84 - L'effondrement du ciel 87. IV La terre et la mer en ébullition 89 - Le mont Sinaï 91 - De la Théophanie 94 - L'empereur Yao 98.
V L'Est et l'Ouest 102 - Le renversement des pôles de la terre 110 - Du déplacement des points cardinaux 111 - Des changements de l'heure et des saisons 115.
VI L'ombre de la mort 120 - L'ambroisie 127 - Les fleuves de lait et de miel 130 - Jéricho 131.
VII Les pierres suspendues dans l'air 133 - Phaéton 135 - L'Atlantide 137 - Les déluges de Deucalion et d'Ogygès 140.
VIII La période de 52 années 143 - Le Jubilé 144 - La naissance de Vénus 146 - L'Étoile de feu 148 - Le système à 4 planètes 149 - L'une des planètes est une comète 150 - La comète Vénus 152.
IX Athéna 156 - Zeus et Athéna 160 - Le culte de l'Étoile du Matin 162 - La Vache Sacrée 167 - Baal Zevuv (Belzébuth) 169 - Vénus dans le folklore des Indiens 172.
X L'année synodique de Vénus 179 - Les irrégularités de Vénus 182 - Vénus devient l'Étoile du Matin 187.
Deuxième partie : Mars
I Amos 190 - L'année 747 avant Jésus-Christ 192 - Isaïe 194 - Les tyrans d'Argos 198 - Revenons à Isaïe 200 - Maïmonide et Spinoza, les Exégètes 201.
II L'an 687 avant JC 207 - Ignis e Coelo 209 - Le 23 mars 212 - Le culte de Mars 216 - Mars dévie l'axe terrestre 219.
III Pourquoi les orbites de Vénus et de Mars furent-elles modifiées ? 222 - Quand l'Iliade fut-elle composée ? 223 - Huit zilo pochtli 229 - La Tao 230 - Yuddha 232 - Le Bundeshesh 233 - Lucifer précipité 234.
IV Le Dieu-Glaive 236 - Le Loup Fenris 238 - Le temps du Glaive et le temps du Loup 239 - Synodos 243 - L'Assaillant des murailles 247.
V Les coursiers de Mars 252 - Les Terribles 253 - Les pierres tombées des planètes 261 - Les Archanges 263 - Le culte des planètes en Judée au VIIe siècle 266.
VI Une amnésie collective 270 - Le folklore 272 - Les idées préexistantes dans les âmes des peuples 274 - Les spectacles grandioses du ciel 276 - Subjectivité de l'interprétation des événements : leur authenticité 278.
VII L'arrachement des pôles 283 - Temples et obélisques 288 - L'horloge solaire 290 - L'horloge à eau 293 - Un hémisphère se déplace vers le sud 294.
VIII L'année de 360 jours 299 - Les perturbations des mois 310 - Les années de 10 mois 312 - La réforme du calendrier 314.
IX La lune et ses cratères 326 - La planète Mars 328 - L'atmosphère de Mars 330 - L'équilibre thermique de Mars 332 - Les gaz de Vénus 334 - L'équilibre thermique de Vénus 335 - Un dernier mot 337.
Épilogue
Les problèmes inépuisables 341
Annexes ( suppléments Jardin des Livres )
Lettre d'Albert Einstein à Velikovsky 352 Lettre de Sigmund Freud à Velikovsky 353
Lecture : Carole Hennebault
Couverture : Patrice Servage
Service de Presse : Marie Guillard
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